Miami a raté le coche. Mardi soir, à domicile, le Heat est tombé, face aux Hawks d'Atlanta venus prendre leur revanche de la saison passée. Il y a un an, les Floridiens avaient étouffé Trae Young et les siens au premier tour, muselant le meneur de poche, sweepant les siens par la même occasion. Les hommes de Spoelstra avaient été jusqu'en finale de conférence, s'inclinant d'un souffle face à Boston lors d'un Game 7 épique. 1er de conférence l'an dernier, ils ont déçu cette saison, et ne sont même pas sûrs de retrouver les playoffs. Car il faudra déjà passer l'obstacle Chicago, puis, en cas d'issue heureuse, se coltiner les Bucks lors du premier tour..
Avant les playoffs, mission Bulls pour le Heat
Mais avant de penser à d'éventuelles retrouvailles avec Giannis & co, le Heat doit être focus sur la réception des Bulls, tombeur hier des Raptors. Chicago a terminé la saison en boulet de canon, et après un début d'exercice morose, les coéquipiers de Zach Lavigne ont réussi quelques grosses perf' comme les victoires chez les Nuggets, les Sixers ou les Lakers, ou encore les succès contre les Wolves et… Le Heat, qu'ils retrouveront dans la nuit de vendredi à samedi.
COMEBACK BULLS. SEE YOU IN MIAMI. pic.twitter.com/KSbiUY72kr
— Chicago Bulls (@chicagobulls) April 13, 2023
Surtout, Chicago n'est plus l'équipe instable qui a commencé la saison en dents de scie. Si DeMar DeRozan est plus en retrait que la saison dernière, cela profite à certains autres. Vucevic dans la raquette prend de plus en plus de place (14pts, 13 rbds hier), l'arrivée de Beverley a permis un supplément d'âme non négligeable et surtout, bien que Lonzo Ball soit encore et toujours out, le reste de l'effectif est disponible. Et sur le papier, ce roster est hyper complet. Si les rotations sont évidemment limitées lorsque les matchs comptent, Billy Donovan a tout de même du choix. Drummond à l'intérieur, Patrick William et Derrick Jones Jr sur les ailes, Coby White à l'arrière.
De quoi faire trembler le Heat? En tout cas, les chiffres parlent. Cette saison, les Bulls ont remporté les trois affrontements face à Miami, dont deux au Kaseya Center..
Se qualifier.. pour mieux sauter ?
Si d'aventure, le Heat parvenait à ses fins ce week-end, il faudrait retrouver des Bucks de Milwaukee reposés et prêts à en découdre. Pas une mince affaire quand on connait le niveau de Giannis et les siens cette saison. La franchise du Wisconsin a tout simplement été la meilleure de la ligue et aura donc l'avantage du terrain jusqu'à d'éventuelles finales. Sur le papier, cela paraît bien au-dessus des forces des hommes de Spoelstra, terriblement inconstants tant que leur trio de leader Butler-Adebayo-Lowry n'est pas à son prime.
L'an dernier, Miami avait donc l'avantage du terrain, un effectif encore plus solide avec la présence, entre autre, de PJ Tucker, et avait eu quelques concours de circonstances. Trae Young, pris en grippe par les systèmes mis en place par le staff Floridien, n'avait pas existé, empêchant tout suspens au premier tour. Ensuite, les Sixers étaient arrivés amoindris suite à la blessure de Joël Embiid. Puis, en finale, il ne faut pas oublier que le Heat avait poussé jusqu'au match 7 grâce à un Jimmy Butler sur une autre planète. 41 points, 9rebonds, 5 passes et 4 interceptions lors du match 1 face aux Celtics, 29 pts et 6rbds lors du match 2, 47 pions 9 rebonds, 8 passes et de nouveau 4 vols lors d'un match couperet, le 6ème, puis 35 points et 9 rebonds lors de l'ultime rencontre.
Mais pas certains que même avec un Jimmy B a ce niveau, cela suffise face à l'armada verte, qui n'a qu'un objectif : le titre.
Le Heat de Miami s'est mis dans de sales draps en s'inclinant à la maison face aux Hawks en début de semaine. Les Floridiens devront donc disputer un deuxième match couperet face aux Bulls qui arrivent plein de confiance. Avant, en cas d'issue positive, de retrouver les Bucks. Qu'elle paraît déjà loin cette finale de conférence la saison dernière..