Avec le NBA Hiatus, il n’y a plus de matchs à se mettre sous la dent. Ce n’est néanmoins pas une raison pour arrêter de parler de notre sport préféré. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA. Aujourd’hui, zoom sur la franchise préféré de Spike Lee, les New York Knicks.

L’Histoire des New York Knicks:

Lapchick, Holzman & Titres :
New York Knicks
New York remporta les deux seuls titres de son histoire en 1970 et 1973. (Crédits : Ball is Life)

Les New York Knicks naissent en 1946 dans la défunte BAA et sont directement intégrés à la NBA lors de la fusion BAA/NBL. Dès leurs premières saisons, les new-yorkais s’imposent comme une équipe dominante de la ligue. Sous alm houlette de Joe Lapchick, les Knickerbockers atteignent les Finales en 1951, 1952 et 1953 mais s’inclinent à chaque participation. La franchise reste compétitive jusqu’au départ de son coach au cours de la saison 1955/1956 et s’enfonce ensuite dans le bas du classement. Néanmoins, la franchise se reconstruit pièce par pièce et va redevenir un concurrent sérieux à l’est. Willis Reed est drafté en 1964 est est dans la foulée élu rookie de l’année. Dick Barnett arrive l’année suivante et s’impose assez vite comme une All-Star. Enfin, le coach Red Holzman est recruté en 1967, parallèlement à la draft de Walt Frazier et de Phil Jackson.

Avec toutes ces nouvelles pièces assemblées, les Knicks s’améliorent rapidement et finissent par remporter les Finales en 1970 derrière un Willis Reed monstrueux (MVP de la saison régulière, du All-Star Game et des Finales). Après un échec lors des Finales 1972 face aux Lakers, bis repetita en 1973 avec un nouveau titre : le dernier de l’histoire de la franchise.

Pat Ewing & les Underdogs :
New York Knicks
Les Knicks réalisèrent une des plus belles campagnes de playoffs de l'histoire en 1999. (Crédits : STAN HONDA/AFP/Getty Images)

Après ces deux titres, la franchise redevient une équipe de milieu de tableau et dispute sporadiquement les playoffs. Les retraites de Reed et Holzman ainsi que le départ de Frazier affaiblissent grandement l’équipe et New York galère jusqu’à finir la saison 1984/1985 avec l’un des pires bilans de la ligue. Néanmoins, ces difficultés sportives permettent à la franchise de récupérer Patrick Ewing avec le 1er choix lors de la draft 1985. Ewing est élu rookie de l’année après ses débuts et va emmener New York en playoffs tous les ans de 1987 jusqu’à son départ. Les Knicks montrent les muscles à l’est autour de leur pivot star et d’un supporting cast de qualité (Starks, Mason, Oakley) mais tombent à chaque fois sur plus fort qu’eux*.

New York réussit toutefois à atteindre les Finales en 1994 suite au départ de Michael Jordan vers la MLB mais s’inclinent face aux Rockets d’Hakeem Olajuwon et Clyde Drexler. Les Knicks butent à nouveau sur plus fort qu’eux* lors des saisons suivantes jusqu’à l’incroyable saison 1998/1999. Cette année là, la saison est écourté à cinquante matchs suite à un lockout et les New York Knicks se qualifient sur le fil pour les playoffs en terminant huitième à l’Ouest. S’en suit alors une postseason où l’équipe élimine les Nets, le Heat puis les Pacers pour atteindre les Finales face aux Spurs. Malheureusement New York s’inclinera face à la franchise de Tim Duncan et David Robinson mais restera l’une des plus belles suprises de l’histoire de la ligue.

*Les Knicks se feront éliminer en playoffs par les Bulls à cinq reprises et par les Pacers à trois reprises au cours de la période Patrick Ewing.

Chute, Dollars & Melo :
New York Knicks
Ensemble, Amar'e Stoudemire et Carmelo Anthony amenèrent les Knicks en playoffs avant que la franchise ne chute à nouveau. (Crédits : ESPN)

Suite aux Finales 1999, la franchise va malheureusement connaître un long et douloureux déclin. Patrick Ewing est transféré en 2000 et le coach Jeff Van Gundy quitte son poste en Décembre 2001. La franchise manque alors les playoffs pour la première fois depuis quinze ans et entame sa chute. Malgré une baisse criante de résultats, la franchise refuse de reconstruire et paie de nombreux vétérans pour rester compétitive : sans résultats. Dans la même veine, Isiah Thomas est embauché dans les bureaux quelques années plus tard. L’ancienne star des Pistons distribue toutefois de très mauvais contrats et pourri les finances de la franchise sans réussir à relancer les résultats sportifs. Après un passage raté sur le banc, il est démis de ses fonctions en 2008 et les Knicks semblent enfin décidés à reconstruire.

