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Bilans NBA 2019 – 2020 : Brooklyn Nets, ou l’art de gérer l’an 0

Après une longue coupure puis un retour dans la bulle à Orlando qui a couronné les Lakers de Los Angeles, la saison NBA est désormais officiellement terminée. L’heure des bilans est ainsi arrivée, et We Sport revient ainsi avec vous sur la saison des vingt-deux équipes présentes dans la bulle, après avoir déjà effectué celui des huit franchises absentesAujourd’hui, retour sur la saison des Nets de Brooklyn, l’autre franchise de New York, qui est parvenue jusqu’au premier tour de conférence Est.

Reconstruire, et vite !

L’été de tous les possibles

L’intersaison du côté des Nets fut complètement folle. Tout fan des Nets, de près ou de loin, devait être abasourdi. Kevin Durant, longtemps annoncé du côté de New York, décidait de parapher un contrat max de 4 ans, à 144 millions d’euros. Le seul hic ? Blessé lors des Finales NBA avec les Warriors (tendon d’Achille au match 5), il ne retrouvera les parquets qu’à l’horizon 2021… Autre grande star ajoutée au panier l’été dernier : Kyrie Irving. Le meilleur handle de la Ligue signait lui aussi pour 4 ans et 124 M€. Deux moves XXL, qui devaient permettre aux Nets de revenir sur le devant de la scène, après trois saisons à moins de 30 victoires.

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À ces deux superstars s’ajoutaient Garrett Temple (33 ans) et DeAndre Jordan (30 ans), pour former un 5 majeur annoncé comme suit : Irving – LeVert – Harris – Prince – Jordan, avec du beau monde en sortie de banc. Paradoxalement, cela a poussé D’Angelo Russell dehors, l’envoyant à San Francisco.

Une saison à blanc, ou presque

Du 5 majeur que voyait venir tous les suiveurs, il n’en fut quasiment rien une bonne partie de la saison. Entre les blessures des uns et des autres, cela ressemblait plutôt à une équipe en constante quête de repères. Finalement, les joueurs les plus utilisés furent Dinwiddie, Temple, Harris, Prince et Allen. Rien à voir donc.

De toute façon, nous n’attendions que peu des Nets, tant le board avait tout misé sur la saison suivante, avec la signature de Durant. En soit, accrocher les playoffs avec un bilan en SR de 35-37 était déjà un bel exploit. Une fois de plus, la conférence Est confirmait son statue de conférence “pauvre”. Par pure comparaison, le 7e à l’Ouest, Dallas, finissait en 43-32 !

Au sein de la bulle, les Nets ont plutôt bien fini leur exercice, s’imposant 5 fois pour 3 défaites. Le frenchie Timothée Luwawu-Cabarrot en a notamment profité pour s’illustrer, finissant meilleur marqueur par 3 fois (émergeant à 26 face à Milwaukee, victoire 119-116). Cette équipe, toujours pleine de complexes, pouvait s’imposer face aux Bucks de Giannis, puis perdre 115-149 face à Boston, au cours d’une fessée mémorable.

Une post-season pas rose

Finissant donc à une honorable 7e place à l’Est, 4e de sa division, les Nets devaient se farcir les Raptors de Toronto. Un gros poisson, bien indigeste pour LeVert & co. Pas de surprise, les Nets se sont fait sweep en bonne et due forme, direction la maison. Il n’y a de toute façon pas eu de détail à l’Est, puisque les Pacers et les 76ers se sont aussi fait balayer au premier tour. Seul le Magic a pris un petit match aux Bucks, avant de complétement craquer.

