Le Tour d’Espagne 2020 visitera les Pays-Bas, la France, le Portugal et le Nord de l’Espagne

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Ligue 1
Alors que le Tour de France a donné priorité au sud et que le Tour d’Italie a abandonné la côte ouest de la botte, le Tour d’Espagne 2020 se déroulera en quasi-totalité dans le nord du pays avec un passage par le Portugal, la France et bien sûr les Pays-Bas pour les trois premiers jours de course. Pour la quatrième fois, le Tour d’Espagne s’élancera donc de l’étranger après Lisbonne en 1987, Assen en 2009 et Nîmes en 2017. Cette Vuelta sera composée de 21 étapes pour une distance totale de 3245 kilomètres. 

La Vuelta 2020 fêtera donc sa 75e édition du 14 août au 6 septembre avec quatre pays visités et surtout un retour sur les routes Portugaises après un dernier passage en 1997 et une dernière semaine moins difficile que d’habitude sans doute à cause du calendrier surchargé avec les Jeux Olympiques et des championnats du monde très difficile en Suisse. Cette année, il y aura huit arrivées au sommet dont le mythique Tourmalet, le dimanche 23 aout.

Après donc trois jours en terre Batave avec un chrono par équipes inaugural, le peloton fera son retour sur les terres espagnoles par le Pays Basque avec une première explication au sommet vers Arrate, un classique du Tour du Pays Basque en avril. Deux jours, après le Laguna Negra accueillera une arrivée au sommet inédite. Enfin, la première semaine se terminera par une étape pyrénéenne avec une arrivée sur le Tourmalet.

Ensuite, après une deuxième journée de repos, la deuxième semaine commencera dans La Rioja avec notamment une arrivée sur le Puerto de Moncalvillo, le mercredi. Cette semaine sera surtout marquée par le terrible week-end dans les Asturies avec le samedi une difficile arrivée à La Farrapona (après avoir traversé La Campa, La Cobertoria et San Lorenzo) et le dimanche, l’emblématique Angliru là Alberto Conatdor avait glané son dernier succès pro en 2017. Ces deux jours de course seront vitaux pour le classement général.

Enfin, après la troisième journée de repos, la dernière semaine débutera par un contre-la-montre individuel atypique avec le Mirador de Ézaro, avec ses rampes de 30% en guise d’arrivée en Galice. Par la suite, les coureurs iront sur les routes du Portugal avec des arrivées à Ourense et Porto. Ensuite, l’avant-dernière étape s’annoncera corsée avec une arrivée La Covatilla. Enfin, La Vuelta se terminera avec son étape à Madrid.

Les étapes :

Première étape : Utrecht > Utrecht – 23,3 km

Le premier jour de course sera comme depuis 2010 avec un contre-la-montre par équipes. Le parcours sera long de 23,3 kilomètres sans aucun relief au sein de la ville d’Utrecht qui a déjà les Grands départs du Giro 2010 et du Tour de France 2015. Les premiers kilomètres de ce chrono utilisera le centre-ville avant de rejoindre Overvecht plus au nord. Puis, les coureurs traverseront les quartier de Leidsche Rijn et de De Meernà l’ouest avant de revenir à Jaarbeurs au Parc des Expositions et de Conférence “Utrecht Centraal”.

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Deuxième étape : ‘s-Hertogenbosch > Utrecht – 181,6 km

Cette deuxième étape sera dédiée aux sprinteurs avec un itinéraire tout plat à travers le Brabant-Septentrional avec juste une petite bosse de 1800 mètres à 5 % – le Amerongseberg, placé peu après la mi-course et en passant notamment au-dessus des fleuves Maas, Waal et Nederrijn. . Le final de l’étape se déroulera avec un circuit urbain avec une ligne d’arrivée au Parc scientifique d’Utrecht.

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Troisième étape : Breda > Breda – 193,2 km

La dernière journée aux Pays-Bas sera encore une étape de plaine avec aucune difficulté à gravir autour de Breda avec une boucle en sens inverse de l’aiguille d’une montre au sud du royaume Batave. Breda est ville habituée à voir l’Eneco Tour l’emprunter. Le final de l’étape utilisera notamment Ettensebaan et le Kapittelweg pour se diriger vers le centre-ville et une arrivée près du Théâtre Chassé.

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Quatrième étape : Irùn > Arrate – 169,5 km

Après un long transfert depuis les Pays-Bas, la première étape Espagnole de cette Vuelta se déroulera en terre basque en Irùn à la frontière franco-espagnole et Arrate. Après une première moitié d’étape plate, les coureurs affronteront les premiers reliefs avec quatre ascensions au programme : le Puerto de Udana – 6600 mètres à 2 %, l’Alto de Kampazar – 9,5 km à 3,8 %, l’Alto de Karabieta – 7 km à 5,7 % et la terrible montée d’Arrate à Eibar en guise d’arrivée –  4900m à 8,8 %. Enfin, les deux derniers kilomètres seront en descente. En 2012, la Vuelta avait emprunté ce mur en direction du Sanctuaire pour voir une bagarre sur les pentes abruptes avec le succès d’Alejandro Valverde au final face à Chris Froome, Joaqium rodriguez et Alberto Contador.

