Wonderful Grass #1 : Initiation au tennis sur gazon

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Ligue 1

A l’occasion de Wimbledon et de la saison sur herbe, WeSport vous propose de vous initier au gazon, cette surface naturelle si particulière, première spectatrice des plus beaux exploits de l’histoire du tennis. Première partie : Découverte de la surface et ses particularités. 

Au commencement tennistique, il y eut le Jeu de Paume. Puis la balle blanche. et enfin le gazon première surface du tennis. Il faut remonter à 1877 pour voir un court verdoyant au naturel, le “Lawn-Tennis”. Merci au Major Wingfield pour cette trouvaille. Ce revêtement permettait à la balle d’avoir un rebond plus bas que sur terre battue, plus rapide que sur dur ou sur moquette, et quasiment insensible au lift, ce qui favorisait les meilleurs attaquants et créateurs du circuit. D’illustres légendes de ce sport tels que Rod Laver, Ken Rosewall, Arthur Ashe, John McEnroe, Boris Becker, Goran Ivanisevic, Pat Rafter, Mark Philippoussis, Roger Federer ou encore Tim Henman ont en commun un jeu basé sur l’attaque et l’agression dès le premier coup de raquette accompagnée d’une montée au filet : le fameux “service-volée“. Pour les premiers nommés, maîtriser cet enchaînement à la perfection était d’ailleurs le seul moyen de s’imposer, tant les courts étaient rapides et les raquettes en bois lourdes au possible. Bien avant l’ère Open, la plupart des tournois se jouaient sur herbe, comme l’Australian Open, l’US Open ou encore Wimbledon : il a fallu patienter jusqu’en 1974 et même 1987 pour voir respectivement l’US Open et l’Open d’Australie passer sur du Dur, laissant l’exclusivité de la pelouse au Grand Chelem londonien. Considérée comme la tournée la plus rapide de la saison, le gazon a quasiment laissé sa place au Dur et à la terre battue mais maintient sa présence sur le circuit avec 6 semaines et au sommet, le tournoi du All England Club à Wimbledon. sur la première quinzaine de Juillet. On regrettera tout de même l’absence d’un Masters 1000/WTA Premier Mandatory sur cette surface.

Dur à entretenir, coûteux à l’entretien et fragile à l’usage : Gazon Maudit ?

Si tous les courts sur gazon étaient en vogue jusque dans les années 70, il est aujourd’hui très difficile de tenir un court sur herbe, tant son entretien s’avère fastidieux. Pour commencer, la pelouse est posée dans sa terre sur des fondations en béton. Il faut l’arroser régulièrement, toute l’année et replanter annuellement. Dans le cas d’un court vraiment endommagé, on peut poser des carrés de gazon mais cela risque de ne pas prendre correctement si l’utilisation intensive se poursuit. La taille de la tonte doit se faire entre 6 et 8mm. Preuve d’une précision extrême : les brins d’herbe trop grands sont coupés au ciseau sur les courts du All England Club ! Enfin, il est obligatoire de jouer avec des chaussures spéciales, dites “à picots” et introuvables dans le commerce, sauf boutique spécialisée. Une chaussure multi-surfaces abîmerait beaucoup trop le gazon pour pouvoir évoluer correctement, d’où l’utilisation de picots, plus souple pour le gazon.

Gazon, ou es-tu, en France ?

Cocorico, la France dispose ENFIN de courts au naturel ! Il faudra aller à Deauville pour s’acclimater de cette surface si particulière, au Lawn Tennis Club. Fondé à l’initiative de Martin Besançon et Grégory Brussot en 2014, le complexe normand est inauguré en Juin 2016 et compte 4 puis 14 courts d’entrainement sur 800m². Mieux, le club organise depuis l’an dernier son propre tournoi d’exhibition : l’Open Deauville Trouville, premier tournoi de tennis sur gazon en France. Une avancée inespérée pour la découverte du tennis sur herbe sur nos terres, là où règnent les courts sur terre battue et sur dur : avant l’arrivée du Lawn Tennis Club, la France ne comptait que 5 courts sur gazon dont 2 chez Lagardère et un à l’Ambassade de Grande-Bretagne…

Plus ancienne surface de l’histoire du tennis, le gazon est devenue avec le temps une surface emblématique et traditionnelle auquel les plus passionnés de tennis ne peuvent se séparer. Agaçante par sa durée de vie limitée, coûteuse à l’entretien par opposition au Dur ou à la terre battue, même ralentie dans les années 2000, elle a su conserver une place et s’adapter à son époque tout en restant fidèle à elle-même : exigeante, difficile à maîtriser, mais ô combien grisante à apprivoiser. 

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