Après huit journées de Ligue 2, certains clubs comme Laval ou Grenoble sont clairement à la fête. À l'inverse, d'autres, à l'image de Quevilly, Dunkerque ou Troyes, sont dans le dur. Ce qui pourrait pousser certains dirigeants à agir, et vite. Ainsi, l'éviction de Mathieu Chabert de l'USLD ne devrait pas être la dernière en cette fin du mois de septembre. Explications. 

Ligue 2 : après huit journées, de premières tendances se créent

La preuve que dans le football, tout peut aller très vite. Au printemps dernier, Laval a dû lutter jusqu'au bout pour arracher son maintien en Ligue 2. Cette saison, le Stade Lavallois caracole en tête du championnat, avec six victoires en huit matches et déjà 19 points au compteur. Derrière, personne ne peut vraiment rivaliser. Seul Grenoble, dauphin invaincu, est à porté de fusil avec 16 unités au compteur. Un GF38 quinzième en 2022 et dixième la saison dernière, qui fait lui aussi office de bonne surprise de l'été. Outre les récents relégués de Ligue 1 que sont Auxerre et Angers, déjà bien placés, on peut également citer Rodez, maintenu comme Laval dans la douleur il y a quelques semaines seulement, et fringuant quatrième à ce stade, alors qu'il reste sur trois victoires de rang.

Crédit photo : Iconsport
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Hélas, tout le monde n'a pas cette chance. Quevilly, brillant onzième de Ligue 2 la saison dernière, n'est plus que l'ombre de lui-même avec zéro victoire et deux petits points au compteur après huit journées. Une situation à peine moins compliquée, mais là aussi préoccupante pour Valenciennes, Dunkerque et le Paris FC, qui comptent tous six points et sont, pour l'heure, en danger. Le promu dunkerquois a d'ailleurs frappé fort en remerciant rapidement son entraîneur Mathieu Chabert. L'USLD pourrait bien ne pas être la seule à agir de la sorte.

Bordeaux et Troyes mettent la pression sur leur entraîneur

Encore en Ligue 1 il n'y a pas si longtemps, des clubs comme Bordeaux ou Troyes aimeraient bien évidemment y retourner au plus vite. Hélas, ce début de saison ne laisse pas forcément augurer le meilleur pour les uns comme pour les autres. Les Girondins, privés de montée sur le fil au printemps dans des circonstances assez incroyables, comptent 10 points après huit matches et occupent une décevante douzième place. De quoi menacer l'entraîneur en place, David Guion, qui jouera déjà très gros ce samedi chez l'invincible dauphin grenoblois. Autre technicien dont l'avenir est plus qu'incertain, Patrick Kisnorbo.

Le technicien australien de 42 ans, qui a fait les beaux jours de Leicester et Leeds en tant que défenseur central, avait rejoint le banc de Troyes en novembre 2022. Moins d'un an plus tard, son bilan ne plaide pas en sa faveur. Avec une relégation en Ligue 2, et un départ compliqué cet été. Selon nos confrères de L'Est-Éclair, peu importe le résultat entre Troyes et Saint-Etienne ce samedi, Kisnorbo est sur le point de vivre son tout dernier match en qualité d'entraîneur de l'équipe première troyenne. Une délégation du City football group est attendue à Troyes en début de semaine prochaine. Sauf improbable retournement de situation, un changement d'entraîneur devrait être validé. Le cas de sa succession devrait donner lui à un sacré casse-tête, alors que Patrick Kisnorbo a effectué un recrutement spécifique à son style de jeu cet été. Assurément, la réception de Saint-Etienne suivie d'un déplacement à Valenciennes seront déjà autant de moments importants pour la suite de la saison de l'ESTAC.