Avec Don Nelson en tant que président et Mike D’Antoni sur le banc, le franchise se met à recruter plus intelligemment, se débarrasse de quelques contrats poisons et retrouve même les playoffs en 2010. La folie des grandeurs reprend cependant à l’été 2010. Amar’e Stoudemire arrive en tant qu’agent libre et permet à la franchise de réaliser un excellent départ. Toutefois, la direction pousse pour recruter une autre star et Carmelo Anthony arrive ainsi de Denver contre une bonne partie de l’effectif new-yorkais. Ensemble, les deux hommes vont permettre à la franchise de disputer deux nouvelles campagnes de playoffs et même de remporter la division en 2013. Avec cet élan de bons résultats, la franchise recrute Phil Jackson en 2013 comme président. Arrivé pour faire passer un palier aux Knicks, il va les enterrer six pieds sous terre en imposant le jeu en triangle et en offrant des contrats beaucoup trop onéreux à certains joueurs.

Suite à l’arrivée de Phil Jackson, les Knicks n’ont plus disputé les playoffs. Renvoyé en 2017, la franchise a ensuite enfin décidé de reconstruire suite à son départ. New York a envoyé Carmelo Anthony loin de Manhattan puis a quelques années plus tard envoyé son nouveau joueur star Kristaps Porzingis à Dallas. L’objectif : avoir de la place dans la masse salariale pour frapper fort à l’été 2019. Le résultat ? Un fiasco. Aujourd’hui l’effectif new-yorkais est majoritairement composé de jeunes joueurs et la franchise ne semble toujours pas prête de retrouver les playfofs.

La Période Clé :

Si la période Patrick Ewing est sûrement la plus marquante, les Knicks n’ont jamais autant dominé qu’à la fin des années 60/début des années 70. Avec Willis Reed et Walt Frazier, les Knicks allaient régulièrement en playoffs et étaient une des têtes d’affiche de la conférence est. Coachée par Red Holzman, cette équipe a atteint trois fois les Finales et remporté deux titres : les seuls de l’histoire de la franchise. Willis Reed reste à ce jour le seul joueur des Knicks à avoir remporté le trophée de MVP, tandis que Walt Frazier reste un des joueurs les plus marquants de cette génération. De plus, cette équipe comprtait également dans ses rangs un joueur qui allait devenir un des plus grands coachs de l’histoire : Phil Jackson. Malheureusement pour New York, son passage dans les bureaux à Manhattan ne se déroulera pas aussi bien que ses années sur le banc des Bulls ou des Lakers.

La Salle des Trophées :

Titres(s) NBA = 2 : 1970, 1973

Titre(s) de Conférence = 8 : 1951, 1952, 1953, 1970, 1972, 1973, 1994, 1999

Titre(s) de Division = 5 : 1971, 1989, 1993, 1994, 2013

Numéro(s) retiré(s) : 10 (Walter Frazier), 12 (Dick Barnett), 15 (Earl Monroe), 19 (Willis Reed), 22 (Dave DeBusschere), 24 (Bill Bradley), 33 (Patrick Ewing), 613 (Red Holzman, coach)

Joueurs emblématiques :

Patrick Ewing :
(Crédits : ESPN)

Lorsqu’on pense aux Knicks, on pense à Patrick Ewing. Arrivé à New York en 1985, il va marqué l’histoire de la franchise. Pivot dominant dans la rugueuse conférence est, il va emmener New York en playoffs presque chaque saison lors de ses années aux Madison Square Garden. Dream Teamer en 1992, il aura seulement failli dans la quête d’un titre avec les New York Knicks malgré deux participations aux Finales.

Walt Frazier :
(Crédits : Slam Online)

Walt Clyde Frazier est peut-être un des joueurs les plus oubliés lorsqu’on parle des postes 1 ayant marqué l’histoire de la ligue. Excellent défenseur et redoutable en attaque, il fut le chef d’orchestre des Knicks lors de leurs deux saisons auréolées du titre.

Autres : Carmelo Anthony, Allan Houston, Bernard King, Willis Reed, John Starks

Rendez-vous demain pour la suite de cette série avec le Thunder d’Oklahoma City, une franchise à l’histoire fragmentée entre deux identités.