Garbine Muguruza est 27è de notre classement

Top 50 des meilleur(e)s joueuses et joueurs de tennis : des 30è aux 26è

Cet été, WeSportFr vous propose son classement subjectif des meilleures joueuses et des meilleurs joueurs de tennis de la deuxième moitié du XXè siècle à nos jours. Aujourd’hui, place aux joueuses et joueurs classés entre la 40è et la 36è place de notre classement. On y retrouvera entre autres Hana Mandlikova, Michael Chang, Garbine Muguruza et Stan Smith !

30è (F) : Hana Mandlikova

Elle a brisé un duopole. Entre 1982 et 1986, deux joueuses se sont partagées tous les titres du Grand-Chelem : Chris Evert et Martina Navratilova. Tous ? Non ! En 1985, Hana Mandlikova parvient à en arracher un des griffes des deux joueuses d’exception que sont Evert et Navratilova. En les battant successivement en demi-finale et finale, Hana Mandlikova réalise la plus grande performance de sa carrière qui ne manque pourtant pas d’exploits (elle a remporté 26 titres dont 4 GC). On ne peut pas s’empêcher de penser que son palmarès aurait pu être autrement plus fourni si le sort ne l’avait pas faite contemporaine de deux des meilleures joueuses de l’histoire.

30è (H) : Goran Ivanisevic

S’il y avait un pari sportif à tenir en étant sûr de le remporter, c’était bien de mettre une pièce sur Goran Ivanisevic quart-de-finaliste d’un tournoi du Grand-Chelem. D’une régularité quasi métronomique, le Croate a bien failli s’en tenir là des statistiques tant il semblait être maudit en finale de Wimbledon. Il lui en fallu une quatrième, cette fois non plus contre Sampras ou Agassi mais contre Patrick Rafter pour finalement vaincre sur le gazon londonien. Grand serveur, il n’était pas le prototype de la machine à servir. Son jeu d’attaque varié en faisait un des joueurs les plus agréables à suivre et lui a permis de glaner, outre Wimbledon, deux Masters 1000 et deux médailles de bronze olympiques.

29è (F) : Evonne Goolagong

On ne vous refait pas le point sur la méthodologie qui a permis d’aboutir à ce classement, mais on vous rappelle seulement que les rédacteurs devaient attribuer une note entre 50 et 1 aux joueuses et joueurs, 50 étant la meilleure note et 1 la moins bonne. Pour Evonne Goolagong, les votes ont été tout ce qu’il y a de plus clivé : 41 21 41 7 11 43 7 2 1 44. Des votes contrastés qui aboutissent fatalement à une place dans le milieu de ce classement pour Evonne Goolagong qui pourtant ne totalise pas moins de 7 titres du Grand-Chelem en carrière. Une anomalie qui s’explique probablement par l’éloignement temporel relatif de ses performances et un postérité moins importante que d’autres grandes joueuses de la même époque. Ça ne doit cependant pas faire oublier quelle grande joueuse a été Evonne Goolagong.

29è (H) : Michael Chang

Si on vous demandait contre qui Michael Chang a gagné le tournoi de Roland-Garros en 1989, vous répondriez sûrement contre Ivan Lendl avec un service à la cuillère. Faux. Ce fameux match avec Enrico Macias tout sourire, c’était un huitième-de-finale. On peut néanmoins facilement vous absoudre d’une telle erreur tant ce geste est devenu iconique dans la culture tennistique de notre époque. La finale, Michael Chang la remportera contre Stefan Edberg, son exact opposé en matière de jeu. On aurait tout aussi tort de résumer la carrière de Michael Chang à ce Roland-Garros remporté à 17 ans et quelques jours. Finaliste de trois autres GC, il a remporté la Coupe Davis 1990 avec les Etats-Unis d’André Agassi, et pas moins de 7 Masters 1000.

