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Les Warriors, une dynastie ?

Alors que les joueurs de la Baie d’Oakland se rapprochent d’un troisième titre en 4 ans, la question se pose de plus en plus. Les dynasties représentent le summum de la domination d’une équipe sur le reste de la ligue, et sont rares. Il nous faut cependant aborder la question sous certains angles : les Golden State Warriors peuvent-ils prétendre au statut de dynastie, comme seules les plus grandes équipes ont porté ? Analysons aujourd’hui pour vous leur dossier.

Les précédentes grandes dynasties et leur héritage.

Les Boston Celtics de Bill Russell. 

De la saison 1956-1957 à la saison 1968-1969 (soit 13 saisons complètes), ces Celtics remporteront 11 titres. Un record qui ne sera certainement jamais battu, tant l’extrême majorité des franchises NBA n’ont même pas 10 titres sur toute leur histoire. En terme de résultats collectifs, il n’existe probablement pas de dynastie aussi prolifique dans l’histoire même du sport. Bien que le joueur directement assimilé à ces Celtics soit Bill Russell, puisqu’il est le seul à avoir remporté les 11 titres (ce qui fait de lui le joueur le plus titré de l’histoire, au passage), cette équipe de Boston a en fait connu, en 13 saisons, 12 autres Hall of Famers, dont Sam Jones, Bob Cousy et Havlicek. 

Les « Showtime » Lakers de Magic, Kareem et Worthy.

De 1980 à 1989, cette équipe jouera 8 finales, et en gagnera 5. Portée par la vision et les passes de Magic Johnson et les skyhooks de Kareem Abdul-Jabbar, cette équipe baptisée « showtime » redonnera, avec les Celtics de Bird dont nous parlerons plus tard, ses lettres de noblesse à la NBA. Ces deux équipes ont en fait permis à la Grande Ligue de subsister. On peut assez facilement en débattre, mais cette équipe aura vu jouer ensemble sous ses couleurs deux des 5 meilleurs joueurs de l’histoire, le meilleur meneur et le meilleur pivot (accessoirement, meilleur marqueur de l’histoire.)

À la même période : les Boston Celtics de Larry « Legend » Bird.

5 finales et 3 championnats remportés entre 1981 et 1987, cette équipe, en rivalité direct avec les Lakers de Magic, aura créé le premier « vrai » Big Three de l’histoire de la NBA, composé de Larry Bird, McHale et Robert Parish. Ces Celtics effectueront notamment en 1986 un bilan de 40-1 à domicile, puis de 39-2 la saison suivante. Difficile de faire une domination plus importante. Comme déjà évoqué, la relation de rivalité entre Magic et Bird aura sauvé la NBA, de par son intensité, son histoire et ses confrontations. 

Les Bulls de Jordan, Pippen et Phil Jackson.

Les 90s appartiennent à Jordan et ses Bulls. 6 titres, 6 finales, 2 Three Peat. Et encore, Jordan a manqué 2 saisons au milieu des 90s.  Les Bulls n’avaient pas de réels rivaux, tant ils étaient forts. Ils auront fait face en Playoffs aux Lakers de Magic, aux Bad Boys de Detroit, aux Blazers de Drexler, aux Knicks de Patrick Ewing, aux Sonics de Kemp et Payton ou même au Jazz de Malone et Stockton. Beaucoup de Hall of Famers, de grands joueurs qui auront marqué l’histoire, mais tous se seront inclinés devant l’écrasante domination des Bulls. Et pour leur deuxième Three Peat après la première retraite de Jordan, les Bulls ont fait venir Rodman, l’un des meilleurs défenseurs/rebondeurs de l’histoire. Excusez du peu. 

Les Lakers de Shaq et Kobe.

