Tony Parker, le néo-retraité businessman

Au lendemain de sa carrière sportive, Tony Parker, meilleur basketteur français de l’histoire n’a jamais vraiment craint de s’ennuyer après son retrait des parquets NBA. Et pour cause. A 37 ans, TP semble développer de multiples casquettes dans de nombreux projets de reconversion.  Et on connait l’artiste, efficacité avant tout. 

L’ancien n°9 des Spurs est un homme investi aussi bien sur les parquets qu’en dehors. Si l’on connait à présent sa principale activité qui est de diriger le club professionnel de basketball de Lyon-Villeurbanne, le frenchy ne semble pas se cantonner au sport. Du prêt à porter à la restauration et du tourisme à la production cinématographique, notre TP national est animé par le dépassement de soi.

Le retraite sportive se fait à peine sentir du coté du clan Parker qui annonçait à la télévision américaine en mars dernier, ne pas avoir peur de raccrocher : “J’ai toujours su que je ne jouerai pas au basket éternellement. Dès 2009, je me suis dis qu’il fallait que je me prépare. Je ne voulais pas être comme beaucoup d’athlètes qui ont l’impression de mourir quand ils prennent leur retraite. Je n’en ai pas peur”.

Il faut dire que le natif de Bruges s’y est préparé depuis un moment. En 2009, il commence à investir dans le club de Villeurbanne, avant de racheter la totalité du club en 2014 avec son ami et coéquipier lors de sa dernière saison NBA aux Hornets de Charlotte, Nicolas Batum. L’objectif pour le club le plus titré de France est de parvenir à se hisser au plus haut de la scène européenne. Mais ce n’est pas tout, à Villeurbanne, Tony Parker vient également de lancer la TP Adéquat Academy dans le but d’offrir à des adolescents l’opportunité de mêler leur passion pour le basketball et les études. La première promotion de cet établissement aura lieu à la rentrée prochaine.

“Je veux rendre au basket français ce qu’il m’a donné”.

Un businessman “MVP”. 

En 2013, il se lance dans la mode avec la marque de vêtement WapTwo. “WAP sont les initiales de William Anthony Parker, le nom complet de Tony, de son grand-père et de son père avant lui” précise Olivier Fellous chef de projet chez WapTwo pour le magazine SportBuzzBusiness. Avec son nom subtilement évoqué, l’ancien meneur à tenu à ce que le projet lui ressemble en véhiculant des valeurs qui sont les siennes. A la façon des camps de basket WapTwo accueillera les talents (designers et créateurs) pour leur permettre de commercialiser leurs créations et ainsi de gagner en visibilité. Altruiste comme on le connait si bien, Tony Parker est partisan du “faire grandir les autres tout en grandissant soi-même”.

Exilé au Texas depuis ses 19 ans, Tony Parker n’en reste pas moins patriote et développe en 2016 un food truck intitulé “la crème de la crème”, servant une cuisine d’inspiration française à San Antonio, en association avec son chef personnel Cliff Chetwood. De quoi se rappeler de merveilleux souvenirs de France.

Et en France, Tony Parker compte bien y retourner puisque depuis le début du mois de juin 2019, il a racheté la station de ski de Villard-de-Lans dans l’Isère, dans le but de relancer l’activité touristique de la région… avec un certain Nicolas Batum.

En participant à la production cinématographique du film “The birth of a nation” où il retrouve son ancien coéquipier Michael Finley, Tony Parker prouve encore une fois son désir de se diversifier. Le septième art, un domaine qui l’a toujours attiré comme il le confiait au micro de RMC Sport : “Cela faisait longtemps que j’avais envie de me diversifier et de me lancer dans le cinéma. A force de regarder des films, des séries TV… Je voulais le faire de la bonne façon, commencer avec un bon film”. Ce n’est pas nouveau Tony Parker fait preuve d’excellence dans tout ce qu’il entreprend.

Il y a quelques années, l’actuel dirigeant de l’ASVEL disait vouloir effectuer vingt saisons en NBA. Il se sera finalement arrêté à dix-huit. S’il a déclaré au média américain The Undefeated, “je ne peux plus être Tony Parker”, il parle évidemment du basketteur. L’entrepreneur, lui, a de beaux jours devant lui. Pas de quoi regarder dans le rétroviseur. 

 

(Crédit photo : OKLM.com)

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