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NBA : Houston, la tête dans les étoiles?

Candidats crédibles aux NBA Finals pendant près d’une décennie marquée par le règne Harden, les Rockets de Houston semblent aujourd’hui destinés aux bas-fonds de la Conférence Ouest. Même le play-in, à l’heure actuelle, semble utopique. Néanmoins, tout n’est pas à jeter (mis à part le contrat de John Wall). Etat des lieux.

Candidats crédibles aux NBA Finals pendant près d'une décennie marquée par le règne Harden, les Rockets de Houston semblent aujourd'hui destinés aux bas-fonds de la Conférence Ouest. Même le play-in, à l'heure actuelle, semble utopique. Néanmoins, tout n'est pas à jeter (mis à part le contrat de John Wall). Etat des lieux. 

Le 13 janvier 2021 marque un vrai tournant dans l'histoire récente des Rockets. Ce jour-là, et après 8 ans de bons et loyaux services (ou presque), James Harden n'est officiellement plus un joueur de Houston. Bye-bye le Texas, et bonjour la folie New-Yorkaise. Un Hall of Fame tradé, forcément, la contrepartie va permettre de retomber sur ses pattes, croit-on du coté du Toyota Center. Des tours de draft, Rodions Kurucs, Dante Exum et… Victor Oladipo, finalement échangés à Miami contre Kelly Olynyk et Avery Bradley. Concrètement, le triple meilleur scoreur NBA en titre est balancé contre une bouchée de pain et de vulgaires tours de draft..

Malheureusement, le board n'avait plus beaucoup le choix, et la reconstruction passe évidemment par la draft et le long terme. Exit également DeMarcus Cousins ou encore PJ Tucker, qui clamait haut et fort ses envies de départ. Et place à l'avenir!  Autour d'un John Wall au rôle de grand frère, et des “piliers” Olynyk et Danuel House Jr, la part belle est faite aux petits nouveaux. Christian Woods (25ans), Jae'Sean Tate (25ans), Sterling Brown (26ans) mais aussi et surtout Armoni Brooks (22ans), Athony Lamb (22ans), Kenyon Martin Jr (20ans) et Kevin Porter Jr (21ans) seront les bases sur qui compter à l'avenir.

photo: HoustonRockets

Une saison longue… très longue

Mais tout cela a des répercussions à court terme. Si Christian Wood a surpris, si Jae'Sean Tate a apporté un vent de fraîcheur et bluffé une bonne partie des observateurs, les défaites se sont enchaînées. Avec seulement 17 victoires (dont 11 en 20 matchs avec James Harden!) en 72 matchs , les Rockets ont terminé bons derniers à l'Ouest. Le prix à payer pour repartir du bon pied. Mais les promesses sont belles. Wood a prouvé qu'il pouvait être une tête d'affiche, sans John Wall en fin de saison et sans Eric Gordon toute l'année, les Rockets ont montré de belles choses. En parlant de tête d'affiche, celle de Kevin Porter Jr serait belle, en grand, devant l'entrée du Toyota Center. Indésirable à Cleveland, malgré les belles qualités affichées, le natif de Seattle, plus jeune joueur à claqué 50pts et 10asts dans un match NBA, doit maintenant confirmer les espoirs placés en lui. Les Rockets lui font confiance, lui a clamé haut et fort son amour pour H-Town. Mariage idyllique en vue?

Quel avenir ? 

Si l'effectif pour cet opus 2021-2022 a très peu changé (arrivée d'Usman Garuba du Real, en plus de Daniel Theis en lieu et place de Kelly Olynyk), un nom est sur toutes les lèvres : Jalen Green. Drafté en deuxième position, celui qui a sauté l'université pour arriver directement dans l'équipe G-League de Californie affiliée à la NBA, suscite une véritable hype. Sur le papier, son binôme avec KP Jr a de la gueule… pour l'avenir.

photo : Houston Rockets

Maintenant, même si les Rockets semblent miser sur l'avenir à long terme, attention à ne pas se révéler comme un véritable flop.. Car les Texans n'auront plus beaucoup de solution de repli. Le contrat de John Wall semble encore plus difficile que celui de Chris Paul a marchandé. Vous me direz, 40M la saison pour un joueur qui n'a joué qu'une trentaine de matchs en trois ans, il y a de quoi. Si Rafael Stone parvient à s'en débarrasser, il pourra alors voir des jours meilleurs se lever sur Space City. En attendant, l'obligation de miser sur la jeunesse est de mise.

Le premier match à Minnesota a confirmé la tendance du coté de Houston: la saison risque d'être bien compliquée. A la rue pendant 3 quart-temps, les Rockets n'ont jamais existé. Les fidèles du Toyota Center sont prévenus, les playoffs, c'est pour plus tard. Malgré tout, si le board fixe une ligne directrice qu'il sera capable de tenir, l'avenir peut être radieux. Place à la jeunesse ! 

Crédit photo: HoustonRockets

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