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Cinquième étape : Pampelona > Lekunberri – 151 km

Le lendemain, on restera au Pays Basque avec une étape qui devrait sourire aux baroudeurs sur seulement 151 kilomètres avec trois montées au menu dont surtout l’Alto de San Miguel – 9 km à 8,3 % avant de plonger vers Lekunberri. Ce Alto assez irrégulier sur une route en béton présentera de jolies pourcentages avec de nombreuses portions à plus de 10 % allant jusqu’à 17 % à un plus d’une borne du sommet. Auparavant, deux difficultés de 3e catégorie auront fatigué les organismes avec le Puerto de Guirguiliano et le Puerto de Urbasa à la mi-course.

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Sixième étape : Lodosa > Laguna Negra de Vinuesa – 163,8 km

Pour le 6e jour de course, les concurrents de ce Tour d’Espagne affronteront la première véritable arrivée au sommet à Laguna Negra de Vinuesa à 1515 mètres d’altitude dans les Pics d’Urbion avec une montée de 18 kilomètres usantes dont les 10 premières bornes seront plutôt roulants. Ce final pourrait permettre à certains favoris de perdre des illusions sur la victoire finale.

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Septième étape : Garray Numancia > Ejea de los Ceballeros – 190 km

Ensuite, direction l’Aragon depuis Navarre avec une étape pour les “grosses cuisses” avec un premier quart de parcours en descente avant de rejoindre des routes plutôt plates vers Ejea de los Ceballeros dans la province de Saragosse en longeant les Pyrénées.

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Huitième étape : Huesca > Sabinanigo – 185,5 km

La 8e étape aura lieu totalement dans la province de Huesca au sein de la communauté autonome d’Aragon avec une nouvelle journée dessinée pour les baroudeurs. D’abord, les 112 premiers kilomètres seront assez faciles avant d’attaquer la partie accidentée du jour avec trois “grimpeurs” à monter dont l’Alto de Petralba – 9,2 km à 5 %.dont le sommet se situera à 16 bornes de la ligne d’arrivée.

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Neuvième étape : Biescas > Tourmalet – 135,6 km

Pour conclure cette première semaine, place à la grosse étape pyrénéenne de ce Tour d’Espagne entre Biescas et le Tourmalet. Les concurrents auront à gravir trois cols avec d’abord le roulant Alto del Portalet – 14,8 km à 4,6 % afin de pénétrer sur le territoire Français , le Col de l’Aubisque depuis Laruns – 16,2 km à 7,2 et enfin le mythique Tourmalet – 19,6 km à 7,2 %, avec son dernier kilomètre à plus de 10 %. Le Tourmalet a déjà accueilli une explication au sommet lors de la dernière Grande Boucle avec la victoire de Thibaut Pinot.

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Dixième étape : Vitoria-Gasteiz > Villanueva de Valdegovia – 160,4 km

Après la deuxième journée de repos, on retrouve le Pays Basque avec une étape accidentée vers dans la province d’Alava et la ville de Villanueva de Valdegovia. Une belle difficulté sera à monter pour cette dixième étape avec le Puerto de Orduna – 8,4 km à 7,2 % , mais à deux reprises. Dont la deuxième ascension se trouvera à moins de 20 kilomètres de l’arrivée. Cependant, le final de l’étape sera aussi marquée par une petite bosse où la décision pour la victoire d’étape pourrait y avoir lieu.

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Onzième étape : Logrono > Alto de Moncalvillo – 164,5 km

L’étape partira des bords de l’Èbre pour une nouvelle étape de montagne avec 98 premiers kilomètres tout plats mais ensuite il va falloir grimper deux cols dans la seconde moitié de l’étape avec le Puerto de la Rasa – 10 km à 5,4 % et l’ascension finale du Alto de Moncalvillo – 11,5 km à 7,5 %. Cette ascension commencera après la ville de Medrano avec quatre bornes assez roulantes avant d’entamer sérieusement les choses sérieuses avec presque 8 kilomètres compliqués avec des nombreuses portions à plus de 10 %.

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Douzième étape : Castrillo del Val > Aguilar de Campoo – 163,6 km

Après 4 jours pour les baroudeurs ou les grimpeurs, les sprinteurs vont retrouver une possibilité de lever les bras dans la communauté autonome de Castille-et-León. L’étape se déroulera entièrement sur un plateau entre 800 et 900 mètres d’altitude.

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Treizième étape : Castro Urdiales > Suances – 187,4 km

Par la suite, certains sprinteurs auront une chance de prendre leur revanche en direction de la Cantabrie sur le littoral nord Ibérique avec une étape de plaine de 187,4 kilomètres.

