Une nouvelle fois battus en l'absence de LeBron James, les Los Angeles Lakers se retrouvent à l'heure actuelle éliminés de la course aux playoffs. Les Angelinos ne verront même pas les playins si le classement en reste ainsi en fin de saison. Un véritable séisme, pour une franchise championne en 2020.
Deux sur quatre. 50%. Voilà le pourcentage de qualifications en playoffs des Lakers depuis l'arrivée du King en Californie. Et si l'on excepte le titre de la bulle, les Lakers ne sont aller qu'au premier tour de la post-season, balayés par les futurs finalistes, les Suns de Phoenix. Une véritable anomalie.
Tout simplement pas à la hauteur
Le match d'hier face aux Mavs de Luka Doncic résume parfaitement leur saison. Une équipe banale, qui ne défend pas et n'a aucun moyen d'actions collectives. Près de 130 pions encaissés, et un troisième revers consécutifs. C'est déjà la huitième fois de la saison que les hommes de Frank Vogel s'inclinent trois fois de suite. Sans LeBron James toujours embêté par sa cheville, et alors qu'Anthony Davis (blessure au pied) tarde à revenir, les Lakers ne ressemblent plus à grand-chose. Face à une équipe qui lutte pour le podium de la conférence Ouest, la différence fut significative. Doncic s'en est donné à cœur-joie face à une équipe à la dérive (34pts, 12rbds, 12asts) et personne n'a été en mesure de sonner la révolte, si ce n'est Malik Monk. Insuffisant. Le pire? Ils ont encaissé 82pts en première période, deuxième pire total de l'histoire de la franchise ! Il faut remonter au 27 février 1959 pour retrouver trace d'une telle humiliation.
Des discours alarmistes
A écouter les joueurs, il n'existe pas de solution miracle. Les Lakers sont mauvais, un point c'est tout. C'est LeBron James himself qui tirait la sonnette d'alarme, notamment hier : « On est qui on est. Je veux dire, il n’y a pas vraiment à réfléchir quand vous savez que vous pouvez prendre feu et inscrire 35 ou 40 points dans un quart-temps, et laisser l’autre équipe à 18. Mais en même temps, vous savez aussi que vous pouvez laisser l’autre équipe planter 40 points dans un quart-temps dans le même match. Donc ouais, évidemment, c’est frustrant, mais on est qui on est, et ce n’est pas comme si on essayait d’aller plus loin que ça pour trouver une parade ». Pas une grande nouvelle.
Passablement agacé après le revers hier, Russell Westbrook, présent en conférence de presse, a failli s'emporter après qu'un journaliste lui ai demandé ce qu'il fallait changer pour gagner des matchs. Réponse de l'intéressé : « Rien. Les équipes ont des matchs à jouer, nous aussi. On doit simplement continuer. Qu’est-ce qu’on devrait changer selon toi ? ». Voilà de quoi faire avancer les débats.
Un calendrier démentiel
En plus de ne pas être bons, les Lakers vont devoir faire avec un calendrier… compliqué. Avec sept matchs à jouer, et seulement devancés au point-average par les Spurs de Popovich, ils vont devoir remporter au moins une victoire de plus que San Antonio. Mais la tâche ne s'annonce pas des plus aisées. Voyez par vous même le copieux menu qui attend les Californiens: Jazz, Nuggets deux fois, Warriors, Suns, Thunder et Pelicans pour un match qui vaudra son pesant de cacahuètes, New-Orleans ne comptant qu'une seule petite victoire d'avance. Les Spurs n'ont pas un programme forcément plus simple, mais la double confrontation face à des Blazers en perdition (et privés de Lillard jusqu'à la fin de saison) leur donne une petite marge de sécurité. Les Pels joueront eux aussi deux fois contre Portland, contre Sacramento, en plus du duel face aux Lakers. Leur avenir est donc entre leurs mains.
Oui ce sont bien les Lakers qui ont la pression. Manquer le playin serait une véritable tragédie et un constat d'échec pour LeBron, dont le bilan du coté d'Hollywood n'est pas très reluisant. Mais comptez sur le King pour se battre corps et âme jusqu'au bout. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.
Crédit photo : basketusa