NBA Flashback : nostalgie time, des Sonics au Thunder.

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Chaque semaine le mercredi et ce pendant toute la saison régulière, vous aurez le droit à un pan de l’histoire de la NBA raconté par mes soins. Des records, des joueurs légendaires, des changements de règles, des performances, tout sera couvert, et ce des balbutiements de la ligue dans les années 50 aux dernières saisons. Le but de cette chronique est simple : vous permettre de (re)découvrir des facettes parfois oubliées de cette merveilleuse ligue qu’est la NBA. Alors, êtes-vous confortablement installés pour un brin de lecture ? Si oui, abordons tout de suite le sujet de cette semaine. 

Ça y est, ça fait maintenant 10 ans que la franchise de l’Oklahoma écume les parquets. 10 ans que Seattle a vu partir sa franchise et son histoire. Lors de la dernière pré-saison, Kevin « Snake » Durant est allé, avec ses Warriors, jouer un match sur le mythique parquet des Seattle Supersonics. Un match de pré-saison n’est jamais une grande attraction, mais le symbole était fort. Durant, drafté par les Sonics en 2007, n’y jouera qu’un an avant que la légendaire franchise ne déménage dans l’Oklahoma, pour devenir le Thunder. Je vais revenir pour vous sur l’histoire de cette franchise verte et or, et sur son déménagement.

Les SuperSonics, 40 ans au plus haut niveau.

La franchise de Seattle est fondée en 1967, en même temps que les San Diego Rockets. A l’époque et jusqu’en 1983, la franchise appartient à Sam Schulman, qui donne le nom de SuperSonics en référence à un contrat nouvellement signé entre la ville et Boeing. À noter que les Sonics sont la première équipe majeure de sport de l’histoire de la ville. Coachée par Al Bianchi, l’équipe finit sa première saison avec un bilan de 23 victoires pour 59 défaites, bilan normal compte tenu du fait qu’il s’agit d’une équipe d’expansion. Les Sonics comptent notamment Walt Hazzard, arrière All-Star, dans l’effectif.

 

L’équipe des Seattle SuperSonics lors de leur première victoire face aux San Diego Rockets en 1967.
Source : NBA.

 

Dès la deuxième saison, le management échange l’arrière contre Lenny Wilkens, qui montre rapidement son impact avec près de 23 points de moyenne, aux côtés du sophomore Bob Rule. Au fil des saisons suivantes, l’équipe va grapiller quelques victoires. Avec l’arrivée de Spencer Haywood directement de ABA, la franchise va franchir un palier pour attendre 47 victoires lors de la saison 1971-1972, sans pouvoir toutefois accéder aux Playoffs. Après le départ de Wilkens à l’intersaison, les Sonics s’enfoncent et ne remportent que 26 victoires. Pour la saison 73-74, avec l’arrivée sur le banc de Bill Russell comme coach, les Sonics retrouvent les hauteurs avant d’enfin accéder la saison suivante aux Playoffs, avant de se faire éliminer au second tour par les Warriors, futurs champions.

 

Lenny Wilkens, à la fois coach et joueur, en action.
Source : Pinterest.

 

L’effectif changera beaucoup, Lenny Wilkens reviendra comme coach, et c’est en 1978-1979 que les Sonics remporteront leur premier (et seul) titre. Avec 52 victoires en régulière et des jeunes stars comme Dennis Johnson, les Sonics élimineront successivement Lakers puis Suns. Ils prendront leur revanche en Finales contre les Washington Bullets de Elvin Hayes. À partir de là, les Sonics vont baisser en régime. Quelques Playoffs mais jamais de résultat, la franchise s’enlise dans une période faible. Jusqu’à l’arrivée en 1989 d’un dénommé Shawn Kemp, et en 1990 d’un certain Gary Payton, et le début de l’âge d’or des Sonics.

 

De gauche à droite, Gary Payton et Shawn Kemp, symboles des merveilleux Sonics des années 90.
Source : NBA.

 

Si les résultats collectifs ne seront pas évidents, avec seulement une présence en Finales face aux Taureaux de MJ, l’apport sur le parquet sera indéniable. Payton est globalement considéré comme le meilleur défenseur de l’histoire à son poste, étant le seul meneur à n’avoir jamais remporté le trophée de Défenseur de l’Année, alors que Kemp est l’un des meilleurs dunkers et ailiers-forts de l’histoire. Entrainés par George Karl, et garnis d’excellents joueurs comme Detlef Schrempf ou Nate McMillan pour entourer les deux pépites que sont Payton et Kemp, les Sonics développent un jeu rapide et spectaculaire et redeviennent une place forte de l’Ouest. Lors de la saison 1995-1996, ils parviennent même à remporter 64 victoires et à filer en Finales, qu’ils ne remporteront malheureusement pas.

 

Le duel Payton-Jordan animera les Finales 96. Jamais Sa Majesté Jojo ne fut mieux défendu en Finales que face à Gary “The Glove” Payton.
Source : Slam.

 

Cependant, à partir de 1997, soit le départ de Kemp vers Cleveland, les Sonics redescendent dans les classements. S’ensuit une période de conflits au sein du management et de résultats bancals. Au milieu de la saison 2002-2003, c’est au tour de Payton de partir aux Bucks, échangé contre Ray Allen. Celui-ci parviendra tout de même à emmener les Sonics en demi-Finales de Conférence lors de la saison 2004-2005, mais ceux-ci seront éliminés par les Spurs de Duncan. Cette élimination signe l’ultime apparition de cette franchise en Playoffs. Suite aux mauvais résultats, les Sonics obtiendront le 2èmechoix de Draft en 2007, et drafteront Kevin Durant.