Le MVP de la Rédac’ : Spencer Dinwiddie

On ne préfère pas s’avancer sur ce qu’aurait pu donner les Nets sans leur maître à jouer cette année. Entre les blessures à répétition d’Irving et de LeVert, le mauvais rendement de Jarrett Allen sur certains matchs et un banc pas vraiment fourni, cela aurait pu être le cauchemar. Cependant, le pire a été évité et c’est en partie grâce à lui ! 64 matchs joués, plus de 30 minutes de moyenne, à 20,6 points par match. Une adresse correcte au shoot mais pas folle, compensée par ses 6,8 passes de moyenne en saison régulière. Car, oui, Spencer n’a pas vu la couleur de la bulle d’Orlando, la faute à un test positif à la Covid-19 et des symptômes persistants. Il fut d’ailleurs remplacé numériquement par Jamal Crawford.

La saucisse de la Rédac’ : DeAndre Jordan

Annoncé comme le rôle player parfait pour les Nets, DeAndre Jordan n’aura été cette saison ni plus ni moins qu’un bust complet. Arrivé en provenance des Knicks, les Nets pensaient avoir fait une belle affaire, en volant l’un des rares joueurs potables du roster de l’ennemi new-yorkais. Raté. Jordan a peut-être joué 56 matchs sur la saison régulière, mais il n’en a débuté que 6. Avec une moyenne de 8,3 points en 22 minutes, son apport offensif est resté très limité. Seule sa statistique sous le cercle le sauve un peu, avec 10 rebonds de moyenne par match (le meilleur de l’équipe, devant Allen à 9,6). Annoncé comme son grand concurrent, celui qui botterait l’élégant Allen en touche, il n’en fut rien. Il ne participa pas non plus à la bulle d’Orlando, remplacé par Lance Thomas…

Le +/-

Le + : Les rentrées convaincantes dans la rotation de Rodions Kurucs (14,1 min/match) et Timothée Luwawu-Cabarrot (18,1 min/match).

Le – : Les 20 petits matchs d’Irving sur l’année…

Et la saison prochaine ? 

Les besoins à combler

En soit, les emplettes ont déjà été faites par Mikhail Prokhorov, le président des Brooklyn Nets. Il n’y a donc plus qu’à faire monter la sauce. Atkinson remercié ? Vaughn a assuré l’intérim, avant que Steve Nash ne soit nommé tout récemment. Alors, ce qu’il faudra travailler Steve, c’est la gestion de ton vestiaire en priorité. Sinon, sur le plan sportif, les blessures seront à éviter si les Nets veulent aller loin.

L’arrière garde semble taille patron, et avec Durant en 3, les postes de meneur, d’arrière et d’ailier sont bien fournis. En 4, Prince pourrait être limite. Pourquoi ne pas laisser sa chance à Kurucs, ou recruter une valeur sûre à ce poste ? Un certain Montrezl Harrel est free agent cet été, si vous voyez où nous voulons en venir. Il en va de même pour Serge Ibaka, mais lui couterait sans doute plus cher. Enfin, la question du pivot semble résolue : Allen débute, Jordan gratte à la porte.

L’avis de la Rédac’

L’une des franchises avec peut-être la saison la plus atypique. Le train de la hype était au rendez-vous, nombreux ont sauté dedans pour… pourquoi au juste ? Un Kyrie à 20 matchs, un Durant de toute façon sur le banc toute l’année, sans garantie de revenir à son meilleur niveau, un Jordan décevant… Bref, cela aurait pu être bien mieux, mais aussi bien pire. Un bilan négatif, mais qui emmène aux playoffs, sans pouvoir compter sur Dinwiddie, Jordan ou encore Prince. Un sweepstake face à Toronto, mais de belles promesses d’avenir. Les Brooklyn Nets sont en d’autres termes ambivalents, capables de tout au sein d’une année vraiment pas facile, mais aussi et surtout attendus au tournant dès 2021.

À l’instar des Warriors cette année, les Nets n’étaient de toute façon pas prêts à se battre pour le titre, préférant attendre 2021 pour aligner une équipe de superstars. Très rapidement, nous devrions donc voir Durant et Irving se mêler à la lutte pour le titre, main dans la main. Mais quand on connaît le caractère des deux, il est pertinent de se demander : jusqu’à quand ?

À suivre : Le Bilan des Portland TrailBlazers



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