Tennis : en quoi le tournoi de Madrid est-il si particulier ?

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En raison de l’épidémie de Covid-19 qui perturbe actuellement le monde du sport, le Masters 1000 de Madrid n’aura pas lieu cette année. L’occasion pour nous de revenir sur les éléments qui font la spécificité de ce tournoi toujours à part.

 

Un changement de date et de surface au cours des années 2010

Le Masters de Madrid a vu le jour en 2002, en remplacement de celui de Hambourg (en Allemagne) en tant qu’avant-dernier Masters 1000 de la saison. Le tournoi madrilène se joue à cette époque sur dur indoor dans la salle de la Madrid Arena. Cette surface va rester la même jusqu’en 2009, année où l’ATP fait le choix de rétrograder le tournoi d’Hambourg au statut d’ATP 500, ce qui permet à Madrid de se faire une place dans le calendrier des événements de préparation à Roland-Garros, se déroulant sur terre battue.

De ce fait, le Masters 1000 madrilène change de date et de surface, prenant désormais place sur les courts ocre de la Caja Magica. Pour l’anecdote, la première édition voit le triomphe de Roger Federer en finale face au local Rafael Nadal. Une édition historique, qui aura également vu Rafael Nadal et Novak Djokovic se disputer une place en finale lors du match au meilleur des trois manches le plus long de l’histoire, en 4h03 de jeu.

 

L’innovation d’une terre battue bleue

À partir de 2012, c’est une autre décision qui va placer Madrid au cœur de l’actualité tennistique. La direction du tournoi espagnol annonce que le tournoi se disputera désormais sur une terre battue de couleur bleue, et non plus ocre comme on en a traditionnellement l’habitude. Ils justifient notamment leur choix en affirmant que la nouvelle couleur offrira une meilleure visibilité aux spectateurs.

Problème, ce pari tenté est un échec. Déjà sceptiques avant la compétition, les joueurs se font très critiques à l’égard de cette nouvelle surface tout au long de la semaine. Rafael Nadal et Novak Djokovic menacent même de ne plus jouer le tournoi tant que celui-ci restera sous les conditions actuelles. « Quand vous glissez sur la terre battue ocre vous sentez le moment où vous vous arrêtez. Ici, vous continuez à glisser » affirme Novak Djokovic après ses premiers tours. Finalement, l’organisation du tournoi se rend à l’évidence et repasse à l’ocre dès l’édition suivante. 

 

De nombreuses autres petites spécificités 

Outre les divers essais ou changements liés à la surface, le Masters de Madrid, dirigé pendant de nombreuses années par l’atypique Ion Tiriac, est depuis toujours un tournoi qui se veut novateur. Il se distingue tout d’abord par l’adoption du Hawk-Eye sur terre battue. Ensuite, la présence de mannequins comme ramasseurs de balles depuis 2004 pour les rencontres importantes ou encore l’installation de panneaux publicitaires électroniques autour du court comme pour les matches de football placent Madrid comme un tournoi spécifique du circuit par rapport aux autres grands rendez-vous du calendrier.

Ion Tiriac est tellement obsédé par l’idée de se distinguer qu’il était même allé jusqu’à imaginer une élongation de la durée du tournoi à 12 jours avec un changement de format, façon “Coupe du monde” avec huit poules de quatre joueurs et des phases finales… Un format que connaîtra finalement la Caja Magica dès 2019, avec l’accueil de la phase finale de la nouvelle formule de la Coupe Davis by Rakuten.

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Si l’ambition du tournoi madrilène de remplacer Roland-Garros en tant que quatrième Grand Chelem paraît désormais bien loin, le tournoi parisien s’étant enfin décidé à s’équiper d’un toit pour pouvoir assurer la continuité du jeu en cas d’intempéries, le tournoi madrilène n’en reste pas moins un rendez-vous assurément particulier du calendrier, et ce bien au-delà du fait de se dérouler à plus de 650 mètres d’altitude.

 

Grégoire Allain

6 COMMENTS

  1. On supprime les commentaires quand ils sont négatifs ? Je le remets donc : pas mal d’erreurs dans cet article ! Notamment concernant Stuttgart qui aurait été remplacé par Madrid, alors qu’il s’agit d’Hambourg… Soyez sérieux et laissez les commentaires, la critique fait avancer 😉

  2. Bonjour, pour Stuttgart, c’était effectivement une erreur de frappe qui a été corrigée, le nom d’Hambourg étant cité juste en dessous (donc assez facile à comprendre si on lit plus de trois lignes). Nous acceptons la critique, mais dans ce cas là il pourrait être bénéfique pour nous que vous alliez au bout de votre idée et que vous énumériez les autres “erreurs” présentes dans l’article, afin que cela puisse être constructif, s’il y en a tant que ce que vous dites. 😉

  3. Une faute de frappe ^^ “Stuttgart” et “Hambourg”, il n’y a pas beaucoup de lettres en commun mais bon… Je n’irai pas plus loin dans la réflexion vu que vous avez commencé par supprimer mon commentaire et corriger l’erreur comme si de rien n’était… D’ailleurs ne vous gênez plus, effacez tous mes commentaires et taxez-moi de ne pas être constructif après alors que c’est vous qui ne l’étiez pas de prime abord ;);)

  4. Une faute d’inattention si vous préférez 😉 Votre réaction ne nous donne malheureusement que trop raison. La critique constructive oui, le bashing gratuit et inutile, non, ce n’est pas ça qui fait avancer. Je ne pense pas qu’une petite erreur de ce type soit le reflet d’un article avec “pas mal de fautes”, comme vous le dites. En tout cas, ravi de voir que vous avez sorti un papier aujourd’hui sur le même genre de sujet, avec beaucoup d’informations similaires au nôtre. Il doit donc y avoir un sacré paquet de fautes dans le vôtre également dans ce cas là. A bon entendeur… 😉

  5. Toujours dans l’attente d’arguments précis pour justifier votre commentaire (j’avoue que je m’attendais à un peu plus de la part d’une personne qui prétend avoir produit un article bien au-dessus contenant les mêmes informations), mais je vous rejoins sur le groupe, ça nous fait au moins un point commun. Bonne journée. 😉

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