De 2000 à 2004, c’est 4 finales, dont un three-peat, notamment en ayant affronté les Kings de Webber ou les Sixers d’Iverson en Playoffs. Ce duo, notamment coaché par Phil Jackson, a dominé la ligue dès le début du XXIème siècle. Un arrière technique et étonnamment proche d’un certain arrière évoluant à ce moment à Washington (oui, on parle de Jordan et Washington dans la même phrase, désolé les fans des Bulls) couplé à un intérieur ultra dominant physiquement, les possibilités d’avenir étaient très belles. Malheureusement, le travailleur mais orgueilleux Mamba et l’incroyable mais feignant Shaq n’ont jamais réussi à s’entendre suffisamment pour prolonger cette domination. 

La domination sur le long terme du Big 4 des Spurs.

Oui, je parle bien de Big 4. Duncan, Ginobili, Parker et Popovich, voici les ingrédients pour créer l’équipe avec les meilleurs résultats de ces 20 dernières années en NBA. Depuis 1999, les Spurs ne passent pas sous la barre des 50 victoires en saison régulière, ne loupent pas les Playoffs, et sont souvent dans les hauteurs de l’Ouest. 5 titres depuis 1999, répartis sur une durée de près de 20 ans. Leur domination est la plus longue de l’histoire de la NBA, et résulte notamment de la principale qualité de cette équipe depuis 20 ans : leur intelligence de jeu. Notamment grâce à Popovich mais aussi Duncan, l’équipe a su s’adapter à tous les changements de jeu de la Ligue, et s’en sortir grandie. Les Spurs de 2014, vainqueurs du titre, n’ont en effet rien à voir en terme de jeu avec ceux de 1999. Pourtant, les deux équipes dominaient la ligue. 

Quid des Warriors du coup ? 

Si l’on résume un peu les précédentes dynasties, dénombrons les principaux critères qui les composent : des titres, inévitablement, mais aussi en général des finales. Le bilan sur la période donnée a son importance, de même que le bilan en Playoffs. Enfin, il faut avoir des joueurs phares, comme Shaq, Jordan, Magic ou Duncan, qui ont marqué cette période. Alors, les Warriors cochent combien de cases à votre avis .. ? 

Eh bien, si l’on s’en tient à ces critères, les Warriors sont indiscutablement une dynastie. 3 titres en 4 ans (dans la mesure où ils gagnent ces finales), 4 finales de rang. Depuis la saison 2013-2014, ils comptabilisent 77% de victoires sur la saison régulière, notamment en enregistrant la meilleure saison statistique de l’histoire avec 73 victoires, dépassant le record des Bulls de 1995-1996 de Jordan et leurs 72 victoires. Depuis cette même saison et avant le match de cette nuit, ils comptent 73% de victoires en Playoffs.

Enfin, ils ne manquent pas de joueurs phares. Stephen Curry, leader des Warriors, double MVP, est aujourd’hui probablement le meilleur shooteur de l’histoire. Son compère Splash Bro, comme est appelé le duo, Klay Thompson est un excellent défenseur sur l’homme, mais est aussi un excellent shooteur. Kevin Durant, arrivé de l’Oklahoma à l’été 2016, est MVP de la saison régulière et MVP des dernières finales. Il est aujourd’hui l’attaquant le plus mortel de la ligue, capable de tout faire sur un parquet. Enfin, le quatuor est complété par Draymond Green, actuel DPOY. Les Warriors ne manquent donc pas joueurs brillants et doués, en plus d’avoir un excellent coach en la personne de Steve Kerr. 

Bien sûr, si les Warriors perdent ces finales, leur domination s’en verra entachée. Mais les Warriors sont sans aucun doute à l’aube de créer une nouvelle dynastie, pavée de titres, de MVPs et de joueurs All-Time. On peut les détester, on peut ne pas apprécier de voir la même équipe en finales plusieurs années de suite, mais nous sommes aujourd’hui témoins d’une des meilleures équipes sportives de l’histoire, et ça, ça n’a pas de prix.

A propos de l'auteur

Actuellement étudiant en école de commerce, fan de sport, surtout d'une certaine ligue qui me fait me réveiller à 2h pour regarder un Atlanta@Detroit. #ThunderUp #DajeRoma

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