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Le Jour de Gloire : Zinedine Zidane

En cette triste fin d’année 2020 déjà très difficile, des légendes du football nous ont malheureusement quitté. En effet, Diego Armando Maradona, 60ans, et quelques jours plus tard Paolo Rossi 64 ans, se sont éteints. Bien que les hommages ne seront jamais à la hauteur de leurs performances footballistiques, certains ont pu se rappeler les moments de gloire de nos idoles. Car tous deux ont marqué leur ère avec un match référence traversant les époques. L’occasion pour nous de nous remémorer les rencontres de Coupe de Monde qui ont transformé certaines superstars en véritable mythe. Au tour de Zinedine Zidane d’être porté en triomphe un fameux soir de juillet 1998. 

La rencontre : 

Finale de la Coupe du Monde 1998 

France 3-0 Brésil

Buts : Zidane (27′-45+1′) – Petit (90+3′)

Le contexte : 

A domicile, les Français sont revanchards. Ils n’ont plus participé à la Coupe du Monde depuis l’édition 1986. Michel Platini en 1989 et le regretté Gérard Houiller en 1993 ont subi de cuisants échecs. Qualifiée en tant que pays organisateur, la France dispose d’un mélange de jeunes talents prometteurs (Vieira, Henry, Trezeguet), de stars en puissance (Zidane, Barthez, Thuram, Petit), le tout bien entouré par la vieille garde déjà expérimentée (Blanc, Deschamps, Djorkaeff). Le premier tour est parfaitement mené, dans un groupe aisé. Une victoire 3-0 contre l’Afrique du Sud pour commencer, puis une démonstration face à l’Arabie Saoudite, et enfin un précieux succès contre le Danemark dans le match des coiffeurs pour s’assurer la première place. La suite sera plus compliquée: il faudra un but en or de Laurent Blanc pour éliminer le Paraguay en 8ème, puis une séance de tirs au but pour vaincre l’Italie en quart, avant d’élever Lilian Thuram au rang de héros national en demie finale après son doublé salvateur contre la Croatie de Davor Suker, sans doute la meilleure équipe de ce tournoi. Rien n’a été facile pour les Bleus, qui se retrouvent malgré tout en finale de LEUR Coupe du Monde. Mais en face se présente l’ogre Brésilien, quadruple champion du monde et tenant du titre à l’époque. Ronaldo est devenu le meilleur attaquant du monde  (il est d’ailleurs Ballon d’Or ), et forme un trio de feu avec le vétéran Bebeto et Rivaldo. Derrière, les inlassables Cafu et Roberto Carlos sont déjà bien installés, et Taffarel fait de la résistance dans les buts. Les Auriverdes ont connu un parcours chaotique par moment. Victorieux dans la douleur en ouverture face à l’Ecosse, ils se sont inclinés face à la Norvège pour le dernier match de poule, bien que la Seleçao était déjà qualifiée. Tranquille face à au voisin Chilien, le quart contre le Danemark a été difficile, avant d’éliminer une belle et jeune équipe Néerlandaise aux tirs au but en demi-finale. Néanmoins, sûre de sa force, la sélection de Mario Zagallo s’avance en favorite.

L’exploit : 

Coupe du Monde 1998 ? “Et un et deux et trois zéro”, “I Will Survive”, et “Zizou”. Notre Zinedine national n’aura pas réalisé un mondial transcendant, exclu contre l’Arabie Saoudite pour un mauvais geste, absent contre le Danemark et le Paraguay, bon face à ses potes Italiens avant d’être spectateur du show Thuram. Si certains joueurs ont porté une sélection vers le sacre (Charlton 1966, Kempes 1978, Maradona 1986, Romario 1994), Zidane lui n’a été qu’un élément parmi les autres. Même si son importance était capitale au sein des Bleus, il s’est véritablement fondu au sein d’un collectif, qu’il a été capable de sublimer. Mais son chef-d’œuvre arrivera en ce 12 juillet. Agréable à regarder, il bonifie les attaques tricolores, mais Guivarc’h est trop maladroit à la finition. Tant pis, le milieu de la Juve va décider de prendre la chose en main pour claquer un doublé qui fera date. Sur un corner évitable concédé par Roberto Carlos, il reprend de la tête une première offrande de Petit, sautant plus haut que Leonardo.

crédit photo : Sofoot

Pas rassasié, il va remettre ça dans les arrêts de jeu de la première période, sur un coup de pied de coin de l’autre coté, effectué par Djorkaeff. A l’instar de son premier coup de tête, il vient couper la trajectoire du ballon au premier poteau, profitant de la glissade de Dunga qui était au marquage. 2-0, la France était alors toute proche de son premier sacre mondial. Il fallait tenir encore une mi-temps. Pas de problème pour cela, avec un ZZ qui fit remonter le bloc à chacun de ses touchés de balle. Le Brésil n’eut même pas le droit d’y croire. La France est championne du monde ! Un sacre marqué de sceau de Zidane.

S’il n’a pas été le joueur dominant d’une équipe championne du monde, Zidane aura au moins eu le mérite de répondre présent au moment le plus opportun : en finale. Et ça, c’est la marque des grands champions. 

Crédit photo : Le Figaro

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