 

Sur le terrain, rien à dire, KD est un OVNI, que ce soit à Seattle puis au Thunder. Mais tu n’es pas pardonné pour autant Kevin.
Source : by Kevin C. Cox/Getty Images

 

Lors de sa première (et unique) saison sous les couleurs vertes de Seattle, Durant mettra plus de 20 pts de moyenne et sera élu Rookie de l’Année. Néanmoins, les Sonics n’ont pas suffisamment de pièces pour entourer ce jeune prometteur. C’est à l’été 2008 qu’arrivera l’évènement le plus important, mais aussi le plus définitif de cette franchise.

Un déménagement controversé et regretté ? 

Je tiens à le préciser : si je parle de regrets, c’est notamment de la part de nombreux fans de la franchise de Seattle et de certains joueurs, comme Durant, lui qui n’aura notamment eu l’occasion de jouer qu’un an sous le maillot vert et jaune. Voici les faits, et ce qui a amené à ce déménagement.


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Au début des années 2000, la franchise pâtit des mauvais résultats sportifs mais aussi financiers. La KeyArena, mythique salle des Sonics, a besoin de rénovation, et les finances de l’équipe ne les permettent pas. Après avoir essuyé un refus d’aide financière de la part de l’état de Washington, les instances des Sonics , avec Howard Schultz à leur tête, vendent la franchise à un groupe sportif appelé Professional Basketball Club LLC, appartenant à un dénommé Clay Bennett. À partir de 2006, c’est donc ce Clay Bennett, homme d’affaires basé à Oklahoma City dans l’Oklahoma, qui est propriétaire de la franchise.

 

Howard Schultz (à gauche), ex-propriétaire des Sonics, présente Clay Bennett, nouveau propriétaire de la franchise.
Source : Ken Lambert/The Seattle Times.

 

L’une des clauses de cette vente ? Le nouveau propriétaire devait garantir la rénovation de la KeyArena, en attendant une nouvelle salle dans les environs de Seattle pour l’équipe. Et en apparence, Bennett avait l’intention de respecter cette clause, comme l’atteste sa nouvelle demande de fonds de près de 500 millions de dollars auprès du gouvernement de l’état. Sauf que l’état de Washington refuse cette demande de fonds, et le groupe de Bennett va vite faire savoir aux instances de la NBA qu’il a l’intention de délocaliser la franchise. La requête est d’abord rejetée par un juge, les clauses de la vente indiquant que l’équipe devait rester à la KeyArena au moins jusqu’à l’année 2010. Jusqu’à ce qu’un accord suite à un vote entre les propriétaires des 30 franchises soit trouvé le 18 avril 2008, autorisant la franchise à déménager sous certaines conditions. À noter, seuls Mark Cuban, propriétaire des Dallas Mavericks et Paul Allen, ancien propriétaire des Blazers, ont voté contre.

 

Comme on pouvait s’y attendre, cette opération ne va pas plaire aux fans, qui se sentent trahis par le management de la franchise.
Source : Pinterest.

 

La NBA avait donc donné son accord, et la ville d’Oklahoma City se préparait déjà à accueillir une franchise NBA. En effet, une rénovation d’environ 120 millions de dollars était prévue pour le Ford Center, qui serait supposé être la salle de cette nouvelle équipe. Ne manquait plus qu’un accord avec la ville de Seattle pour officialiser le déménagement. Les résistances furent nombreuses, d’abord par les fans, mais aussi par l’ex-propriétaire Howard Schultz, mécontent que Bennett n’ait pas respecté les clauses de la vente. Rien n’y fit, l’annonce officielle du déménagement est confirmée le 2 juillet 2008. Les Seattle SuperSonics deviendront le Thunder d’Oklahoma City  et joueront à la Chesapeake Energy Arena, anciennement Ford Center, sous les couleurs bleue et orange. À noter que ce déménagement n’est pas le seul évènement majeur de l’été 2008 pour la franchise, puisqu’un certain Russell Westbrook sera drafté en 4ème position de la Draft 2008 le 26 juin, alors que la franchise est encore à Seattle..

 

Russell Westbrook félicité par David Stern lors de sa Draft en 2008. Imaginez-le sous les couleurs des Sonics, et vous comprendrez la douleur des fans de Seattle..
Source : Seattle PI.

 

Fans des Sonics, séchez vos larmes. Si la ligue ne prévoit pas un retour de la NBA à Seattle sur le court terme, les droits et l’image de la franchise ont été gardées par la ville, ce qui indique un retour, tôt ou tard, des SuperSonics. Les fans le souhaitent, les joueurs le souhaitent, on le souhaite tous, et c’est un fan du Thunder qui vous le dit. En attendant, malgré quelques difficultés ces 2/3 dernières saisons, la franchise d’OKC se porte bien. Ce n’est pas pour rien si le public de “Loud City” est surnommé ainsi : l’ambiance à la Peake dès que Westbrook monte sur un joueur adverse est électrique et parmi les meilleures de la ligue, digne héritage du public merveilleux venu admirer les exploits des Wilkens, Kemp et autres Durant. En espérant que ce Flashback vous aura plu, je vous donne rendez-vous mercredi prochain pour un prochain !

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A propos de l'auteur

Actuellement étudiant en école de commerce, fan de sport, surtout d'une certaine ligue qui me fait me réveiller à 2h pour regarder un Atlanta@Detroit. #ThunderUp #DajeRoma

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