Dans la première étape du triptyque alpestre, Nairo Quintana a devancé Romain Bardet et Alexei Lutzenko. Julian Alaphilippe garde son maillot jaune mais concède 30 secondes à Egan Bernal.

Quintana et Bardet à la relance

La réaction des champions. Largués au classement général, Nairo Quintana et Romain Bardet pouvaient compter sur un bon de sortie pour s'échapper ce matin et joueur leur chance à Valloire. En compagnie d'une trentaine de coureurs dont Greg Van Avermaet, Julien Bernard, Adam Yates, Michael Woods ou Damiano Caruso, le Colombien de la Movistar et le Français d'AG2R-La Mondiale ont donc passé la journée à l'avant de la course.

Dans la dernière difficulté du jour, le mythique Galibier, Quintana a placé une attaque canon prenant le meilleur sur un petit groupe alors composé de Bardet, Lutzenko, Woods et Caruso. L'attaque est trop soudaine, les quatre autres tardent à répondre, Quintana est trop fort. Il s'envolera vers la victoire sans que personne ne puisse la lui contester.

Romain Bardet finira par répondre à l'attaque du Colombien sans parvenir toutefois à le rattraper. D'abord suivi par Lutzenko, l'Auvergnat finira l'ascension seul et y passera en deuxième position, comme dans l'Izoard, ce qui lui permettra de revêtir à Valloire le maillot à pois de meilleur grimpeur.

Alaphilippe limite la casse

Du côté des favoris, c'est la Movistar qui a essayé d'allumer la première mèche par Marc Soler dans l'Izoard. L'équipe espagnole a durci le rythme, faisant perdre aux favoris beaucoup de leurs coéquipiers. Une attaque qui n'a pourtant pas réussi à faire l'écrémage entre les meilleurs qui vont finalement s'expliquer dans le Galibier. D'abord par une attaque d'Egan Bernal à 3 kilomètres du sommet qui laisse tout le monde sur place. Geraint Thomas part en contre, assez vite repris par le groupe Pinot. Julian Alaphilippe prend un éclat au sommet de 15 secondes.

Dans la descente, le Berrichon remonte sur le groupe Thomas/Pinot mais sera finalement incapable de combler l'écart avec Bernal, auteur lui aussi d'une descente dantesque. Finalement, le maillot jaune Julian Alaphilippe ne perd qu'une trentaine de secondes sur le seul Bernal et le devance au classement général d'une minute et trente secondes.