Bilans NBA 2019 – 2020 : Minnesota Timberwolves, les louveteaux sortent les crocs

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Timberwolves
(Crédits : Associated Press)

Si la NBA va reprendre ses droits fin juillet, seulement vingt-deux équipes sur les trente qui constituent la Ligue rejoueront des matchs à Orlando. Ainsi, pour huit franchises, la saison est d’ores et déjà terminée, et il est l’heure d’en tirer le bilan. Aujourd’hui, retour sur la saison des Wolves de Minneapolis, une franchise qui a eu une saison bien mouvementée, aussi bien dans les bureaux que sur terrain.

De l’espoir à la déception :

Un été calme et intelligent :

Pour son arrivée, Gersson Rosas n’a pas tenté de mouvement fou cet été. Un calme relatif qui pouvait poser question sur le moment mais qui a permis d’éviter tout mouvement stupide. Au final, Minny termine l’intersaison en ayant effectué un trade pour aller chercher le 6e choix de draft aux Suns et en ayant réalisé quelques bonnes pioches pour compléter son effectif, comme Jake Layman par exemple. Arrivé de Portland à l’été, il s’est révélé être une pièce importante quand il a pu jouer. Pour ce qui est des joueurs recrutés pour entourer KAT sous le cercle, le bilan est bien différent. En effet, ni Jordan Bell ni Noah Vonleh n’ont réussi à s’imposer et ne sont plus dans le roster aujourd’hui.

Wiggins démarre en trombe :

Plus qu’Andrew Wiggins, c’est toute l’équipe qui a commencé très fort sa saison. Avec 3 succès en 3 matchs, les Wolves nous ont offert un début de saison agréable avec un Andrew Wiggins auteur de grosses fins de matchs en chef de file. L’épisode le plus marquant restera son coup de chaud insensé contre Miami lors du troisième match de la saison où il inscrira 25 points. Malheureusement, cela n’a pas duré tant pour Andrew Wiggins que pour ses coéquipiers. Pire encore, après la blessure de KAT fin novembre, les Wolves ont joué de longues semaines sans gagner. Une série noire où Minnesota ne remportera que deux rencontres en décembre et deux rencontres en janvier.

Minnesota anime la fin des transferts :

Si le côté sportif est rapidement devenu une déception dans le nord, ce n’est pas le cas du côté des transferts. Après avoir gentiment offert Treveon Graham et Jeff Teague aux Hawks, Gersson Rosas nous a offert un joli tour de magie. En envoyant Wiggins et des picks de draft en Californie, le patron de la franchise a offert ce dont tous les fans rêvaient : une deuxième vraie star en la personne de D’Angelo Russell, ex-meneur des Warriors. En se greffant dans quasiment tous les trades de la trade deadline, les Wolves ont même récupéré le jeune espoir Malik Beasley. Si le bilan sportif est certes famélique, le bilan des mouvements effectués cette saison est lui plutôt positif.

Les Trophées de la Rédac’ :

Le MVP : Naz Reid saisit sa chance

Plus qu’un MVP, ici, c’est un coup de chapeau que mérite Reid. Non drafté, le jeune pivot a su, lors des moments où il a eu du temps de jeu, démontrer qu’il a largement sa place en NBA. Propulsé haut dans la rotation avec les blessures et le départ de Gorgui Dieng, il a montré sur ces matchs des qualités utiles dans la NBA d’aujourd’hui. Sur ses 6 derniers matchs, il a obtenu un peu plus de 20 minutes de temps de jeu en moyenne pour de belles performances.

Que ce soit contre Chicago ou les Pelicans, il nous a offert 2 doubles doubles plutôt convaincants. Imposant au rebond, il est également un shooter à 3 points tout à fait correct pour un pivot. Avec 33% de réussite en moyenne derrière l’arc, mieux vaut ne pas le laisser seul, surtout qu’il est capable de séries comme contre les Bulls avec son 3/3. Certes les chiffres ne sont pas impressionnants, mais c’est déjà une belle réussite pour un joueur non-drafté qui a su saisir sa chance.

La saucisse : Treveon Graham

Arrivé libre cet été en provenance des Nets, Treveon Graham était censé prendre un rôle de 3&D. Résultat, il n’a inscrit que peu de shoots et a défendu à un bien piètre niveau, ressemblant plus à un joueur de départementale française qu’à un joueur NBA. En terme de pourcentage, c’est également assez faible : 24% à 3 points … un pourcentage plus proche de celui du Shaq que d’un joueur censé être adroit derrière l’arc. Du coté des Wolves, on souhaite quand même une bonne continuation à Treveon Graham chez les Hawks qui ne sera pas trop dépaysé sur le plan défensif.

Le +/- 

Le + : Le travail fantastique de Gersson Rosas.

Le – : La “défense” de l’équipe.

Et la saison prochaine ?

À court terme, une qualification pour les play-offs serait déjà une super performance. Sur le long terme, le but est forcément le titre ou a minima de retourner les finales de conférence. Après une décennie de galères, les Wolves semblent enfin avoir les moyens de leurs ambitions. Autour de leur duo meneur/pivot qui peut être un des meilleurs de la ligue, l’attaque des Wolves semble déjà prête à devenir une des meilleures. Si les greffes défensives prennent, alors l’objectif de passer des tours en postseason pourrait enfin devenir réaliste.

L’avis du fan dans la rédac :

Si l’on devait comparer la saison des Wolves avec une chanson, ce serait “Comme d’habitude” de Claude François. Si je devais choisir un film qui résume l’histoire récente de la franchise, ce serait sans doute “Un jour sans fin”. Chaque saison commence de la même façon, avec de l’espoir et des signes qui nous font croire à une grosse saison, mais finit toujours par une année sans playoffs et avec un bilan négatif. Il reste donc à espérer que la saison prochaine ne soit pas un nouveau jour de la marmotte.

Pour les loups du nord, c’est encore une saison mitigée et porteuse d’espoir qui s’est achevée en mars. Mitigée parce que le bilan sportif est plus que négatif, mais porteuse de l’espoir de jours meilleurs avec tous les changements effectués dans l’organigramme de la franchise. Désormais, on a très hâte de voir ce que ces Wolves new-look nous offriront en 2020-2021. 

À suivre : Le Bilan des Atlanta Hawks

crédits photos : theathletic.com (1) et insidebasket.com (2)

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