Tennis

Top 50 des meilleur(e)s joueuses et joueurs de tennis : des 25è aux 21è

C'est dans la tête de Stanislas Wawrinka

Cet été, WeSportFr vous propose son classement subjectif des meilleures joueuses et des meilleurs joueurs de tennis de la deuxième moitié du XXè siècle et à nos jours. Aujourd’hui, on approche du top 20 avec les joueuses et joueurs classés entre la 25è et la 21è place. On parlera de Svetlana Kuznetsova, Guillermo Villas, Jennifer Capriati et Stanislas Wawrinka.

25è (F) : Svetlana Kuznetsova

La carrière de Svetlana Kuznetsova est faite de coups d’éclat et de gros trous d’air. Surprise de l’été 2004 quand elle remporte l’US Open, elle mettra près de 2 ans avant de remporter un nouveau titre majeur, à Miami. Il lui faudra ensuite 3 ans pour jouer de nouveau à sa valeur et remporter coup sur coup les tournois de Stuttgart, Roland-Garros et Pekin. Il faudra de nouveau attendre jusqu’en 2015/2016 pour la voir revenir à son meilleur niveau et enquiller les 3 Premier de Moscou (2 fois) et Sydney. Svetlana Kuznetsova incarn peut-être mieux que toute autre cette fameuse inconstance de beaucoup de joueuses du circuit WTA. Elle n’en est pas moins une grande joueuse.

25è (H) : Illie Nastase

C’est un clown qui a remporté 2 Grand-Chelem et 87 tournois ATP. L’US Open 1972 d’abord et Roland-Garros 1973 ensuite, il a également glané 4 Masters entre 1971 et 1975. Un clown sur le court, jamais avare d’une pitrerie pour amuser le public, se délester d’un surplus de pression et certainement pour faire sortir le joueur adverse de sa concentration. Une fois le terrai quitté, Illie Nastase n’était pas décidé à ne plus faire parler de lui. Président de la Fédération de tennis Roumaine, il doit démissionner après qu’il a eu maille à partir avec les médias. En 2017, il se lance dans une série d’attaques sexistes contre Serena Williams, l’accusant d’abord et dopage et au sujet de l’enfant qu’elle était sur le point d’avoir avec Alexis Ohanian “De quelle couleur sera-t-il ? Chocolat au lait ?”. Un triste clown.

24è (F) : Gabriela Sabatini

Gabriela Sabatini a un palmarès trompeur. Victorieuse d’un seul Grand-Chelem, c’était à l’US Open en 1990, elle a pâti d’une concurrence d’exception en la personne de Steffi Graf. Pourtant l’Argentine n’a pas manqué d’inscrire à son palmarès une médaille d’argent olympique, 6 Masters 1000 (leur équivalent de l’époque) et 2 Masters. Pas rien du tout donc. Surtout Gabriela Sabatini a marqué de sa technique impressionnante l’histoire du jeu. Dotée d’une revers à une main impeccable, elle était capable de coups comme on en voyait très peu dans le circuit féminin, et qui continuent à se faire rares.

24è (H) : Guillermo Vilas

Guillermo Vilas a tout simplement révolutionné le jeu. Alors que la technique académique imposait les coups à plat, Guillermo Vilas et son rival Björn Borg ont su utiliser le lift pour imposer leur suprématie sur terre battue. Très mobiles, avec leur condition physique impressionnante, ils ont fait entrer, avec d’autres, le tennis dans une toute nouvelle ère. Pourtant, Guillermo Vilas était loin d’être le joueur d’une seule surface. Considéré comme le meilleur terrien de l’histoire du tennis avant l’événement Nadal, Vilas a su remporter d’autres tournois comme l’Open d’Australie disputés sur gazon en faisant évoluer sa technique. Un très grand.

23è (F) : Conchita Martinez

Imaginez Carlos Moya, Guillermo Vilas (encore lui) ou Rafael Nadal qui n’auraient jamais gagné à Roland-Garros. Difficile ? Et bien c’est exactement le cas de Conchita Martinez ! Terrienne parmi les terriennes, elle n’a jamais su s’imposer sur l’ocre parisien. Pis, le seul Grand-Chelem qu’elle a pu accrocher à son palmarès a finalement été ce Wimbledon 1994. Habituée des grands rendez-vous préparatoires à celui Porte d’Auteuil que constituaient les tournois de Rome, Berlin ou Hilton Head, son palmarès s’est particulièrement enrichi en dehors de la grand messe Porte d’Auteuil. Dévouée à son équipe nationale, l’Espagnole a remporté 3 médailles olympiques et 5 Fed Cup.

23è (H) : Andy Roddick

Ce n’est pas un cadeau qu’ont fait Jerry et Blanche Roddick à leur dernier, Andy, que de le faire naître un jour d’août 1982. Ils auraient dû se dépatouiller pour lui donner naissance aussi loin que possible, mettons à 10 ans d’écart, d’un autre gamin né en août, lui 1981 et à Bâle. Car contemporain de Roger Federer, Andy Roddick n’a eu guère de chance de laisser une empreinte dans le tennis proportionnel à son talent. Grand serveur, doté d’un coup droit canon et d’une très grande vélocité sur le terrain, Andy Roddick avait tout pour être le prototype, le modèle du tennisman modèle dont on prend la technique et la tactique en exemple. Vainqueur de l’US Open en 2003 contre Juan Carlos Ferrero, il perdra par la suite 4 finales de Grand-Chelem contre le maître suisse et deux demies-finales. Côté Masters 1000, le bilan est plus positif puisque l’Américain en a décroché 5, tous sur dur à Miami, Cincinnati et au Canada.

