Defensive Player of the Year, All Star ou encore demi-finaliste de conférence, l'histoire de Rudy Gobert et le Jazz s'est terminée ce samedi. Après le départ de son coach Quin Snyder, avec lequel il avait une relation très forte, et des ambitions qui semblent stagner dans l'Utah, le joueur formé à Cholet prend donc son envol pour le Minnesota après 9 ans à Salt Lake City. Retour sur l'arrivée, l'éclosion et les années de confirmation du pivot Français au Jazz et focus sur les nouvelles ambitions et le rôle que pourra endosser le pivot All Star dans sa nouvelle franchise.

 

Drafté puis échangé, son arrivée dans la ligue nord-américaine

Arrivé depuis sa Picardie natale à Cholet à ses 19 ans, Rudy Gobert montre son potentiel plus tard que la moyenne. Intégrant la sélection Espoirs en 2010, il fait ses premiers pas en Pro A avec Cholet en tant que doublure du pivot Randal Falker. Pendant deux saisons, le jeune Gobert évolue et éclot au plus haut niveau au point de rejoindre le groupe France en 2012 pour préparer les Jeux Olympiques.

A la suite de ce début de carrière prometteur et de cette éclosion express, Rudy Gobert est candidat à la draft NBA 2013. Drafté en 27ème position initialement par les Denver Nuggets, il est tout de suite envoyé à Utah.

Ses débuts au Jazz sont classiques, bénéficiant de beaucoup de temps de jeu pendant la Summer League puis partant s'aguerrir avec Bakersfield en G-League, le pivot Français ne voit que très peu les parquets de NBA mais progresse rapidement avant de rentrer dans les plans du coach fraîchement arrivé : Quin Snyder.

Une éclosion express pour de nouvelles responsabilités

Dès la saison 2014, Rudy Gobert commence à gagner ses galons de titulaire en enchaînant les matchs, participant à l'intégralité de la saison régulière pour un temps de jeu encore légèrement partagé (près de 26 minutes par rencontre). Son rôle de pivot et sa qualité de Big Man ne va faire que s'accroître au fil des saisons avec pour preuve ses rebonds et interceptions passant de 9.5 par match à près  de 13 à partir de 2019.

Fin 2016, au terme d'une saison qui restera comme l'une de ses plus hautes en terme de statistiques, ”Gobzilla” signe son second contrat NBA d'un montant de 100 millions de dollars sur quatre années, récompensant sa septième place au classement du DPOY (meilleur défenseur de l'année).

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Un statut assumé mais des résultats mitigés

Les saisons suivantes seront le reflet de sa progression défensive linéaire. Rudy Gobert terminera ensuite deuxième meilleur défenseur de l'année avant de décrocher le titre sur la saison 2017-2018, une consécration pour le Picard qui se fait une place dans la légende de la NBA.

Après une première participation aux playoffs en 2017, le parcours du Jazz est bien trop timide compte tenu des ambitions du Français.

Souvent critiqué pour son apport offensif et décrié comme partiellement responsable de certaines contre-performances de son équipe, Rudy Gobert a progressé pour être sélectionné pour la première fois au All Star Game début 2020. Cette progression fut également récompensée par la signature du troisième plus gros contrat de l'histoire de la NBA, 205 millions d'euros sur cinq ans en 2021.

Une nouvelle fois en playoffs cette saison, le Jazz s'est incliné assez logiquement face aux Mavericks malgré de belles performances de Donovan Mitchell notamment mais une nouvelle fois un manque cruel de points inscrits par le pivot français (14 points de moyenne sur l'ensemble de la série).

 

Gobert aux Wolves, le duo parfait pour KAT ?

Un nouveau boss à la tête de l'équipe Tim Connelly, de nouvelles ambitions avec la qualification en playoffs et des risques pris lors de cette fenêtre de transferts, il semble clair que Minnesota repart pour une nouvelle saison avec des ambitions bien différentes.

En se séparant de cinq de leurs joueurs (Malik Beasley, Patrick Beverley, Walker Kessler, Jarred Vanderbilt et Leandro Bolmaro) et de nombreux picks de Draft pour s'offrir les services du Français, le staff des Wolves a fait all-in sur l'ancien pivot du Jazz.

Il ne reste donc qu'un cinq majeur aux Wolves : Karl-Anthony Towns, Anthony Edwards, D'Angelo Russell, Jaden McDaniels et donc Rudy Gobert. En pariant sur cet effectif restreint mais compétitif, les Wolves vont devoir compter sur de vraies révélations en sortie de banc comme Kyle Anderson, Bryn Forbes ou encore des performances convenables de Naz Reid.

La tendance étant au “small ball', s'armer de deux “Big Men” comme KAT et Rudy Gobert semble risqué mais collectivement et individuellement, les qualités ne font aucun doute pour se positionner comme un candidat sérieux aux playoffs à l'Ouest cette saison.

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