Cyclisme

Les 30 Moments marquants de 2020 : Le titre mondial pour Alaphilippe

Dans une année où la pandémie mondiale de Covid-19 a chamboulé les programmations sportives et autres évènements planétaires (J.O, Euro…), chaque sport a dû s’adapter pour survivre. Si 2020 restera une année morose pour bien des personnes, les douze mois qui la composent furent tout de même riches en émotions pour tout fan de sport. Du passage de la NBA à Paris aux records de Lewis Hamilton, en passant par les prouesses de Tadej Pogačar ou le Final 8 de la Ligue des champions, la rédaction de We Sport revient pour vous sur les trente moments marquants de 2020. Aujourd’hui, retour sur l’un des évènements de l’année pour le sport français, le titre mondial de Julian Alaphilippe. 

Tout le monde se souviendra de ce qu’il a fait le 27 septembre 2020, du moins tous les passionnés de vélo. Sur le circuit automobile d’Imola, il n’est pas question de Formule 1, mais d’autres bolides, aux cuisses et mollets bien plus développés, mais non moins sans panache. Du panache, il en est question dans le peloton cycliste lorsque l’on parle d’un coureur. Un certain garçon né au fin fond de la campagne berrichonne. Berrichon ou Auvergnat, lui n’a jamais vraiment choisi. Né berrichon et auvergnat d’adoption, Julian Alaphilippe a toujours ce don de plaire partout où il passe et surtout à la télévision.

Un rêve devenu réalité

Pour ceux qui le connaissent sur le petit écran, Julian s’est révélé réellement aux yeux de tous un été de 2016, près des plages de Copacabana, lorsque le français part seul dans le final de la course olympique et chute malheureusement dans la descente à onze kilomètres de l’arrivée. Depuis, le Français a pris un statut de star du peloton, dominateur sur toutes les courses vallonnées ou presque. Loulou comme on le surnomme est devenu le chouchou des français, encore un peu plus en 2018 lorsqu’il devient maillot à pois du Tour, un maillot que les Français aiment tant. On se met alors à rêver : et si Julian pouvait gagner le Tour ? Lui n’a déjà qu’un mot à la bouche : être champion du monde à Innsbruck. Malheureusement en Autriche, un jour sans et des crampes viendront tuer ses rêves de titre. En 2019 dans le Yorkshire ce sont les conditions météo qui couperont les jambes du français. Et puis il y a Imola 2020, un parcours de nouveau taillé pour lui avec deux bosses bien raides sur le parcours. Des bosses qu’il aime tant, comme celles que l’on retrouve sur les plaines vallonnées entre le Cher et l’Allier, entre Saint-Amand-Montrond et Montluçon, les deux villes qui l’ont vu grandir. C’est d’ailleurs dans le Cher que le tricolore se teste réellement pour la première fois avant le COVID dans un contre-la-montre de Paris-Nice tracé dans les rues de ses plus jeunes années, avec la côte que tout le monde connaît dans le coin, la côte de la Tour. S’il ne gagne pas, Julian prend ce jour là un bain de foule immense, n’ayant qu’une idée dans la tête, offrir à ses fans la tunique arc-en-ciel.

Attendu mais inarretâble

La pancarte sur le dos, un nouveau maillot jaune pris à Nice histoire de se sublimer sur le Tour 2020, lui qui avait déjà fait vibrer la France pendant quatorze jours de la Planche des Belles Filles au col du Tourmalet, le voilà donc sur le circuit d’Imola. Conditions parfaites, équipe dévouée à sa cause, Julian n’a aucune excuse, il le sait, le titre mondial est fait pour lui. Il sait déjà où il va attaquer et comment. La Cima Gallisterna à dix-sept kilomètres de l’arrivée n’attendait que lui, son punch, ses grimaces pour partir et ne plus jamais revenir, vers le 7e ciel, celui où brille l’arc-en-ciel.

Une attaque qui fait se lever la France entière, tout le monde le sait, Julian est parti, alors qu’on l’attendait, incapable d’être rejoint. Le doute s’installe, est-il assez frais pour tenir face à Van Aert, excellent rouleur. Alors on se rassure comme on peut, on repense à ce chrono de début de saison chez lui à Saint-Amand-Montrond, on repense à celui qui l’avait fait rentrer dans la légende du Tour à Pau et on se dit, cette fois non, il n’y aura pas Magnus Cort Nielsen à Bergen, il n’y aura pas les crampes à Innsbruck, il n’y aura pas la pluie d’Harrogate, il y aura le titre à Imola. Là où les légendes se sont écrites, celle de Julian va devenir réelle. Il devient champion du monde.

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