Cet été, WeSportFr vous propose son classement subjectif des meilleures joueuses et des meilleurs joueurs de tennis de la deuxième moitié du XXè siècle et à nos jours. Aujourd’hui, on attaque le top 20 et des noms aussi prestigieux que Lleyton Hewitt, Simona Halep, John Newcombe et Mary Pierce !
20è (F) : Victoria Azarenka
Une spécialiste de Premier. Dans ses 20 titres remportés en carrière, on n'en compte pas moins de 13 en Premier ou Premier 5, l'équivalent des Masters 1000 dans le circuit ATP. Miami, Stanford, Sydney, Doha, Indian Wells, Cincinnati, Brisbane, Pekin, Moscou, elle a gagné partout sauf à Madrid, Rome et Tokyo. En Grand-Chelem, ses résultats sont plus contrastés quoiqu'elle ait tout de même glané deux titres à Melbourne consécutivement en 2012 et 2013, faisant d'elle la première Biélorusse à en soulever un.
20è (H) : Lleyton Hewitt
Si vous avez joué en tennis en club, et si vous avez pris des cours de manière un peu sérieuse, vous vous êtes certainement entendu dire “PREND LA BALLE PLUS TÔT !!!!”. Ça raisonne dans le court numéro 10, le seul couvert du club et vous avez pu faire mine de ne pas avoir compris ce qu'on vous hurlait pour cacher que vous en étiez bien incapable. Le court sur lequel Lleyton Hewitt s'entrainait ne raisonnait pas, et lui a très bien compris ce qu'on lui demandait. Contreur acharné, sa prise de balle précoce en a fait exploser plus d'un par le rythme qu'il demandait à ses adversaires. Plus jeune numéro 1 mondial de l'histoire à 20 ans, il l'est resté un an le temps de gagner 2 Masters 1000 (Indian Wells) et 2 tournois du Grand-Chelem (US Open 2001 et Wimbledon 2002). Lleyton Hewitt se verra toutefois vite dépossédé de son statut de génie de sa génération par l'émergence de Roger Federer au plus haut niveau et une difficulté à se maintenir au plus haut niveau de manière régulière.
19è (F) : Simona Halep
Elle aussi a mis du temps à confirmer en Grand-Chelem. En gagnant Roland-Garros l'année dernière, Simona Halep a fait franchir à sa carrière un palier supplémentaire. Avec déjà 8 Premier dans son escarcelle, la Roumaine a mis fin sur l'ocre parisien à série de 3 finales en Majeur perdues. En confirmant cet été à Wimbledon qu'elle faisait bien partie de l'aristocratie du tennis, Simona Halep a bien dû se dire qu'elle ne comptait pas s'arrêter là. L'ex-numéro 1 mondiale aura certainement l'intention de remonter sur son trône dès qu'elle en aura l'occasion.
19è (H) : Arthur Ashe
Ce n'est pas un joueur de tennis, c'est un symbole. Arthur Ashe n'était pas le tennisman le plus doué de son époque, mais il en était certainement le plus brillant par la lumière qu'il dégageait. Premier joueur noir à remporter joueur noir à remporter un tournoi du Grand-Chelem (l'US Open en 1968), il mettra sa notoriété et son charisme au service de la cause noire et de la lutte contre les inégalités d'abord, aux Etats-Unis et en Afrique de Sud. Vainqueur de 3 tournois du Grand-Chelem, son année 1975 restera sans aucun doute la plus marquante de sa carrière au cours de laquelle il domine Björn Borg à de nombreuses reprises, notamment an 1/4 de finale de Wimbledon qu'il finira par remporter contre Jimmy Connors. Défenseur des réfugiés haïtiens aux Etats-Unis, promoteur du tennis en Afrique et de la cause africaine à travers le monde, son dernier combat lui aura été mortel. Atteint de problèmes cardiaques, une transfusion lui a transmis le virus du SIDA contre lequel il mène une campagne acharnée à travers le monde. Une campagne qui ne le sauvera pas puisqu'il s'éteint en 1993. Un grand bonhomme.
