Pour occuper nos journées, et les vôtres, la rédaction cyclisme de WeSportFR a décidé de vous faire une rétrospective des dix derniers Tour de France. Après le Tour 2017 passons aujourd'hui au Tour 2018.

Le parcours

Le Tour de France, c'est avant tout le Tour de la France comme dirait notre cher Thierry Adam. Il n'en a jamais été aussi vrai que sur ce tour 2018, d'Ouest, en Est, de Nord au Sud, la France du vélo redessine ses contours. Un nouveau départ en Vendée, 7 ans après 2011, une première semaine très semblable avec notamment l'arrivée de Mûr-de-Bretagne, déjà un classique du Tour. Ensuite, de la plaine et des pavés avec une arrivée à Roubaix, histoire de se remémorer des souvenirs de printemps. Classique. Classique aussi l'arrivée à l'Alpe d'Huez, le lendemain d'une étape qui se termine à la Rosière. Comment oublier Mende, la montée Jalabert, classique encore. Ce Tour innove peu, Bagnères de Luchon, Pau entremêlé d'une étape sortie de l'ordinaire, 65km, un départ en grille et direction Saint Lary Soulan. Un chrono final vallonné en direction d'Espelette pour tenter de pimenter le tout, et voici le parcours du Tour 2018 dans ses grandes lignes.

La course

On risque encore de faire dans le classique, mais à la fin c'est Ineos/Sky qui gagne. Mais cette année, un britannique en a caché un autre. Beaucoup attendaient un nouveau sacre de Sir Chris Froome. C'est finalement Geraint Thomas qui se montrera le plus dominateur, en deux missiles portés dans les Alpes, le britannique tuera toute concurrence et ce malgré un Tom Dumoulin accrocheur jusque dans le dernier chrono à Espelette où il était favori et est devenu vainqueur d'étape. C'est trop vite résumer ce Tour. Si Peter Sagan a encore écrasé la concurrence du maillot vert et continue à faire tourner le disque du classique. Dan Martin a gagné à Mûr-de-Bretagne, et ça mérite le détour. Un français aussi mérite le détour. Loulou, Alaf, commence déjà à faire parler de lui dans le monde entier, vainqueur de deux étapes, il remporte le maillot tant aimé par les tricolores : le maillot à pois. On oubliera pas Dylan Groenewegen qui monte en puissance, Arnaud Démare qui prend sa première victoire à Pau ou encore le magnifique coup de Magnus Cort Nielsen à Valence. Tout ça nous ferait presque oublié qu'à Roubaix, Degenkolb a montré qu'il était fait pour les pavés, lui vainqueur de la classique en 2015.

Ce Tour 2018 n'est certainement pas le plus grand cru, mais il est fait de petites gourmandises que l'on savoure en ce lundi de Pâques. Demain, fin de notre série avec le Tour 2019, celui qui nous aura fait le plus vibré, nous français.