Tour de France 2020: Le grand-Colombier comme épouvantail.

2 ascensions du sommet le plus dur du Bugey, le col du Grand-Colombier : voila ce qui attend le peloton du Tour de France 2020 à l’étape 15. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ce sera absolument atroce pour les non grimpeur. Coucou à Adrien Petit d’ailleurs on sait que l’étape le fait saliver d’avance.

Une montée terrible.

Si 2 ascensions du colombier sont au programme sur cette étape une seule ira au sommet. En effet, l’étape arrivera tout en haut du col. La première ascension elle ira uniquement jusqu’à mi pente. Toutefois n’allez surtout pas penser qu’elle sera moins difficile. Loin, très loin s’en faut en abordant le col par Virieu-le-petit les coureurs emprunteront la ‘directissimme’ c’est à dire la face la plus dure du col. Cette montée sera nommé montée de la Selle de Fromentel sur le tour. Mais dans les faits cela reste la montée du grand colombier, et surtout sa partie la plus difficile.  C’est par cette montée que les coureurs du Tour 2017 avaient gravis le col.

Les coureurs emprunteront pour l’occasion une petite route assez étroite. Si la montée de la Selle de Fromentel est indiqué comme longue de 11 km toute cette route ne sera pas égale. En effet, de la sortie d’Artemare ( lieu du pied officiel ) à Virieu-le-petit l’ascension se fera sur une pente assez faible et surtout via une grande route avec un excellent rendement. Après la sortie de Virieu ce sera totalement différent.En effet, après le village les coureurs auront face à eux des interminables lignes droites où le pourcentage ne sera plus sous les 10%. Sur les 3 derniers kilomètres les coureurs feront face à des longues lignes droites dans une pente à plus de 12%. Largement assez pour faire craquer plus d’un coureur.

La montée surprise : le col de la biche.

Si la montée de la Stelle de Fromentel semble brutale celle du col de la Biche ne l’est pas moins. Découvert par le tour il y a 2 ans lors de l’étape Nantua-Chambéry ( qui avait vu Arnaud Demarre arriver hors délais ). Cette fois-ci il sera pris dans un autre sens. En effet, cette fois le Tour montera depuis Brenaz ( à prononcer Bréna pour briller dans le Bugey ). Bien que ce versant soit assez court ( à peine 7 km de montée ) mais une fois le village de Brénaz passé la pente devient brutale. Une fois sorti du village les coureurs feront face à une pente qui ne descendra jamais sous les 7%.

profil des 2 premières montées.

L’ascension finale : le Grand-Colombier par Culoz. 

L’arrivée sera jugée tout en haut du col du Grand-Colombier à 1500 m d’altitude. Le Tour n’est allé qu’une seule au sommet par ce versant à ce jour. Toutefois, ce n’est pas pour autant une ascension inconnue du cyclisme professionnel. En effet, pendant des années elle a été le juge du paix du Tour de l’Ain.  C’est par notamment par cette montée qu’est passé le Tour de l’Ain 2019 que Thibaut Pinot a facilement remportée. Si cette face est moins dure que l’ascension par Anglefort elle reste irrégulière et très pentue.Cette ascension fut gravie complètement une seule fois lors de la victoire de Thomas Voeckler à Bellegarde-Sur-Valserine.

Vue depuis l’ascension du Grand-Colombier par Culoz.

De plus, au delà de la vue dans la montée par Culoz est tout aussi dure que les autres versants.Les 2 replats qu’elle comporte  donc un en légère descente sont en trompe l’œil. On peut clairement découper cette ascension en 3 parties. La première va de la sortir de Culoz jusqu’au premier replat. C’est d’ailleurs la plus sévère en terme de pente. La pente en effet ne descend jamais sous les 7%.

Après le premier replat et le carrefour avec une autre montée la pente redevient très sévère. Pendant un peu plus de 3 km on enchaîne les bouts droits dans une pente à plus de 8% avant d’arriver sur un dernier replat et une petite descente qui amène sur la fin du col. Une fois la pente reprise on arriver au barrière canadienne et le plus dur sera fait. Il ne restera plus qu’à rejoindre l’arrivé dans une pente moins rude qu’auparavant.

La montée du Grand-Colombier par Culoz, la montée finale.

Conclusion. 

Le programme de la journée est donc particulièrement copieux. Il y a aura donc largement de quoi faire des écarts sur cette 15me étape. Toutefois, il vaudrait mieux ne pas attendre la dernière ascnesion pour lancer les hostilités. Et pour cause, l’ascension finale sera presque la moins dure des 3 ascensions principales de la journée.

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