NBA

This is why we play.. ou pas

Hier aurait dû être une grande journée pour la NBA. Un crazy sunday, avec, au programme, deux Game 7 en une soirée en demi-finale de conférence ! De duel il n'y en eu que très peu, Boston asphyxiant le champion en titre Milwaukee, Dallas humiliant Phoenix, meilleure équipe de la saison régulière, sur son parquet. Pas le genre de soirée dont on aurait forcément rêvé. 

Un premier match pratiquement scellé au milieu du troisième quart-temps, un autre plié après moins de 20 minutes. On est très loin des Game 7 acharnés où toute une série se joue sur un momey time dans des scénarios Hitchcockiens. Hier, Boston et Dallas n'ont qu'à peine sué pour atteindre les finales de conférence. On repassera pour le suspens. Mais après tout, eux n'en n'ont que faire. Ils sont à 8 victoires du trophée Larry O'Brien désormais.

Boston, la victoire d'un collectif (et de Grant Williams)

L'affiche la plus équilibrée des deux sur le papier. La plus indécise. Car le champion en titre, bien que diminué par l'absence de Khris Middleton tout au long de la série, a su trouver les ressources pour venir s'imposer deux fois en trois matchs au TD Garden. Et puis, les Bucks comptent dans leur rang un certain Giannis Antetokounmpo qui, pour ceux qui l'auraient oublié, est double MVP et peut-être joueur le plus dominant de la ligue. Mais malheureusement pour Milwaukee hier, il aurait mieux fallu avoir.. Grant Williams. Le natif de Houston est sorti de sa boîte au meilleur moment pour livrer la plus grande, et surtout la plus importante prestation de sa carrière. 27 pts, 7 réussites primées, meilleur scoreur de son équipe. Tatum limité par les fautes (4 à l'entame du quatrième quart), il a alors pris feu au meilleur moment.

Les Bucks étaient plutôt bien dans le match. Il faisait même la course en tête dans le premier quart (26-20) sous l'impulsion d'un Greek Freak hors norme (10pts, 8rbds, 6asts). Mais petit à petit, Boston a grignoté pour passer devant à la pause.. avant de faire le trou en deux minutes au retour des vestiaires. 4 paniers primés en moins de 120 secondes et une avance de 13 points, déjà rédhibitoire. Giannis va alors tenter de sonner la révolte mais le monstre, cramé physiquement, va manquer lay-up sur lay-up, chose extrêmement rare. Avec un Jrue Holiday discret et des rôles players à coté de leurs pompes (6 points pour le trio Grayson Allen, Wes Matthews, Pat Connaughton! ), impossible d'exister. D'autant que Payton Pritchard va prendre un coup de chaud (14pts à 5/7 dont 4/6 longue distance) qui va définitivement assommer le champion en titre.

Milwaukee ne s'en relèvera pas et doit abandonner sa couronne. Boston n'aura finalement que très peu tremblé sur ce game 7 et même avec un Tatum limité, prouve que le collectif bien huilé d'Eme Udoka a de sérieux arguments à faire valoir. Miami est prévenu. L'opposition de style s'annonce en tout cas passionnante.

Luka magic donne la leçon

En parlant d'opposition de style, il y en avait une belle à Phoenix, au Footprint Center. Les Suns, meilleure équipe de la saison régulière, poussés dans leurs retranchements par ces valeureux Mavericks, n'avaient plus le droit à l'erreur à la maison. Pas d'inquiétude outre mesure avant la rencontre, aucune équipe n'ayant réussi dans cette série à s'imposer à l'extérieur. Sauf que lors d'un game 7, les compteurs sont remis à zéro. On oublie tout ce qu'il s'est passé depuis le début de saison. Tout se joue en 48 minutes. Tout se joue sur un seul et unique match. Et quand en face, il y a Luka Doncic, il vaut mieux ne jurer de rien.

Les Suns vont d'ailleurs l'apprendre à leur dépend. Car le Slovène va leur passer une correction monumentale, l'une des plus grosses humiliations de l'histoire des Game 7. 27-17 à la fin du premier quart, 30pts de retard à la mi-temps, 111-65 au cours du quatrième quart. Jamais, Dallas n'a semblé inquiété. Les hommes de Jason Kidd ont parfaitement récité leur partition, bien emmené par leur chef d'orchestre et par un invité surprise sorti de sa boîte au meilleur moment: Spencer Dinwiddie, invisible depuis le début de la série, a claqué 30 points à 11/15 au shoot ! Ajoutez à cela un Brunson dans ses standards (26pts, 6rbds) et vous obtenez 84 points de la part du trio magique de Dallas. Soit.. 6 points de moins que l'ensemble des Suns !

Les finalistes 2021 sont passés complètement à coté. Booker a été maladroit au possible (3/14 au shoot), Chris Paul continue d'entretenir sa légende d'éternel looser, et l'imbroglio autour de Deandre Ayton (seulement 17min de temps de jeu, alors qu'une altercation aurait éclaté avec son coach à la pause) n'a rien arrangé aux affaires de son équipe, déjà larguée au repos.

Nourrissant de légitimes grandes ambitions, les Suns ont une nouvelle fois déçus, leur chef de file CP3 en tête. Hormis lors du Game 2, il n'a que très peu pesé sur la série, entraînant dans sa chute tout son collectif. Il a affirmé ne pas prendre sa retraite et vouloir revenir plus fort l'an prochain. Reste à voir si Phoenix peut franchir le cas dans cette configuration là.

Pour Dallas en tout cas, le moral est au beau fixe. Une finale de conférence presque inespérée face à des Warriors qui ont été plus que chahutés par Memphis, équipe plus ou moins du même registre que ces Mavs. De quoi bousculer la hiérarchie? Avec Luka Doncic, mieux vaut ne jamais jurer de rien !

Crédit photo : Trashtalk

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