NBA

Spurs – Rockets, est-ce bien sérieux?

La lutte pour la dernière place de la conférence Ouest fait rage. Ce dernier strapontin tant convoité, qui donne (légèrement) plus de chance de récupérer le first pick de la prochaine draft, en l'occurrence Victor Wembanyama, fait saliver tout le monde. Promis à une saison de galère, les Spurs de San Antonio et les Rockets de Houston s'en donnent donc à cœur-joie. Après un bon départ, les joueurs de Gregg Popovich ne se cachent même plus et laisse filer des matchs, parfois même à leur portée. Le problème est différent à Houston puisque c'est toute l'organisation qui vacille. Sur le terrain? Une équipe de jeunes prometteurs, mais tellement mal encadrés que les progrès se font attendre. Là où parfois les Spurs perdent volontairement, les Rockets sont, eux, tout simplement trop mauvais. Du coup, les deux franchises sont engluées dans une course au tanking qui fait tâche. L'image de la NBA en prend forcément un coup. Ce sont même parfois les valeurs du sport qui sont bafouées. 

Des Spurs déjà en vacances

Le 18 janvier. Voilà la date de la dernière victoire des Spurs de San Antonio, avant leur succès la nuit dernière contre Utah, aussi lancé dans l’opération tanking. Ce soir là, face à des Nets privés de leurs stars, les Texans étaient venus à bout des New-Yorkais grâce à un bon Keldon Johnson, auteur de 36 points. Depuis, le néant ou presque. Non, vraiment, le néant. Une série interminable qui  a finalement enfin pris fin, et une image vraiment pas révélatrice de ce qu'est la franchise. Faut-il rappeler que les Spurs ont décroché cinq fois le trophée Larry O'Brien, faisant d'eux la 5ème franchise la plus titrée? Que leur mythique head coach est le plus victorieux de l'histoire en NBA ?

Le début de saison était plutôt encourageant, voir même réussi, avant que San Antonio ne rentre logiquement dans le rang. Mais depuis le début de l'année 2023, cela ne ressemble plus à rien. 25 défaites en 28 matchs, plus mauvais bilan de la ligue sur cette période bien évidemment. Et surtout, une volonté claire et marquée d'aller chercher la dernière place. Pour cela, il faudra faire pire que les Rockets, ce qui ne sera pas une mince affaire. Mais en continuant dans cette direction, les Spurs peuvent le faire.

Le jeu en vaut-il la chandelle? Sans doute, quand on sait que Victor Wembanyama sera la carotte au bout du bâton. Une carotte en or qui peut clairement vous faire changer de dimension. Car l'international Français est le prospect NBA le plus attendu depuis un certain LeBron James. Voilà pour vous situer le bonhomme. Aller chercher le pire bilan de l'histoire de la franchise, datant de plus de 25 ans (20V-62D en 1997) pourrait avoir du sens, et, aussi surprenant que cela puisse paraître à cette période de l'année, c'est encore possible. Cette année là, la franchise avait récupéré un certain Tim Duncan. Voilà pour l'anecdote.

Néanmoins, malgré tout l'intérêt que peut avoir une dernière place dans cette conférence Ouest où 13 équipes se battent pour les playoffs, et deux pour le tanking, passer au travers d'une saison dans ces proportions là, sans être certains de décrocher le gros lot peut questionner.

Les Rockets, un marasme de haut en bas

Les Rockets n'ont que faire de savoir s'ils décrocheront le first pick ou non. Eux perdent des matchs tout simplement parce qu'ils n'ont pas les moyens de les gagner. Autant le dire tout de suite, ceux qui supportent Houston en 2023 sont incontestablement de vrais fans. Parce que là.. La bouillie de basket proposée, les choix incohérents des bureaux jusqu'au parquet laissent présager un avenir plus qu'incertain du coté de H-Town.

Houston s'accroche tant bien que mal à sa dernière position de sa conférence, avec même le pire bilan de la ligue. Pourtant, il y a du talent à revendre. L'effectif est jeune, les pépites ne demandent qu'à être polis. De Jabari Smith Jr à Alperen Sengun en passant par Jaylen Green, Kevin Porter Jr ou Kenyon Martin Jr, il y a de quoi faire. Le soucis, c'est que Houston n'a jamais mis de vétérans capables de les encadrer comme il se doit, que le coach Stephen Silas ne semble pas adapté à ce type de projet, et que les dirigeants n'ont pas l'air plus inquiets que cela par ce que propose l'organisation.

Le courant semble parfois ne pas passer entre le coach et ses joueurs. On se souvient bien évidemment de la brouille entre KPJ et Sillas, qui n'avait finalement durée que quelques jours. Mais son discours semble ne pas faire l'unanimité au sein du vestiaire, et lui se montre parfois très critique envers ses protégés. Voilà ce qu'il déclarait après une énième défaite cette saison : « Il s’agit de préparation, de concentration, de professionnalisme. “C’est difficile de trouver l’équilibre, il faut énormément de patience. Mais quand je suis en colère, ils doivent le savoir. Si j’ai parfois l’air d’être heureux, souriant ou autre, alors ce message, lorsqu’il est délivré avec sévérité, passe parfois d’une manière différente. Ils savent que c’est important et que je tiens à ce qu’ils fassent ce qu’il faut.

Il s’agissait d’aller au contact, de se battre sur les écrans, de venir aider, de contester les tirs, de faire ce que nous sommes censés faire, et ne pas agir comme si ça n’avait pas d’importance. C’est important. C’est important. Je suis déçu. Ce sont les leçons que nous devons apprendre, je suppose, mais ça ? Ce n’est pas bien. Nous n'avons rien fait de bien sur le terrain. Ce n’est pas bien. Ils ne font pas d’efforts sur le plan défensif. Ils ne se battent pas comme ils sont censés le faire, ne sont pas sur leurs joueurs, ne se battent pas et ne s’entraident pas. Les joueurs ne font pas ce qu’ils sont censés faire. “

De quoi faire imploser un vestiaire déjà fébrile? Pour l'heure, coach Silas a été confirmé mais les progrès se font toujours attendre. Si la rumeur d'un retour de James Harden est toujours dans les tuyaux et donne du baume au cœur à toute une ville, aujourd’hui, les résultats restent catastrophiques. Et ce, pour la 3ème saison consécutive. S'il n'y a pas de Victor Wembanyama l'an prochain, le futur des Rockets de Houston pourrait vite s'assombrir fortement.

Deux des trois franchises du Texas ont décidé de faire une croix sur leur saison 2022-2023. Avec un objectif bien précis: récupérer le first pick de la prochaine draft. Un risque à prendre selon certains, une abbération pour d'autres. Toujours est-il que cela ne ressemble pas à grand chose et rend triste les fans. Est-ce que cela va porter ses fruits? Allez, supporters des Rockets et des Spurs, dans deux petits mois, vous prendrez des vacances bien méritées. 

Le cœur meurtri par la fin de carrière de Rodgeur, je m'en remets au stepback de The Beard. Rien de tel qu'un Vélodrome incandescent pour me faire chavirer de bonheur

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