Tournoi de Rome : semaine de tous les problèmes pour l’organisation italienne

Couacs à répétition. C’est en partie ce que l’on retiendra de cette édition 2019 du tournoi de Rome. Météo capricieuse, programmation désorganisée, augmentation du prix des billets, courts en mauvais état… La semaine Romaine n’est pas encore terminée, mais restera déjà dans les annales pour les problèmes récurrents qui ont entaché le bon déroulement du tournoi. 

Une augmentation du prix des billets mal perçue

Annonçant sa participation au tournoi à la dernière minute, Roger Federer a malgré lui crée la première polémique de la semaine. Les organisateurs du tournoi ont soudainement décidé de doubler le prix des billets encore en vente, utilisant ainsi l’attraction du Suisse pour renflouer ses caisses. Une décision largement critiquée par les fans de la petite balle jaune. Les spectateurs ont ainsi dû débourser pas moins de 140€ pour assister au second tour opposant Roger Federer à Joao Sousa; une facture très salée pour un Masters 1000.

Pire encore, les détenteurs de billets pour la journée du Mercredi n’ont pas pu obtenir de remboursement malgré zéro match joué à cause de la pluie… Une décision, qui là aussi, a encore du mal à passer pour les amateurs de tennis.

La qualité des courts remise en question

A l’image de Novak Djokovic et Juan Martin Del Potro hier qui n’ont cessé de se plaindre du court pendant une grande partie de leur match, Roger Federer a également émis quelques critiques quant à la qualité des installations. En cause, une terre battue de mauvaise qualité à déplorer sur l’ensemble des terrains du Foro Italico. Les lignes blanches plastifiées ont également été remises en question. Lors du match opposant le Suisse à Borna Coric, les personnes chargées de l’entretien du court ont accumulé les faux pas, notamment en balayant les lignes après avoir arrosé le court; alors que la procédure normale veut que les choses se fassent dans l’ordre inverse.

Roger Federer en a d’ailleurs fait les frais en glissant à plusieurs reprises sur ces lignes, comme en témoignent les images ci dessous; créant une légère blessure à la jambe du Suisse, une des conséquences directes de son forfait le lendemain.

Autre exemple, cette vidéo publiée sur la story Instagram de Sascha Bajin. On voit très clairement le court dépourvu de terre battue; le rendant aussi dur que du roc, un comble pour un tournoi sur terre battue… Une qualité de terrain aussi choquante qu’inadmissible pour un tournoi de cette importance.

Si vous avez suivi quelques matchs joués sur les courts annexes, la drôle de disposition des terrains vous a forcément étonnée. “Les doubles courts” n’ont en effet pas plu à tout le monde… Collés les uns aux autres, dans une sorte d’arène entourée de gradins, ces courts rendent les conditions de jeu énormément compliquées. Entre les balles qui manquent de visiter le terrain d’à côté et les supporters qui réagissent aux quatre coins du court, difficile pour les joueurs de se concentrer…

Les courts annexes du Foro Italico

Les infrastructures des Challenger n’ont finalement rien à envier au Foro Italico…  Encore une fois, difficile de donner du crédit au tournoi avec de tels couacs…

L’organisation vivement critiquée

Elle est certainement l’élément le plus stressant pour les organisateurs des tournois en extérieur… Cette semaine à Rome, la météo a fait des siennes; à l’image du Mercredi noir totalement perturbé par la pluie puisque aucun match n’a pu être joué. Alors certes, s’il y a bien un élément que l’Homme ne peut pas contrôler, c’est la météo. Pourtant les conséquences qui en découlent et les décisions prises pour remédier aux problèmes d’organisation ont là aussi fait jaser.

Première exemple avec la vive critique de Dominic Thiem suite à sa défaite contre Fernando Verdasco Jeudi matin :

“Je n’aime pas la façon dont les joueurs ont été traités dans ce tournoi. Hier, c’était inacceptable, ils nous ont dit d’être ici  à 7h du matin alors qu’il était clair qu’il allait pleuvoir toute la journée. Après, pour clore le tout on a mis une heure et demi pour rentrer à cause de la finale de la Coupe d’Italie qui se déroulait au Stade Olympique. Je suis arrivé très tard à l’hôtel, je n’ai pas pu faire mes soins car je devais dormir un peu sachant qu’ils ont eu l’audace de me programmer à 10h du matin. J’ai toujours joué le jeu sur ce tournoi, mais là, j’avoue que je suis très en colère. Je suis arrivé sur le court fatigué et plutôt énervé. Qu’il pleuve ce n’est pas si grave si au moins le tournoi pensait à nous aider. Là, cela a été du n’importe quoi.”

…En découle ainsi des forfaits d’importance

Conséquence directe de ce Mercredi noir? Un Jeudi au programme monstrueux. Une aubaine pour les spectateurs, moins pour les joueurs. Certains ont dû enchaîner deuxième tour et 8ème de finale dans la même journée; et beaucoup de joueurs n’ont pas eu plus que les 3h réglementaires entre leurs deux matchs pour récupérer. Si pour certains des cadors cette double programmation n’a pas posé de problèmes, elle a néanmoins laissé beaucoup de traces physiques chez certains. A l’image de Roger Federer qui a dû jeter l’éponge pour son quart de finale face à Stefanos Tsitspas, la WTA a elle aussi subit les conséquences de cette programmation avec le forfait de Naomi Osaka.

Des forfaits dont le tournoi se serait bien passé, surtout quand les noms de Roger Federer et Naomi Osaka y sont évoqués.

Vous l’aurez compris, cette semaine à Rome, rien ne va. Sergio Palmieri, le directeur du tournoi a tout intérêt à prendre note des problèmes rencontrés s’il veut que la réputation de son tournoi ne soit pas (encore plus) entachée.

Crédit photo en une : BeIn Sports

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