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Quatorzième étape : Villaviciosa > La Farrapona – 170,2 km

Le week-end Asturien débutera par une grosse étape de montagne avec cinq difficultés au programme dans les Monts cantabriques : le petit Alto de la Campà à la sortie de Villaviciosa – 9 km à 4,1 % , l’Alto de la Collabona – 7,6 km à 6,2 %, l’Alto de la Cobertoria – 10,1 km à 8,5 %, le Puerto de San Lorenzo – 9 km à 9,7 % et enfin l’Alto de La Farrapona avec une ligne d’arrivée près des Lacs de Somiedo après une ascension de 17,2 km à 5,8 % . Ce col final sera en trois temps avec huit premiers kilomètres assez roulants malgré des passages à 12 %. Ensuite, un replat de quatre bornes avec une portion à 6 %. Et enfin, les 7 derniers kilomètres très difficiles entre 7 et 9 % de moyenne avec des rampes à 12 %. La Vuelta a découvert ce col en 2011 avec la victoire de Rein Taaramäe avant d’y revenir en 2014 avec le triomphe d’Alberto Contador face à Chris Froome.

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Quinzième étape : Pola de Laviana > Angliru – 109,2 km

Enfin pour finir la deuxième semaine, une étape courte et intense en direction de l’Angliru. Mais avant, les concurrents vont devoir grimper Alto del Padrùn – 3700 mètres à 5,9 % , Alto de San Emiliano – 7 km à 4,3 %, Alto de La Mozqueta – 6,3 km à 8,1 % et Alto del Cordal – 5,4 km à 8,4 %. La montée finale de l’Angliru est réputée pour être une des plus difficiles au monde sur ses routes très étroites sur 12,5 km à 10,1 % avec ses portions à 22 % aux Curves de Les Cabanes encore à La Cueña les Cabres avec une partie à 23,5 %. Ce col est devenu emblématique sur La Vuelta depuis son premier passage en 1999 avec la victoire du défunt José María Jiménez. Depuis, des coureurs comme Alberto Contador (par deux fois), Juan José Cobo, Roberto Heras, Kenny Elissonde et Gilberto Simoni ont inscrit leur nom au palmarès.

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Seizième étape : Muros > Ezaro – 33,5 km (CLM)

Pour commencer cette troisième semaine, les concurrents auront affaire à un contre-la-montre individuel la façade maritime ouest de l’Espagne. Ce chrono sera particulier avec les 33 premiers kilomètres tout plats parfait pour mettre un gros braquet de developper un maximum de puissance avant de gravir le difficile Mirador de Ezaro, un mur de 1500 mètres de long à 17,6 % avec une rampe à 29 % au milieu de cette côte. Cependant, il va falloir garder du jus pour ne pas aborder cramer au pied de ce raidard.

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Dix-septième étape : Lugo > Ourense – 205,8 km

Une très longue étape attendra les coureurs entre Lugo et Ourense sur 205 kilomètres à l’intérieur de la Galice avec trois petites bosses de troisième catégorie à gravir dans la deuxième moitié d’étape. On verra si les organismes des équipiers des sprinteurs seront capable de reprendre les baroudeurs après 17 jours de course. En 1960, Frans de Mulder a été le seul à gagner sur le Tour d’Espagne à Ourense.

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Dix-huitième étape : Mos > Porto – 178 km

Tandis que l’étape du lendemain en direction du Portugal et de Porto sera beaucoup plus facile à contrôler sans la moindre de difficulté en terre Lusitanienne. La ligne d’arrivée se trouvera à proximité de la plus grande plage de sable de Porto.

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Dix-neuvième étape : Viseu > Ciudad Rodrigo – 177,7 km

Puis, les concurrents quitteront le Portugal pour rejoindre la région de Salamanque pour une arrivée à Ciudad Rodrigo.

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Vingtième étape : Sequeros > La Covatilla – 175,8 km

L’avant-dernière étape sera décisive pour les places au classement général puisqu’il va falloir escalader six ascensions dans les reliefs de la Castille-et-León avec le Puerto de la Portillo de Las Batuecas, l’Alto San Miguel de Valero, Alto de Cristobal, Alto de Penacaballera, l’Alto de Garganta et pour conclure l’Alto de La Covatilla – 9,8 km à 7,1% de moyenne avec une dernière rampe à 10 % sous la flamme rouge. Quatre fois, La Vuelta est venu sur ce col en plein de l’Espagne, c’était en 2002 avec le succès de Santiago Botero, Felix Cardenas en 2004, en 2011 avec la victoire de Daniel Martin et en 2018 avec le succès surprise de Benjamin King.

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Vingt-unième étape : Hipodromo de la Zarzuela > Madrid : 125,4 km

Depuis l’Hippodrome de la Zarzuela – un circuit automobile situé à la périphérie de Madrid, la dernière étape permettra un défilé dans la capitale Espagnole et une dernière bataille entre les sprinteurs avec sept boucles dans le centre-ville.

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