US Open (H) : Nadal et son 19e monument

Au terme d’une finale d’anthologie, un de ces matchs qui marquent à jamais l’histoire du tennis, Rafael Nadal est venu à bout d’un Daniil Medvedev accrocheur, qui y a cru, en revenant de deux sets à rien pour disputer un cinquième set face au grand Rafa. Au bout de l’après-midi à New York, et dans une ambiance électrique, l’Espagnol décroche ici son 19e Grand Chelem et son 4e sacre à Flushing Meadows. 

 

La grande bataille aura eu lieu

Il a fallu du temps à Rafael Nadal pour mettre son jeu en place : tout n’avait pas débuté de la meilleure des manières. L’Espagnol s’est vu infliger un warning dans les tout premiers jeux du set, ceci pouvant potentiellement le faire sortir de son match. Le Russe a alors tout de suite pris l’ascendant, menant 2-1 avec le break en poche, profitant d’un taux de première balle de l’Espagnol inférieur à 36%. Mais dans la foulée, le triple vainqueur de l’US Open s’est remis la tête à l’endroit, profitant du premier moment de flottement côté russe, en débreakant à 2-2.

Au bout d’un set long de 1 heure et 2 minutes, le Majorquin aura eu besoin de deux balles de set sur le service du adverse pour s’emparer de la première manche.

 

Un Medvedev très proche de battre Rafa

Dès ce moment, le Russe a manqué de solidité et de longueur de balle pour empêcher Nadal de mettre son jeu en place. Au terme d’un deuxième set peu disputé, l’Espagnol a pu, en breakant une seule fois, s’emparer du set de manière tout à fait logique.

Dans le troisième set, il semble que le combat tourne court lorsque le Majorquin breake son adversaire à 3-2, mais Medvedev, aussi surprenant qu’inconstant débreake dans la foulée à 3-3 jusqu’à mener 6-5 et même de conclure à 7-5, s’offrant un quatrième set dans un Arthur Ashe Stadium acquis à sa cause. Dans le quatrième set, on a pu observer un Russe très concentré, beaucoup plus régulier, qui lui a permis, à l’instar du troisième set, de breaker au meilleur des moments pour conclure sur un passing en retour. Les deux joueurs vont donc disputer un cinquième set décisif.

D’entrée de cinquième set, Medvedev a trois balles de break pour mener 2-0, toutes écartées par le taureau de Manacor, qui serre le poing pour égaliser à un jeu partout. Deux jeux plus tard, 40-0 sur le service de Medvedev, et pourtant, ce sera le jeu qui sera la symbole du match: Nadal remonte de 40-0 à 40-40 avant de convertir sa deuxième balle de break. Auteur de points fantastiques, Nadal s’en sort finalement 7/5 6/3 5/7 4/6 6/4 face à un Medvedev qui a craqué physiquement depuis le 3-2, en tenant ses mises en jeu pour s’imposer au bout de plus de 4 heures et demi de jeu.

 

Qu’a-t-il manqué au Russe?

Si l’on analyse sa défaillance physique au 5ème set, beaucoup d’observateurs avanceront l’argument selon lequel le Russe a beaucoup, voire trop joué ces dernières semaines, 23 matchs en 39 jours, et une deuxième défaite face à l’Espagnol. Mais la réalité est toute autre, le Russe a malheureusement affronté un joueur contre lequel ses qualités sont moins mises en valeur. Le rythme mis par Rafa, l’intensité de l’Espagnol ont eu raison de la régularité qui faisait sa force. Le jeu du jeune russe fut par moments fantastique, par moments insuffisant, bref, il a manqué cette expérience des grands rendez-vous qu’a Nadal pour lui permettre de débloquer son compteur en Grand Chelem. Maigre récompense, il se consolera avec une place au sein du Big 4, au classement ATP et une troisième place à la Race.

 

Un nouveau succès monumental pour ”Rafa”, qui vient saluer une tournée américaine sans fautes

Une défaite sur ses 30 derniers matchs…. si cette statistique est hallucinante, elle est à la hauteur du roi Nadal, qui n’a cédé que quatre sets sur l’ensemble de la tournée américaine. De plus, avec les pépins physiques de “Nole”, Rafa peut espérer reprendre la place de numéro 1 mondial dès la tournée asiatique. Il reste encore une question que l’on peut se poser, mais qui peut bien inquiéter l’Espagnol cette saison ?

 

Ce nouveau succès XXL vient encore renforcer la légende de l’Espagnol, une légende qui ne semble pas prêt de s’arrêter de s’écrire, comment ne pas l’imaginer rattraper voire dépasser les 20 Grands Chelems de Roger Federer ? L’inverse en devient même improbable…

Poster un commentaire

tristique vulputate, sed libero felis mattis at