WTA Zhuhai : les favorites au rendez-vous

Pas de surprise pour cette première journée de la WTA Elite Trophy à Zhuhai. Contrairement à la semaine passée au Masters de Singapour, les 3 têtes de série engagées se sont toutes imposées. 

 

On a connu plus original comme résultats, mais Aryna Sabalenka, Elise Mertens et Daria Kasatkina ne sont pas là pour rigoler. Elles ont fait respecter la logique du classement WTA et prennent la première place de leur groupe, s’imposant respectivement face à Ashleigh Barty (6-4, 6-4), Anett Kontaveit (6-3, 6-1) et Qiang Wang (6-1, 2-6, 7-5). 3 matchs qui ont cependant accouché de scénarios différents.

Un duel disputé mais une victoire logique

Pour le match d’ouverture de ce Masters bis, on attendait beaucoup de la révélation de la saison, Aryna Sabalenka. Opposée à Ashleigh Barty, la Biélorusse démarre le match tambour battant et prend d’entrée le service de son adversaire. Elle conserve solidement son break d’avance pour empocher le premier set. Le 2e set est plus disputé. Plus à l’aise au fil du match, l’Australienne arrive petit à petit à gêner Sabalenka grâce à son slice, pour finalement la breaker dans le 4e jeu du set. Fâchée, la Biélorusse appuie sur l’accélérateur, imposant sa puissance pour remporter 4 jeux d’affilés, avant d’assurer tranquillement son dernier jeu de service. Avec cette victoire pleine de maîtrise (6-4, 6-4), Sabalenka affirme ses ambitions et montre une nouvelle fois qu’elle sera la joueuse à battre cette semaine.

6 jeux… puis la raclée

Le duel entre Elise Mertens et Anett Kontaveit n’était pas le plus attendu de la journée. Il n’en restait pas moins prometteur, entre 2 jeunes joueuses de la même génération (22 ans chacune), capables de coups d’éclats. Le duel est serré pendant 6 jeux, le temps pour chacune de prendre le service de l’autre 2 fois. Et puis, Kontaveit s’écroule. Elle perd 9 des 10 derniers jeux dont 8 d’affilées. Sa volonté de jouer constamment les lignes la pousse à prendre des risques inutiles et elle enchaîne les fautes directes. Défaillante dans tous les secteurs de jeu, elle a déjà compromis ses chances de sortir de son groupe. Pour Mertens, cette victoire (6-3, 6-1) ne doit pas cacher la faiblesse de son service sur ce match : seulement 47% de premières balles jouées et 6 doubles fautes. Il en faudra plus pour battre son prochain adversaire la tenante du titre, Julia Görges.

Des breaks, des fautes et du suspense

Le dernier match de la journée opposait la Russe Daria Kasatkina à la locale Qiang Wang. Cette dernière avait pris l’habitude de briller devant son public. Pourtant, son début de partie est un calvaire : après avoir obtenu 3 balles de break à 1-1, la Chinoise perd 19 des 21 derniers points du set. Tendue, elle enchaîne les fautes. La Russe en profite pour prendre le premier set, et même la breaker d’entrée dans le second. Mais c’est à ce moment que le match bascule à nouveau. Rattrapée par sa fébrilité au service (une double faute pour offrir son 1er jeu de service du 2e set, 9 au total), Kasatkina ne remporte aucun de ses jeux de service dans le 2e set. Il faut alors un 3e set pour les départager. Mais incapable de tenir leur engagement, les joueuses concèdent 9 jeux de service consécutifs à leur adversaire. Finalement, Kasatkina réussit à tenir son dernier jeu de service et à gagner le match (6-1, 2-6, 7-5), profitant des fautes directes de son adversaire, beaucoup trop nerveuse. Un match qui n’a pas brillé par la qualité de jeu développée : 78 fautes directes et 17 breaks combinées. Pour Wang, il faut s’en remettre et impérativement gagner contre Keys pour espérer continuer le tournoi. Pour Kasatkina, l’interrogation se portera sur sa condition physique. A la fin du match, elle semblait souffrir de crampes qui l’empêchaient de servir convenablement. Pas un bon signe, alors qu’elle est doit rejouer dès demain.

 

Suite des matchs demain dès 8h avec Görges-Kontaveit, suivi de Kasatkina-Keys, et enfin de Muguruza-Zhang.

A propos de l'auteur

Jeune gamin qui adule Zizou, Rafa et les Splash Brothers. Suis aussi la WNBA et la Moto GP parce que le sport, c'est la vie.

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