Tranquille comme Toronto

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14. Cela fait 14 matchs que les Raptors refusent la défaite. Record de franchise battu, plus longue série de victoire de l’histoire de la ville de Toronto, touts sports confondus. Malgré certaines prévisions, l’extinction des dinosaures, ce n’est pas pour tout de suite. 

Prédateurs silencieux 

Ils étaient peu à avoir misé sur les Raptors en début de saison. Après les départs de leur franchise player et MVP des Finals, Kawhi Leonard et de Danny Green, on leur prévoyait une reconstruction sinueuse. Cependant, le socle est resté solide avec Kyle Lowry, Marc Gasol et Pascal Siakam. Beaucoup semblaient avoir oublié que l’an passé, nombreux furent les matchs de saison régulière où Fun Guy fut ménagé. Le collectif existait déjà, et il n’a fait que progresser, notamment avec l’émergence fulgurante de Fred VanVleet lors des dernières Playoffs. Personne n’attendait les Raptors à ce niveau, et pourtant, ils sont pour l’instant 2e de la Conférence Est, seulement devancés par les Bucks.

Lorsqu’une espèce s’éteint, une nouvelle lui succède 

Si la saison dernière avait été clémente niveau blessure, c’est loin d’être le cas cette année. Tous les joueurs cadres des Raptors ont déjà été blessés. Si l’on combine les absences de Lowry (12), Siakam (11), Gasol (18), Van Vleet (10), Ibaka (10) et Powell (15), ce sont 76 matchs cumulés manqués par des joueurs majeurs de l’équipe canadienne. Ces chiffres vont d’ailleurs augmenter puisque Powell et le pivot espagnol ne reviendront pas avant le all-star break. Seul un seul joueur a disputé tous les matchs de la saison : le rookie non drafté, Terence Davis. 

Snobé de la sélection du Rising Stars Challenge, il a répondu de la meilleure des manières avec des apparitions ultra qualitatives avec presque 20 points de moyenne sur le mois de février et un record en carrière face à Chicago (31 points). Hyper adroit et doté d’un jump monumental, celui qui aurait pu devenir footballeur américain a su se rendre indispensable aux yeux de son coach.

Nick Nurse, a dû s’adapter aux blessures avec brio. Avec une identité défensive toujours aussi marquée, le collectif des Raptors en a fait déjouer plus d’un. O.G Anunoby a succédé à Kawhi Leonard en tant que monstre défensif, quitte à parfois être focalisé exclusivement sur cet aspect du jeu. Le futur coach de la Team Giannis sait tirer le meilleur de son effectif, pourtant loin d’être impressionnant sur le papier. La victoire de Toronto face à Brooklyn (119-118), sans leur meneur all-star, en est l’exemple le plus marquant avec des superbes performances de joueurs, pourtant non-draftés. Encore un exemple de l’excellent travail du general manager des Raptors, Masai Ujiri.

 

Le cœur du champion

Cette saison est synonyme d’éclosion. Pascal Siakam a pris les responsabilités offensives de Kawhi Leonard et assure au scoring. Éclosion également cas pour Norman Powell qui, lorsqu’il n’est pas blessé, a un gros impact en tant que sixième homme. Fred Van Vleet confirme ses prouesses observées lors du sacre des Dinos l’an passé et Serge Ibaka remplit parfaitement son rôle de vétéran. Le co-créateur du Scarf Game (avec O.G Anunoby) compense avec brio les blessures d’un toujours aussi précieux Marc Gasol, avec pour point d’orgue, un game-winner d’anthologie face à Indiana pour permettre à son équipe de battre le record de victoires consécutives de la franchise canadienne.

Si Toronto n’est évidemment pas favori à sa propre succession, la couronne de champion est toujours sur la tête des soldats de Nick Nurse et il sera difficile de les détrôner. Les Raptors sont en chasse, les records tombent les uns après les autres. Jusqu’où s’arrêtera l’hégémonie jurassique ?

Crédit photo de couverture : raptors | Instagram

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