Il n’y a pas encore tout à fait péril en la demeure du côté de l’Utah Jazz, mais alors que la dynamique du club est plus que chaotique, on peut être en mesure de se demander si le rôle d’outsider que s’était auto-attribué le club de l’Utah est véritablement mérité ou s’il n’est pas usurpé. En effet, bien que la qualification pour les play-offs ne devrait pas être un problème en soi pour les coéquipiers de Ruby Gobert, ils doivent cette assurance plus au faible niveau des autres équipes de la Conférence Ouest qu’à leurs propres performances. Alors Utah sera-t-il en mesure de bien figurer jusqu’à la fin de saison ou vont-ils finir par s’écrouler avant de se faire piteusement éliminer dès le premier tour des play-offs ?
Des mauvaises séries troublantes
L’Utah Jazz est actuellement 5ème de la Conférence Ouest (cet article a été écrit au lendemain de leur 59ème match et d’une victoire, enfin, face aux Washington Wizards), avec un bilan de 37 victoires pour 22 défaites en 59 matchs. Rien d’infamant donc, mais rien non plus de bien impressionnant. Surtout, avant leur victoire à domicile face aux Wizards, modeste 9ème de la Conférence Est, le Jazz restait sur 4 défaites d’affilée qui faisaient tache, mais qui n’étaient pas la première mauvaise série du club. En effet, quelques semaines plus tôt, l’Utah Jazz avait enchaîné 5 défaites consécutives avant de se reprendre en alignant 4 succès de suite puis, donc, de perdre 4 nouveaux matchs d’affilée. Une inconsistance qui n’est pas sans conséquence négligeable au classement.
Si la première place de la Conférence Ouest ne devrait pas échapper aux Lakers, qui comptent 5 victoires de plus que leur premier poursuivant, la deuxième place était un objectif plus qu’envisageable pour le Jazz, avant ces deux séries consécutives de défaites, dans le but de se retrouver avec des tours plus faciles aux play-offs et de pouvoir espérer atteindre la finale de Conférence face aux Lakers, si toute logique sportive était respectée. Mais désormais, le Jazz est relégué à 3 victoires des Clippers de Los Angeles et des Nuggets de Denver. Autrement dit, il va falloir enclencher une nouvelle série positive lors des prochains matchs NBA, sous peine de voir l’espoir d’une seconde place s’envoler hors d’atteinte.
Un classement serré
Mais désormais, encore plus que devant, c’est derrière que regarde le Jazz, et c’est bien cela qui inquiète ses supporters. Avec le même nombre de victoires qu’Oklahoma City et une seule de plus que les Mavericks de Dallas, l’Utah Jazz pourrait très vite chuter à la septième place, et se retrouver ainsi face à un adversaire bien plus coriace au premier tour des play-offs, avec plus de matchs à l’extérieur qu’à domicile qui plus est. Le seul soulagement pour le Jazz est que le huitième, les Grizzlies de Memphis, avec un bilan négatif de 28 victoires pour 31 défaites, sont bien trop loin pour espérer rattraper le club de l’Utah, et la présence du Jazz en play-offs ne fait donc aucun doute, à moins d’un historique effondrement.

Un top player en difficulté
Comme un symbole de cette équipe, les performances de leur star française, le pivot Rudy Gobert, vont de pair avec cette mauvaise série du Jazz. Alors que celui-ci vient d’être sélectionné pour la première fois de sa carrière dans le tout récent All-Star Game, il semble ne pas avoir remis le bleu de chauffe depuis et empile les prestations quelconques.
Alors qu’il s’était fait une tradition de réaliser un double double à chaque match ou presque, il vient d’enchaîner plusieurs matchs sans parvenir à franchir cette barre. Pire encore, alors qu’il n’avait plus été en dessous de la barre des dix points et des dix rebonds sur un même match depuis le 27 octobre dernier, ses deux dernières rencontres se sont soldées par de maigres statistiques similaires avec 9 points marqués et 9 rebonds pris. Bref, si l’Utah Jazz et Gobert veulent vraiment faire partie du gotha du basket américain, il va falloir vite se remettre en question pour retrouver des résultats à la hauteur de leurs ambitions.
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