18è (F) : Petra Kvitova
Cf. Ana Ivanovic
18è (H) : John Newcombe
Parmi les pionniers australiens, John Newcombe n'est pas celui que l'on retient le plus. Pourtant, contemporain de Ken Rosewall et Rod Laver, Newcombe a enquillé 7 tournois du Grand-Chelem en simple, rien que ça ! En double, il a fait encore plus fort puisque ce sont 17 titres qui lui sont revenus, le plus souvent avec Tony Roche. Gentleman des courts, il incarne une vision du tennis qui sera bientôt balayée par la génération des Borg, Connors, Villas et consorts. Il n'en demeure pas moins très actif dans le monde du tennis puisqu'il était le capitaine de l'équipe d'Australie quand le pays a remporté la Coupe Davis en 1999.
17è (F) : Angelique Kerber
Entre 2015 et 2016, elle était injouable ou presque. Victorieuse de 5 Premier, de 2 tournois du Grand-Chelem et d'une médaille d'argent olympique, Angelique Kerber a su concrétiser toutes les attentes placées en elle quand elle avait atteint la demie-finale de l'US Open en 2011. Si depuis les résultats sont plus éparses, elle a tout de même réussi à s'imposer à Sydney et Wimbledon l'année dernière et à finir l'année à la deuxième place mondiale.
17è (H) : Gustavo Kuerten
Jusqu'à la fin des années 1990, la terre battue et à plus forte raison Roland-Garros était le domaine réservé de joueurs qui imprimaient à la balle des effets décuplés par la surface. Les attaquants, les contreurs, les bûcherons de la balle n'avaient que très peu de chances d'y briller. Jusqu'à Gustavo Kuerten. Parfaite fusion entre les attaquants de fond de court et les lifteurs invétérés, le Brésilien a synthétisé à la perfection mettre des quiches dans la balle et lui imprimer des effets qui renvoient l'adversaire dans les bâches. Résultat pour Kuerten : 3 Roland-Garros, 5 Masters 1000 et une polyvalence dans son jeu d'attaque qui lui a permis de briller aussi sur dur. Si vous cherchiez le père spirituel du jeu de Rafael Nadal, il ne faut pas aller chercher beaucoup plus loin.
16è (F) : Mary Pierce
Si la Franco-américaine pointe à la 16è place de notre classement, devançant donc des joueuses plus titrées qu'elle, c'est certainement parce qu'elle a posé les bases du jeu qui devait bientôt s'imposer dans le circuit féminin. Avec Jennifer Capriati et Monica Selles, Mary Pierce fait partie de celles qui ont introduit cette puissance en fond de court qui, dès la fin des années 90, est devenue par l'intermédiaire notamment des soeurs Williams le nouvel étalon or du jeu chez les femmes. Question palmarès, les victoires de Mary Pierce ne sont pas à négliger : 2 tournois du Grand-Chelem (Open d'Australie en 1995 et Roland-Garros en 2000), 5 Masters 1000 et 2 Fed Cup en 1997 et 1999.
16è (H) : Jim Courrier
Son règne n'aura pas duré longtemps. Pendant 2 saisons, Jim Courrier aura été le meilleur joueur de la planète. Entre 1992 et 1993, l'Américain remporte 2 fois l'Open d'Australie et Roland-Garros et ajoute à cela 5 Masters 1000, la place de numéro 1 mondial pendant 58 semaines et une Coupe Davis. Alors, que s'est-il passé pour que Big Jim cède les rênes du tennis mondial à ses compatriotes Pete Sampras et Andre Agassi ? Sans aucun doute ces deux finales de Grand-Chelem perdues coup sur coup en 1993 à Paris et Londres contre 2 et Sampras, puis les deux demies-finales cédées cette fois à Melbourne et Paris l'année suivante contre Sampras et Bruguera toujours lui ont-elles longtemps pesé sur le moral et les jambes. Jamais l'attaquant de fond de cour redoutable, le contreur infernal, celui dont le coup droit était considéré comme le plus puissant du circuit n'a retrouvé son niveau de jeu.