Dans le merveilleux film d'Etorre Scola: une journée particulière, deux êtres s'aiment sans se soucier du drame qui se joue à quelques mètres d'eux. Aux courses de chevaux (toutes proportions gardées) c'est un peu pareil. Lorsque l'on a un cheval de course qui se produit sur un hippodrome, la terre peut s'écrouler (enfin presque) notre esprit n'est là que pour notre fier coursier. Cela s'appelle la passion, l'amour, la déraison, la folie.
Comme à un premier rendez-vous amoureux
Bien que connaissant les courses hippiques depuis un certain temps pour ne pas dire un temps certain, posséder un cheval de course déclaré partant dans une épreuve parisienne est toujours une journée particulière.
Même si “votre” cheval ne vous appartient que d'une façon partielle (copropriété), la tension monte au fil des heures.
Au départ Anodino ne possède pas une première chance dans ce Prix du Haras de la Hume. Et pourtant j'attends avec grande impatiente que ma montre affiche 15H40. Ce sera l'heure d'admirer de près le poulain.
13 h 00: Débarquement d' Anodino.

Après quelques trois heures et demi de camion, le fils de Anodin débarque sur le sol parisien. Plus habitué au calme de la campagne angevine, le cheval cherche ses repaires.Entraîné par Jérôme et Didier Marion à Saint Quentin en Mauges (49) cliquez sur le lien pour savoir tout sur l'Écurie Jérôme et Didier Marion, Anodino vient de faire 300 km.
14 h 30: Anodino se dégourdit les gambettes.

Après une heure et demi passée dans son box au calme, Anodino est réveillé par ses mentors afin de sortir se dégourdir les jambes en marchant une bonne demi-heure afin de chauffer ses muscles.
15 H 30: Alexandre Roussel enfile le costume de scène.

15 h 45 : On n'y peut plus rien.
C'est sous un petit crachin froid et tenace que les concurrents du Prix du Haras de la Haume se rendent aux stalles de départ. Cette ultime épreuve se déroule dans une lumière peu propice à la visibilité. Il ne reste plus qu'à souhaiter que tout se passe bien et que le poulain rentre sans bobos. La tension monte.
15 h 52 : C'est parti !

Sorti vite des boîtes de départ, Anodino, tirant quelque peu se retrouve rapidement aux avant-postes. Contrairement aux ordres ( caché 7 ou 8) son jockey ne peut le reprendre et lui éviter d'être “nez au vent” . Dans le dernier tournant, Anodino ayant jeté son feu, ne peut suivre l’accélération. Intelligemment, Alexandre Roussel “pose les mains” et laisse le poulain finir à sa main, dans le lointain.
4 minutes plus tard….
Bien que sachant que le poulain trouvait des conditions difficiles, on est toujours un peu déçu et triste de voir son cheval finir loin.
Une bonne douche pour le jockey et le cheval leur sera bénéfique.
Une heure après, Anodino et son entourage grimpe dans le camion. C'est reparti pour trois heures et demi de route. L'Anjou les attends avec un bon repas bien au chaud. C’était vraiment une journée particulière.
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Evidemment pour celle ou celui qui n'a jamais connu de pareilles sensations, il est difficile de comprendre ce stress crée autour d'un cheval. Tentez l'aventure et vous comprendrez…battements de cœur garantis
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