28è (F) : Garbine Muguruza

garbine muguruza wimbledon 2017

Depuis 2015, Garbine Muguruza dispute au moins une demie-finale de Grand Chelem par an. Si on en croit les statistiques, ce sera pour l’US Open puisque l’Espagnole n’a jusqu’à présent pas dépassé le stade des 1/8è. C’est cette régularité qui fait de Garbine Muguruza l’une des toutes meilleures joueuses du monde. Si son niveau actuel n’est pas à la hauteur de l’excellence qu’elle avait trouvé en 2016 et 2017, années de ses victoires à Roland-Garros et Wimbledon, Garbine Muguruza n’en pas reste pas moins une des joueuses les plus plaisantes à voir jouer. Loin du prototype du jeu “à l’Espagnol”, Garbina Muguruza propose un tennis offensif et agressif.

28è (H) : Carlos Moya

Le pur terrien. Sur 20 titres glanés, le Catalan en compte 16 sur l’ocre et 4 sur dur et ce n’est sûrement pas un hasard. Sa victoire la plus retentissante sur la surface est évidemment celle Porte d’Auteuil en 1998. Au sommet de son art, Carlos Moya, qui avait déjà remporté le tournoi de Monte-Carlo quelques semaines auparavant, a disposé en finale de son compatriote Alex Corretja. L’Espagnol parviendra tout de même à remporter le Masters 1000 de Cincinnati en 2002 contre Lleyton Hewitt, spécialiste de la surface. Un seigneur.

27è (F) : Caroline Wozniaki

Elle aurait pu être, à l’instar de Marcelo Rios, une numéro 1 mondiale sans Grand-Chelem. Il s’en a fallu de peu et Caroline Wozniaki a longtemps attendu. En janvier 2018, tout de même, elle a triomphé de Simona Halep et de l’Open d’Australie pour entrer dans une nouvelle dimension du tennis mondial. Défaite par deux fois en finale de l’US Open, c’est donc la terre australienne qui vient compléter un palmarès déjà fourni de 27 tournois, 30 aujourd’hui. A son actif, 17 Premier ou Premier 5 et le Masters de 2017 à Singapour. Autant dire un palmarès XXL.

27è (H) : Ievgueni Kafelnikov

C’est un homme de record. Quand il gagne Roland-Garros en 1996, Ievgueni Kafelnikov est le premier russe à remporter un tournoi du Grand-Chelem – il demeure du reste le seul avec Marat Safin. Quand il gagne l’Open d’Australie en 1999 et qu’il devient par là numéro 1 mondial, il devient le premier à atteindre la tête du classement ATP. Quand il gagne la médaille d’or aux Jeux Olympiques de Sidney en 2000, il devient là encore le premier russe à réussir cet exploit. Des records, Kafelnikov en possède de moins glorieux. Il est par exemple le joueur à avoir disputer le plus de finale de Masters 1000 sans en remporter un seul. Pas de quoi priver le natif de Sotchi de sa place dans l’histoire du tennis.

26è (F) : Ana Ivanovic

Fin de la vanne

26è (H) : Stan Smith

Au cas où vous en doutiez, Stan Smith ce n’est pas que la paire de chaussures la plus répandue dans le 19è arrondissement de Paris. C’est avant tout un grand champion de tennis, parmi les pionniers du genre. Contemporain de Rod Laver, Arthur Ashe et Illie Nastase, il a remporté 40 titres en carrière dont 2 Grand-Chelem et 1 Masters 1000 (ou son équivalent de l’époque). Numéro 1 mondial en simple et en double, il a remporté la bagatelle de 7 Coupe Davis entre 1968 et 1979. Discret et fair-play, il est un modèle admiré et respecté de tous les joueurs de son temps. Comme quoi, les grands hommes peuvent donner leur nom à de petites chaussures.

A propos de l'auteur

Fan de foot mais aussi de Serie A, je prends autant de plaisir à voir jouer Gilles Simon qu'à attendre une arrivée au sprint entre les Alpes et les Pyrénées. Talking Heads et Panetonne.

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