Nos régions ont du talent #2 : Sylvain Francisco

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Ligue 1

Ils sont jeunes, ils ont effectué pour la plupart leur formation en France, et ils sont l’avenir du basket français. Ils évoluent tous en Pro B, mais il risque de ne pas y rester longtemps. Ces JFL (joueur formé localement) représentent l’avenir du basket français, un parcours à la française qui va faire la renommée de notre championnat français. En effet, depuis le début de saison, les clubs de Pro B ne doivent compter qu’un seul américain, au lieu de deux précédemment. Réaction en chaîne, ils doivent avoir un JLF de plus dans leur effectif. Si pour autant, ils ne vont pas tous partir en JEEP Elite à l’horizon 2025, nul doute qu’ils seront vus comme des diamants bruts par les clubs de Pro B. A travers 7 épisodes, vous retrouverez les meilleurs jeunes JFL de la deuxième division française qui ont entre 21 et 25 ans.

Une formation unique en Floride

Le jeune joueur natif de Créteil a ce que l’on appelle un parcours atypique. Atypique car le meneur du Paris Basket est parti s’exporter en Floride. Après 2 années en Minimes France à Saint-Etienne puis en Cadets France à Villemomble, il va partir faire sa formation en High School de l’autre côté de l’Atlantique. La première de Francisco se trouvait à Delray Beach située à 1h de route de Miami. Il va rejoindre la Elev8 Sports Academy, une école spécialisée dans la fourniture de programme d’entraînements de qualité pour le bien-être des jeunes athlètes. Il va y passer un an avant de partir un peu plus au nord au sein de la Liberty Christian Preparatory School. Il finit sa route américaine au sein de la West Oaks Academy à Orlando. C’est donc lors de la fin de saison 2017 qu’il décide de revenir en France au sein du centre de formation des Metropolitans.

Une rencontre marquante ! | Bry Sur Marne Basketball Club

Source : Bry-sur-Marne

L’année de la révélation

Lors de cette 2017-2018, il va faire le yoyo entre le championnat Espoirs et l’équipe professionnelle en JEEP Elite. Ses excellentes performances vont au fur et à mesure de l’année l’amener à disputer davantage de matchs avec l’équipe première. En 18 matchs avec les espoirs, il a performé dans tous les compartiments du jeu comme vous pouvez le voir à travers ces statistiques. Mais le jeune de Créteil va aussi évoluer de plus en plus avec les hommes de Frédéric Fauthoux.

Il va aussi se faire remarquer en participant au week-end du All-Star Game. Malheureusement pas encore dans le match des étoiles mais presque. Il a en effet livré un vrai duel avec DJ Stephens, joueur du Mans Sarthe Basket, lors d’un superbe concours de dunks.

Un été mouvementé

Mais malheureusement, l’intersaison qui va suivre cette belle saison, ne sera pas si rose que cela. Alors qu’il avait été conservé par Levallois, la direction lui avait déclaré selon les dires du joueur qu’il serait le meneur numéro 2 de l’équipe. Problème, lors de cet été-là, l’équipe a enregistré l’arrivée de Roko-Leni Ukic ainsi que de David Michineau successivement. Le premier est arrivé comme une superstar avec un CV gros comme le bras. Il est notamment passé en NBA lors de quelques matchs. David Michineau lui aussi arrive avec un statut de back-up de luxe. Le temps de jeu du jeune joueur allait par conséquent diminuer fortement.
Dans une situation compliquée, Sylvain souhaite se rapprocher dans la NBA en intégrant sa ligue mineure, la G-League. Mais la condition sine qua non du départ du joueur, c’est d’être libéré par son club. Problème, Levallois ne semblait pas être prêt à donner raison au joueur. Il va donc sécher l’entraînement jusqu’à la rupture de son contrat.