22è (F) : Jennifer Capriati

Est-ce parce que son père, qui lui a appris le tennis, était boxeur que Jennifer Capriati s’est donné pour mission de mettre des beignes à toutes les balles de tennis qui lui tombaient sous la raquette ? En tout cas, c’est certainement parce qu’on a fait d’elle le nouveau petit prodige du tennis mondial que Jennifer Capriati a pété un plomb. Il y avait de quoi. Plus jeune membre du top 10 WTA à 14 ans et quelques semaines en 1990, elle est aussi la plus jeune joueuse à avoir atteint le dernier carré d’un tournoi du Grand-Chelem. Continuant d’enchaîner les performances dans les quatre Majeurs, elle remporte à Bercelone la titre olympique au nez et à la barbe (surtout au nez) de Steffi Graf. On connait la mesure qui caractérise les Américains, et on ne peine pas à se figurer la pression médiatique qui pesait alors sur ses épaules. 1993, ses performances sont horribles, elle arrête le tennis, reprend ses études. En 1994, elle est arrêtée pour possession de marijuana. Rideau ? Certainement pas. Jennifer Capriati écrit son biopic comme peu de scénaristes oseraient et petit à petit reprend la compétition, puis ses marques, puis le chemin du succès. Jusqu’aux plus flamboyants. En quatre ans, elle rafle 8 titres dont 3 tournoi du Grand-Chelem (Melbourne et Paris en 2001, et re-Melbourne en 2002) et le Premier de Charleston. De quoi en faire une immense championne.

22è (H) : Stanislas Wawrinka

stanislas wawrinka à roland-garros en 2015

Stanislas Wawrinka n’est pas du genre à s’encombrer avec les grades intermédiaires. En 2014, quand il gagne le premier de ses trois tournois du Grand-Chelem à Melbourne en 2014, Stanislas Wawrinka n’a encore pas remporté de tournoi plus prestigieux qu’un ATP 250. Certes, ce n’est pas le premier dans l’histoire du jeu, mais eu égard à la concurrence forcenée des quatre monstres Federer, Nadal, Djokovic et Murray, c’était déjà un petit exploit. Mais que Stanislas Wawrinka ait pu en glaner deux autres, à Roland-Garros en 2015 et à Flushing Meadows en 2016 le fait définitivement entrer dans l’histoire parmi les très grands. Car ils se comptent sur les doigts d’une main les hommes capables de remporter des titres du Grand-Chelem au Big 4, et Stanislas Wawrinka en est sans conteste le majeur. Il fallait toute l’audace, la puissance et la technique de l’autre grand suisse pour venir à bout de ces monstres-là. Stanislas Wawrinka y est parvenu peut-être au détriment d’un physique qui n’en finit plus de le trahir. Quart-de-finaliste à Roland-Garros contre Roger Federer, il y est parvenu à la faveur d’un match d’anthologie contre Tsitsipas en huitième-de-finale, et on espère désormais que l’Helvète a retrouvé une bonne fois pour toutes ses jambes.

21è (F) : Tracy Austin

Son corps ne lui aura pas permis de mener une carrière très longue. Pourtant, en 5 ans (de 1977 à 1982), Tracy Austin a réussi à remporter la bagatelle de 30 titres. Plus jeune numéro 1 mondiale en 1980 – elle sera détrônée plus tard par Monica Selles et Martina Hingis, elle est aussi en 1979 la plus jeune gagnante de l’US Open à 15 ans, record qui tient toujours. Elle a remporté par la suite 3 Masters consécutifs et un nouvel US Open en 1981. Obligée de d’arrêter sa carrière à 21 ans à cause de son dos, elle revient à la compétition en 1988 par le double. Son come-back en simple ne dure que quelques semaines, un accident de la circulation lui brise la jambe. Une carrière brisée mais une championne au talent XXL.

21è (H) : Marat Safin

Qui sait si Marat Safin n’avait pas dans la raquette de quoi devenir un des 10 ou 20 joueurs les plus importants de l’histoire du tennis ? Un service précis et puissant, un coup droit canon, un revers à deux mains solide, un jeu de jambes véloce, il ne manquait techniquement rien au Russe pour faire partie de l’aristocratie du tennis. Ce qui manquait à Marat Safin se trouve dans la tête. Cette stabilité, ce calme, cette lucidité qui lui auront tant fait défaut et qui l’empêcheront de faire trembler véritablement Roger Federer de ses bases quand sera venu le temps de son avènement. Grand spécialiste des surfaces rapides, à l’exception du gazon sur lequel il ne parvenait à trouver de sensation convenables, Marat Safin a remporté 2 titres du Grand-Chelem (US Open 2000 et Open d’Australie 2005) en plus de 5 Masters 1000 et 2 Coupe Davis. Bien mais pas top quand on connait son potentiel.

1 commentaire

1 commentaire

  1. Avatar

    Brouillaud

    25 juillet 2019 @ 13:23

    On ne peut pas placer Safin et Roddick devant Vilas, alors qu’ils sont bien moins titrés que lui, et ont bien moins marqué l’histoire du tennis …!

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