NBA

Van Vleet aux Rockets, le mariage parfait?

Fred Van Vleet n'est plus un Raptor du Canada. Arrivé par la petite porte en NBA en 2016 (non drafté), le natif de Rockford dans l'Illinois s'est engagé pour trois saisons et 130 millions de dollars, soit le contrat max, avec les Rockets de Houston. Une juste récompense pour un guard qui ne cesse de progresser et qui avait pris une importance capitale à Toronto à la suite des départs de Kawhi Leonard et Kyle Lowry. Devenu All-Star, il était éligible pour un gros contrat. Un très gros contrat. Dans la force de l'âge, il quitte donc une franchise qui navigue quelque peu à vue pour… une autre pas tellement mieux lotie. Que ce soit pour le joueur et la franchise, est-ce une si bonne opération que cela? 

Van Vleet et Toronto, fin de l'histoire d'amour

Il n'avait connu jusqu'alors qu'une seule franchise. Fred Van Vleet, non drafté en 2016 mais retenu par les Raptors après un Summer League de haute volée, intègrera finalement l'équipe Canadienne. Jusqu'à en devenir un joueur majeur, y remporter le premier titre de l'histoire de la franchise, puis en devenir le franchise player, en compagnie de Pascal Siakam.

Rien ne prédestinait Van Vleet à devenir l'un des acteurs principaux de cette free agency, et pourtant il apparaissait comme l'un des joueurs les plus convoités du marché. San Antonio, Dallas si Irving ne prolongeait pas, ou encore le Magic était sur le coup également.

Plus gros contrat pour un joueur non drafté 

Il se murmurait ces derniers temps qu'en cas de belle offre, FVV aurait pu rester du coté de la ScotiaBank Arena. Mais Houston, la franchise avec le plus de cap space cet été, est arrivé et a proposé l'irrefusable : 130 millions de dollars sur trois ans, ce qui permet à Van Vleet de tout simplement doubler son salaire. Il touchera ainsi 40.8 millions de dollars l’an prochain, en 2023/24, puis 42.8 millions de dollars en 2024/25 et enfin 44.9 millions de dollars en 2025/26.

Au passage, ce deal est le plus gros de l'histoire jamais réalisé pour un joueur non-drafté. Pour l'attirer, les Rockets étaient dans l'obligation de lui proposer au moins autant d'argent. Pas forcément le plus gros marché NBA, une équipe bancale faite de jeunes en devenir mais encore immatures, un board pas toujours très logique. Si les Texans n'avaient pas proposé autant, nul doute que le meneur de poche (1.80m) aurait fait un autre choix.

Le meilleur choix possible? 

Désormais, Van Vleet sera attendu au tournant. D'une part par l'énormité de son contrat (il touchera plus que Davis ou Doncic par exemple la saison prochaine), d'autre part car son arrivée doit servir à faire progresser une équipe de jeunes pépites : de Jaylen Green à Alperen Sengun en passant par Jabari Smith Jr ou encore Kenyon Martin Jr, les Rockets ne veulent qu'une chose: grandir tous ensemble.

Dès le départ, le joueur semblait intéressé par le challenge. Car là, il aura clairement les clés du camion, sera le dépositaire du jeu, et la tête d'affiche d'un nouveau projet. La franchise quant à elle avait énormément d'argent à dépenser cet été (elle en a toujours, soit dit au passage), et attirer une, voire deux têtes d'affiches, était l'objectif. C'est chose faite avec l'un des meilleurs meneurs sur le marché. Certes, pas à n'importe quel prix. Mais au final, Irving n'était pas intéressé, Harden ne le semblait plus non plus, et Van Vleet apparaissait comme l'un des meilleurs guards encore sans contrat, d'autant que Gabe Vincent par exemple, a fait le choix des Lakers.

Houston a dépensé (beaucoup) d'argent pour Fred Van Vleet, mais cela apparaît tout de même comme l'un des bons coups de cette free agency. Sur les tablettes de la franchise Texane depuis un moment, l'ancien des Raptors atterri donc dans une équipe où il sera la tête de gondole. Et avec un salaire aussi imposant, difficile de faire la fine bouche. 

Le cœur meurtri par la fin de carrière de Rodgeur, je m'en remets au stepback de The Beard. Rien de tel qu'un Vélodrome incandescent pour me faire chavirer de bonheur

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