Cet été, WeSportFr vous propose son classement subjectif des meilleures joueuses et des meilleurs joueurs de tennis de la deuxième moitié du XXè siècle et à nos jours. Aujourd’hui, on continue avec les joueuses et les joueurs classés entre la 45è et la 41è place avec entre autres Peter Korda, Virginia Ruzici, Vitas Gerulaitis et Sloane Stephens.

45è (F) : Sue Barker

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Renata Tomanova, la joueuse tchèque, a bien dû se demander si elle était maudite contre Sur Barker. A deux semaines d'intervalle, elle a en effet perdu contre la joueuse britannique en finale de l'Open d'Hambourg et de Roland-Garros. Cette victoire sur l'ocre parisien restera finalement la grande œuvre de la Britannique qui n'arrivera jamais plus à ce niveau d'excellence. Finaliste malheureuse du Masters en 1977 contre Chris Evert, elle a joué deux demies-finales en Grand Chelem en Australie en 1975 et 1976.

45è (H) : Petr Korda

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Petr Korda a-t-il gagné un tournoi du Grand Chelem ? Sur le papier oui, c'était en 1998 contre Marcelo Rios à l'Open d'Australie. Une finale entre gauchers et gros caractères, finalement à sens unique. Sur le plan éthique, c'est une autre question. Convaincu de dopage quelques semaines plus tard, l'ITF n'a jamais retiré son titre à Korda malgré les protestations de son adversaire chilien. L'histoire est ainsi, cruelle et déchirante (pour Rios du moins). Pour le Tchèque, ce Grand Chelem vient couronner une carrière passée dans l'ombre des très grands de son époque : Sampras, Agassi, Courrier etc. Il n'aura toutefois pas manqué d'accrocher une finale à Roland-Garros en 1992 (perdue contre Courrier justement), et une Masters 1000 (alors appelé Super 9) à Stuttgart en 1997.

44è (F) : Virginia Ruzici

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Qu'ont-elles pensé, Virginia Ruzici et Mima Jausovec, en entrant sur le court central de Roland-Garros en 1978 pour s'affronter en finale du simple dames ? Avaient-elles encore en tête le match de double qui leur avait permis de remporter ensemble la finale de la spécialité ? Certainement. Ce jour-là, en tout cas, la Roumaine a réussi le coup double et a accroché à son palmarès les victoires les plus rutilantes de sa carrière. Pas faute d'avoir essayé de doubler la mise en simple à Paris, hélas pour elle, en 1980 Chris Evert l'en empêchera en finale.

44è (H) : Gaston Gaudio

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Quand il arrive au tournoi de Roland-Garros en 2004, Gaston Gaudio est 44è mondial. Autant dire un outsider plus out que sider. Même pas peur. Sur son chemin, l'Argentin va écarter successivement Jiri Novak 14è mondial, Lleyton Hewitt 12è et David Nalbandian 8è. En finale, il rencontre Guillermo Coria, son compatriote argentin 3è à l'ATP. Les deux hommes inscriront donc quoiqu'il arrive une nouvelle ligne au palmarès argentin en Grand-Chelem, une première depuis Villas. Perdant les deux premiers sets 0/6-3/6, écartant une balle de match dans le 3è, Gaudio s'imposera finalement et remportera son unique Grand-Chelem. Une performance hallucinante.

43è (F) : Nancy Richey

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Elle fait partie des pionnières. Vainqueure de Grand-Chelem avant l'avènement de l'ère Open (l'Open d'Australie en 1967), elle fait partie avec Billie Jean-King des joueuses à avoir participé à la création de ce qui deviendrait plus tard la WTA. A Roland-Garros en 1968, elle s'imposera dans ce qui sera son dernier Grand-Chelem victorieux. Son palmarès moins rutilant que ses glorieuses contemporaines telle que Goolagong ou Smith Court ne l'a pas empêché de se hisser à la 2è place mondiale. Une pionnière et une battante.

