À l’aube du 8e tour de la Coupe de France, WeSportFR part à la rencontre de Salah Mahdjoub, coach adjoint de Lusitanos St-Maur (N2). Le club, qui réalise un parcours idéal en coupe, se déplace ce samedi à Raon-L’Etape (N3). Rencontre avec un passionné du ballon rond !

 

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Salah Mahdjoub, j’ai 39 ans. Au-delà de mon rôle dans le monde footballistique, j’ai toujours eu une activité annexe ! Je suis rentré à la Poste en 2003, aujourd’hui je suis cadre supérieur. J’exerce des fonctions avec de grosses responsabilités sur différents établissements postaux ! Gérer une équipe de foot ou une équipe à la Poste c’est quasiment pareil, c’est quelque chose de très fatigant où il faut avoir un emploi du temps très serré. Pour prendre l’exemple de cette semaine, j’ai travaillé 35h tout en ayant fait les 3 séances d’entraînement et aujourd’hui on a pris le départ pour Raon-L’Etape à 5h du matin.

 

Comment es-tu arrivé dans le milieu du football ?

Après une modeste carrière de footballeur niveau National/CFA, mon entraîneur à Villemomble, Bernard Bouger, m’a proposé d’être son adjoint ! Après 5 années passées à Fleury où nous avons eu beaucoup de réussite, avec une montée en CFA notamment, et deux beaux parcours en coupe de France avec un 32e et un 16e de finale, on a décidé de se relancer dans un projet diffèrent à Lusitanos Saint-Maur.

 

Comment abordes-tu ce 8eme tour de coupe de France ?

On aborde ce match avec humilité car notre parcours en championnat n’est pas idéal. Après un départ un peu difficile, on a réussi à se qualifier en Coupe en passant les tours avec des victoires contre une CFA2, CFA puis une National.

 

A presque mi-saison, quel est le bilan ?

C’est un début de championnat normal pour une équipe en pleine reconstruction ! Il y a eu de nombreux départs et arrivées pendant le mercato. Nous avons très rarement perdu sur des scores fleuves, on a toujours obtenu le match nul ou une défaite avec très peu de buts d’écart. On a un groupe homogène, c’est un championnat où tout le monde peut battre tout le monde. Ça prend forme, on a confiance, il y a une cohésion, personne ne lâche, le meilleur est à venir.

 

Quels sont tes projets ?

 Ça fait 7 ans que Bernard Bouger m’a permis de devenir coach. C’est devenu une évidence pour moi, une vocation. J’espère continuer le plus longtemps possible à Lusitanos.

 

Parle nous des jeunes que tu as croisés et qui jouent aujourd’hui à haut niveau. As-tu le sentiment d'avoir participé à leur réussite ?

J’ai vu passer Aurélien Tertereau, qui est devenu le numéro 10 de Rodez. Nama Fofana que j’ai entraîné quand j’ai passé mon diplôme à Créteil, titulaire aujourd’hui à Châteauroux. C’est toujours plaisant de revoir des gens que tu as entraînés. Je pars du principe que nous sommes des guides, ce sont eux qui font le travail.

 

Penses-tu que la N2 devrait vraiment être plus médiatisée ? Être mieux reconnue ?

Aujourd’hui la National 2, est un championnat hybride, c’est très difficile d’être compétitif sans se donner à 100%. C’est la même problématique qu’en National. Notre président, Arthur Machado, nous met dans les meilleures conditions pour travailler convenablement. Il a compris ce dont nous avions besoin, il fait le maximum au quotidien pour qu’on soit dans des conditions optimales. Nous avons un très bon staff technique, on travaille avec les vidéos. Manuel Dos Santos, Olivier et Michel Derudaut nous accompagnent et permettent d’être les plus compétitifs possible.

 

Auteur d'un parcours en coupe de France plus que satisfaisant pour le moment, l'équipe de Salah Mahdjoub compte repartir avec la qualification cet après-midi. Raon-L'Etape, qui a crée l'exploit face à Bourg-en-Bresse au dernier tour, fera également le maximum pour s'imposer et décrocher les 32e de finale. Le parcours rêvé à portée de main, nous souhaitons aux deux équipes un très bon match.