NBA : Une Superteam par ci, une autre par là.

Si vous vivez dans une grotte, vous ne savez pas que Jimmy Butler vient tout juste de rejoindre Philadelphie, après avoir emm*rdé la ligue pendant 1 mois en demandant son transfert. Bon, sur le papier, on va pas se le cacher : ça fait flipper. Bucks, Celtics et autres Raptors sont en PLS, alors qu’à l’Ouest les équipes de milieu de tableau respirent, car un spot de playoffs vient potentiellement de se libérer. Nous avons déjà survolé le trade, mais ce n’est pas exactement le sujet que nous allons aborder ici. Aujourd’hui, nous allons mettre en lumière cette succession de création de Superteams depuis quelques années.

Les Superteams, un phénomène récent ?

Non. Avant toutes choses, il convient de rappeler que les Big Three ou duos dominants ne sont pas nouveaux. Il en existe depuis la nuit de temps et la préhistoire de la NBA. Cela dit, c’est la manière de les créer qui a légèrement changé. Alors que la majorité se sont montés à travers la Draft (exception faite des Rockets de la fin des 90s, pleins de stars mais trop vieux pour espérer un succès collectif), la tendance a changé depuis le début du nouveau siècle.

Et le premier exemple qui a rencontré le succès que nous avons nous vient tout droit des Celtics, et d’un certain Danny Ainge, GM des C’s depuis 2002. Les Celtics ont bel et bien drafté Paul Pierce en 1998, et malgré son talent incontestable, la franchise ne redécollera pas avant la draft 2007. En échangeant Jeff Green tout juste drafté en 5ème position, Delonte West et Wally Szczerbiak contre Ray Allen aux Sonics puis en signant Kevin Garnett, déjà multiple All-Star, Danny Ainge fait de ses Celtics une vraie Superteam montée grâce à des trades.

 

Source : The Boston Globe.

 

Les résultats se voient tout de suite : les C’s passent de 24 à 66 victoires, l’équipe est construite autour des futurs Hall of Famers que sont Ray Allen, Paul Pierce et Kevin Garnett. Cette équipe remportera même le 17ème titre de l’histoire de Boston le 17 juin 2008. Cette “alliance” de stars est donc un succès, et amènera d’autres équipes à reproduire le même schéma lors des prochaines années. Il est d’ailleurs bon de rappeler à ce cher Paul Pierce, lui qui était le premier à penser que “quand tu veux être le meilleur, tu dois battre les meilleurs”, qu’il n’aurait probablement pas de bague au doigt sans l’arrivée de deux stars dans sa franchise.

Si je cite ainsi le deuxième meilleur ailier de l’histoire des Celtics, c’est parce qu’il s’était exprimé ainsi lors de l’annonce du départ de Kevin Durant à Golden State, évènement ultra important qui créa probablement la plus forte équipe jamais réunie sur un parquet NBA. Mais avant de parler de l’event “Warriors”, il faut revenir sur ce qui l’a engendré.

Car oui, si les Celtics du Big Three peuvent être considérés comme la première Superteam du genre, elle n’est pas la seule, ni la plus aboutie, loin s’en faut. Beaucoup de franchises s’y sont essayé, et ont ramené, à la manière des Rockets des 90s, des stars en fin de carrière pour espérer aller loin. Les Lakers qui font venir Payton et Malone ou les Nets du début des années 2010 avec Kevin Garnett, Paul Pierce et Jason Terry ne sont que des exemples incapables de succès.

Les Heatles, ou la révolution de la NBA. 

Le 8 juillet 2010, lors d’une émission sur ESPN, LeBron James annonce sa signature pour le Miami Heat. Coup de tonnerre en NBA, le meilleur joueur du monde rejoint donc South Beach et Dwyane Wade. Mais il n’y va pas seul, puisque peu de temps avant, c’est Chris Bosh, grande star des Raptors qui annonce sa signature au Heat. Les Heatles sont donc créés, l’un des Big Three les plus dominants de l’histoire s’apprête à fondre sur la ligue, en s’attirant au passage la haine de la plupart des autres franchises.

 

Source : Yahoo! Sports.

 

De 2010 à 2014, soit la durée durant laquelle LeBron sera joueur du Heat, Miami gagnera 2 titres pour 4 Finales jouées, face notamment au Thunder du trio alors trop jeune composé de Westbrook, Durant et Harden et aux Spurs des éternels Duncan, Pop and co. En 4 saisons, ce Big Three aura su s’imposer dans l’histoire comme une dynastie. Les Heatles mettront fin à leur règne avec le retour de LBJ à Cleveland, juste à temps pour voir une nouvelle Superteam se créer dans la baie d’Oakland..

Golden State, ou l’ultime domination.

Les Warriors sont la plus grande Superteam de l’histoire, mais elle présente une nette différence avec celle des Heatles, construite en grande partie grâce à la signature d’agents libres. Les 3 pierres angulaires de cette dynastie, à savoir Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green, ont été draftées par les Warriors. Et ainsi constituée, cette équipe était déjà suffisamment dominante, comme en atteste le record de 73 victoires lors de la saison 2015-2016. L’hégémonie des Warriors s’est vraiment affirmé lors de la signature de Kevin “Snake” Durant à l’été 2016, créant sur le papier la meilleure équipe de l’histoire : deux shooteurs légendaires, un attaquant indéfendable, et un spécialiste défenseur et créateur.

 

Source : GiveMeSport.

 

Depuis, les Warriors ont gagné 2 fois le titre, et s’apprêtent à gagner leur troisième. Ai-je oublié de mentionner qu’ils ont ajouté à leur roster un pivot All-Star indiscutable en la personne de Demarcus Cousins ? Pour plus de détails sur la dynastie Warriors, je vous invite à relire cet article. 

Et aujourd’hui … ? 

Aujourd’hui, la ligue a changé. Les All-Stars se font des vacances ensemble, jouent ensemble dans l’équipe avec laquelle ils ont souhaité jouer. Les cas Kawhi Leonard et Jimmy Butler le montrent, les joueurs ont beaucoup plus de pouvoir qu’avant. Ce qui les amène à pouvoir rejoindre 2 ou 3 potes All-Stars s’ils le souhaitent. Les Superteams sont “courantes” aujourd’hui, bien plus qu’autrefois, et elles ne se construisent plus uniquement avec la Draft. Thunder, Warriors, Rockets, Celtics, Sixers, voire Bucks ou Blazers : chacune de ces équipes peut se vanter d’avoir au moins un futur Hall of Famer et un ou deux joueurs All-Stars en plus. Ça plait aux uns, déplait aux autres, il s’agit en tout cas d’une évolution presque “naturelle” suite à l’explosion du nombre de talents dans la ligue. 

 

Source Une : Bleacher Report / Photo by Layne Murdoch/Getty Images

A propos de l'auteur

Actuellement étudiant en école de commerce, fan de sport, surtout d'une certaine ligue qui me fait me réveiller à 2h pour regarder un Atlanta@Detroit. #ThunderUp #DajeRoma

Poster un commentaire

Donec libero commodo ipsum libero. Curabitur