43è (H) : Andrès Gomez

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Quand Andrès Gomez a appris que le numéro 1 mondial Ivan Lendl ne s’alignerait pas à Roland-Garros en 1990, il a dû se dire que cette fois, c'était pour lui. En 1986 et 1987, le Tchèque lui avait barré la route en 1/4 de finale à Paris, comme en 1984 à l'US Open. Alors cette fois, même s'il fallait écarter André Agassi, nouvelle pépite du tennis mondial et grand favori sur le papier, il ne laisserait pas son tour. Et l'Equatorien l'a fait, sans trembler ou presque. Il a ainsi confirmé que la terre était bien la surface de prédilection de ce gaucher au revers à une main. Victorieux des Masters 1000 de Rome en 1982 et 1984, et de 16 de ses 21 titres sur l'ocre, on n'en doutait pas vraiment.

42è (F) : Flavia Pennetta

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Flavia Pennetta revenait de très loin quand elle a gagné l'US Open 2015. Vainqueure de 9 tournois entre 2004 et 2010, dont le remarqué tournoi de Los Angeles alors inscrit en WTA Premier. Puis vinrent 4 années de disette, des défaites de prestige et de blessures. 2014 fut l'année de sa renaissance, et de manière extrêmement spectaculaire. Elle remporte Indian Wells contre Radwanska. 2015 fut donc l'année de la consécration. Finaliste contre son amie Roberta Vinci, elle accroche à son palmarès une victoire de prestige à 33 ans et son meilleur classement en carrière (7è). L'Italienne prendra sa retraite à l'issue de cette saison aussi miraculeuse qu'inattendue.

42è (H) : Vitas Gerulaitis

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Que retiendra-t-on de Vitas Gerulaitis ? Son palmarès d'un Grand-Chelem (à l'Open d'Australie en 1977) et de deux finales perdues (à l'US Open en 1979 et à Roland-Garros en 1980) ? Certainement moins que son style flamboyant, son hygiène de vie qui tenait plus de la vie que de l'hygiène et son humour imperturbable. Enfin victorieux de Jimmy Connors, sa bête noire qui l'avait défait 16 fois consécutivement, il déclare “Et que ce soit une leçon pour vous tous. Personne ne bat Vitas Gerulaitis 17 fois de suite”. Fêtard et cocaïnomane, sa mort a finalement été bien moins flamboyante. Il meurt dans son sommeil intoxiqué au monoxyde de carbone à 40 ans.

41è (F) : Sloane Stephens

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Elle est souvent critiquée pour son jeu sans prise de risque, presque sans (état d') âme. Il n'en demeure pas moins que Sloane Stephens fait partie des meilleures joueuses de la planète et qu'elle a inscrit son nom parmi les meilleures de l'histoire. C'était en 2017, dans une finale de l'US Open que Sloane Stephens va remporter contre Madison Keys. Son unique Grand Chelem jusqu'à présent, mais pas son seul tournoi majeur ! En 2016 et 2018, Sloane Stephens comptera en effet deux victoires de prestige d'abord à Charleston contre Vesnina puis à Miami contre Ostapenko. Il faudra attendre l'édition 2019 de l'US Open pour en avoir la certitude, mais la saison 2019 de Sloane Stephens ne semble pas suivre les mêmes standards de réussite. Défaite en 1/8è à l'Open d'Australie par Pavlyuchenkova, en 1/4 à Roland-Garros et au troisième tour de Wimbledon par Konta, l'Américaine aura certainement à cœur de se refaire la cerise sur ses terres de Flushing Meadow.

41è (H) : Thomas Johansson

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En 2002, quand Thomas Johansson remporte l'Open d'Australie – ce qui sera d'ailleurs son seul titre en Grand Chelem, il bat successivement Hipfl, El Aynaoui, Voinea, Björkman et Novak. Ces noms vous disent vaguement quelque chose mais il faut que vous cherchiez très loin dans vos souvenirs tennistiques ? C'est normal, cette année-là Thomas Johansson va se qualifier pour la finale d'un tournoi du Grand Chelem sans battre aucun membre du top 20, et en battant Marat Safin aucun membre du top 10. Un coup de chance ? Peut-être. Thomas Johannson aura au moins eu le mérite de résister quand tous les autres ont flanché.