C'était un des Français les plus attendus si ce n'est le plus observé du contingent tricolore présent à Melbourne. Déjà défait lors de l'ATP Cup face à l'Italien Berrettini, Gaël Monfils devait réagir dans un premier tour qui avait tout du match piège. Le Finlandais Emil Ruusuvuori enchaîne donc un deuxième Grand Chelem avec une victoire au premier tour à 21 ans, une performance tout simplement prodigieuse. Le Français, terriblement déçu, s'est montré très émotif, ému aux larmes en conférence de presse d'après-match. Un début de saison bien inquiétant pour le numéro 1 français.

Des larmes en Australie

Programmé en première rotation sur le court numéro 13, Gaël Monfils débute pourtant son match de la meilleure des manières, prenant le service de son adversaire très tôt dans la rencontre avant de remporter la première manche 6/3.

Breaké d'entrée dans la seconde manche, le Français est impuissant face au tennis agressif et juste de son jeune adversaire. Fougueux, c'est de la même manière que le Finlandais débute la troisième manche avant de voir le Français revenir. On pense alors La Monf' prête à revenir dans la rencontre et s'imposer en patron, il mène 5-3, passe à trois balles de remporter ce troisième set avant de s'écrouler 7/5 en concédant sept points consécutifs.

Pourtant dans le dur physiquement et mentalement, Gaël Monfils réussit à engranger la quatrième manche 6/3, au mental dans en breakant en fin de set, on débute alors une manche décisive cruciale pour le lancement de la saison du Français.

Combattif, le Français va tout laisser sur le court. Mené 4 jeux à 1, il ne lâche rien pour revenir à 3/5 et espérer obtenir une balle de debreak. Une opportunité qu'il n'aura pas malgré trois balles de matchs sauvés et une défaite inquiétante. Le jeune Ruusuvuori s'ouvre ainsi son tableau et pourrait imaginer bien figurer dans cet Open d'Australie. Il sera opposé au deuxième tour à Pedro Martinez, une belle opportunité d'atteindre pour la première fois de sa carrière le troisième tour d'une levée du Grand Chelem.

 

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