Novak Djokovic (10ème ATP) s'est imposé face à Roger Federer (2ème ATP) en finale du Masters 1000 de Cincinnati (Ohio) en deux manches 6/4 6/4 et 1h24 de jeu. Le Serbe est entré encore un peu plus dans l'histoire du tennis, en devenant le premier joueur à réaliser le Golden Masters.
Premier set : Djokovic concentré prend de vitesse un Federer sous tension
Dès le départ de cette finale, le Suisse s'est retrouvé sous pression, en sauvant notamment 2 balles de break face à un Novak Djokovic (10ème ATP) en grande forme au retour. Le ton est donné : les 6 jeux suivants sont remportés avec brio, les deux joueurs s'échangeant les amabilités sous une cadence de jeu très élevée en fond de court. Vient alors ce fameux septième jeu où Federer fut le premier à craquer sur la 4ème balle de break, concédant son premier break après 100 (!!) jeux de service consécutifs remportés sur les courts de l'Ohio (NDLA : Le dernier service concédé par Federer date de son match contre David Ferrer en 2014). Il n'en fallait pas plus pour que son opposant du jour enfonce le clou, confirmant son break d'avance en 3 aces et un service gagnant. Au neuvième jeu, le Serbe alla conclure ce premier set mené de main de maitre sur un énième service gagnant 6/4.
Second set : Une entame rocambolesque de part et d'autre, puis Djokovic prit soudainement son envol
La tension nerveuse a aussi joué des tours à Djokovic : menant 40/15 sur son service, il a cédé celui-ci sur une double faute malvenue. Une offrande appréciée par Federer, qui a très vite confirmé son break sur le jeu suivant. Le TGV semblait parti pour rouler sur la fin du second set, il n'en fut rien : Djokovic a obtenu le débreak à 2/1 puis a breaké Federer à 3/3 sur un passing long de ligne coté coup droit monstrueux de précision. Étouffé en fond de court, et touché mentalement, il finit par céder sur une 39ème faute directe après 1h24 de jeu en deux manches 6/4 6/4. Le 10ème joueur mondial remporte à Cincinnati le seul Masters 1000 qui lui manquait à son palmarès, devenant ainsi le premier joueur de l'ère Open et de la création des Masters 1000 en 1990 à réaliser le Golden Masters.

La clé du match : Federer nerveux et trop imprécis face à un mur nommé Djokovic
Inutile de notifier que les deux hommes se connaissent parfaitement sur le circuit ATP. Sur ce 46ème affrontement, deux statistiques majeures caractérisent ce match. La première balle du Suisse fut étonnamment peu fiable – 55% de première balle – , ce qui le mit rapidement en danger ; et le nombre de points gagnés sur le service adverse est famélique : Djokovic a remporté 78% des points derrière sa seconde balle. La conséquence d'une semaine difficile pour l'Helvète qui fut particulièrement en difficulté sur ce secteur du jeu depuis le début de la semaine. En face, le 10ème joueur mondial a choisi de se caler sur la même cadence infernale que Federer en lui faisant systématiquement jouer le coup de trop. Tout en étant particulièrement entreprenant sur son jeu d'attaque, le Serbe a axé son service sur le revers du Bâlois, notamment sur seconde balle. Enfin, le Serbe a entamé un combat physique digne de ses plus belles années, notamment en défense où sa couverture de terrain a fini par complètement dégoûter son adversaire, empêtré dans une mauvaise série de fautes directes.