Un rebond rapide du côté de Paris

Une séparation douloureuse mais dont le joueur a vite rebondi. En effet, après cette fracture avec son ancien club, Francisco va s’engager avec Paris Basketball. Une idée qui aurait pu paraître étrange pour les nombreux observateurs français. Déjà car le club est en Pro B et surtout parce que le « projet » n’en était qu’à sa seconde saison. Pour autant, et malgré un bilan de 1 victoire en 8 matchs, Sylvain Francisco va insuffler une nouvelle dynamique à cette équipe parisienne. Une équipe qui rejoint totalement après les avoir côtoyés pendant tout le mois de Septembre. Privé d’entraînements, il s’exerçait seul au One Ball, salle d’entraînement du Paris Basket. Sous les ordres de Jean-Christophe Prat, le meneur de jeu va vite trouver ses marques et malgré une défaite face à Lille pour sa première, les progrès de l’équipe vont arriver vite. Une série de 7 victoires consécutives va faire du bien au bilan qui revenir à l’équilibre (8V-8D). La suite de la saison va être plus compliquée puisque le club va prendre la 11ème place synonyme de non-participation aux play-offs.

Avant match - J15 : À Roanne pour créer l'exploit

Source : Paris Basketball

La saison de la confirmation

L’intersaison parisienne va être très positive pour le club de Paris avec l’arrivée de deux pointures, Amara Sy et Nobel Boungo Colo. L’un arrive de Monaco, l’autre de Levallois. Et cette fois-ci, le champ est libre pour Francisco qui va devenir titulaire. Son back-up représente l’avenir du club puisqu’il s’agit de Milan Barbitch, jeune joueur tout juste sorti de l’INSEP et qui avait signé un contrat de 4 ans. Malgré un bilan collectif pas forcément exceptionnel avec 11 victoires en 23 matchs, les progrès individuels sont intéressants à observer. Déjà dans les chiffres, le joueur a augmenté de 3,4 points (13,1), de 0,8 rebonds (3,5) et de 2,1 passes (5,5). Le #0 intercepte davantage de ballons et provoque plus de 4 fautes par match. Même si les statistiques sont importantes, le plus important est ce qui se passe sur le terrain.

Paris vs Lille, son match référence

Mais c’est lors de la 17ème journée qu’il va réaliser un match référence comme les spécialistes aiment l’appeler. Lors de la confrontation qui a eu lieu lors du week-end de la Leader’s Cup, il va livrer sa top évaluation de la saison. « The Arrow » va comme d’habitude faire parler son talent de danseur mais aussi de scoreur. Toujours très agile ballon en main, il va montrer toute l’étendue de son handle pour se créer un maximum d’espace. Le match sera remporté par Paris 90 à 78 face à une équipe de Lille moins adroite derrière l’arc. Critère important à prendre en compte, il a joué 38 minutes sur 40 dû principalement à la blessure de son coéquipier Valentin Chery. La blessure de l’ancien nancéien a décalé certains joueurs d’un poste à un autre et le natif de Créteil s’est retrouvé seul sur son poste.

Une influence streetball évidente

Si Sylvain Francisco sait aussi bien manier le ballon orange, c’est grâce à ses nombreuses participations à des tournois de Streetball. En France, le Quai 54 est le premier tournoi de Street. Organisé tout les ans à Paris, il voit de grands joueurs s’y affronter chaque été. En 2018, “The Arrow” était un membre du Django Hoops Factory Squad avec des spécialistes du 3×3 comme Angelo Tsagarakis et Dominique Gentil. Dans ce squad, il y avait aussi des joueurs de Jeep Elite comme Jackie Carmichael (JL Bourg) et Abdou Loum (JDA Dijon). Malgré cette belle équipe, le premier match a été fatal pour cette équipe. Plus revanchard que jamais, Sylvain Francisco est revenu l’année dernière au sein de la Fusion. Equipe amenée par Andrew Albicy (Zenith St-Petersbourg) et composé de Neal Sako (Levallois), Nobel Boungo Colo(Paris) et Landing Sané (Monaco) notamment. Et cette fois-ci, le cristolien a soulevé le trophée et a grandement contribué à la victoire de son équipe notamment derrière la toute nouvelle ligne à 4 points.

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Source : Quai 54

Si on se détache légèrement du basket, Sylvain Francisco mène une vie à l’américaine à travers un style vestimentaire très street-wear (bob en dehors du terrain ou bandeau ninja sur le terrain). Un américain aime faire le show, mais il sait aussi être romantique comme en atteste sa délicate demande en mariage à sa petite amie devant toute la Halle Carpentier.

 

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