Ligue 1

Après une longue coupure puis un retour dans la bulle à Orlando qui a couronné les Lakers de Los Angeles, la saison NBA est désormais officiellement terminée. L’heure des bilans est ainsi arrivée, et We Sport revient ainsi avec vous sur la saison des vingt-deux équipes présentes dans la bulle. Aujourd’hui, focus sur les San Antonio Spurs.

Une saison (de plus) de transition

Il fallait bien que ça arrive

C’est probablement important pour beaucoup de monde, mais je ne vis pas dans le passé. Ce truc n’est pas du tout important. Ce qui l’est, c’est de faire ce qu’il faut pour avancer.” avait déclaré Greg Popovich sur ESPN. Pourtant, après 22 (oui oui, VINGT-DEUX) saisons consécutives où les Spurs se sont qualifiés en Play-offs, 2019-2020 aura marqué un tournant dans l’histoire de San Antonio. Déjà en difficulté l’an dernier, les hommes de Popovich n’auront jamais semblé en position d’accrocher la huitième place de cette conférence Ouest de plus en plus serrée et homogène.

Des paris qui ne payent pas

Il fut un temps où tout ce que touchait Pop’ se transformait en or. Ce temps semble malheureusement révolu. Depuis 3 ans, Rudy Gay n’apporte toujours pas ce que les Texans recherchaient chez lui, à savoir son shoot et son apport en sortie de banc. Dejounte Murray a du mal à revenir après sa grosse blessure, Derrick White ne passe pas le cap et Lonnie Walker IV ne semble pas en mesure de confirmer les espoirs placés en lui. Bref, une succession de petits détails qui, mis bout-à-bout, on fait que les Spurs sont désormais une équipe de seconde-zone.

La bulle de l’espoir

Après une campagne de saison régulière décevante donc, les Spurs ont vu une seconde chance leur être accordée dans la bulle d’Orlando. Huit matchs pour continuer de rêver, dont San Antonio a décidé de profiter pour préparer la saison prochaine. Sans LaMarcus Aldridge resté à la maison, la parole était aux jeunes. Et bien drivés par un DeMar DeRozan dans la lignée de sa saison régulière, Keldon Johnson, Lonnie Walker IV & Co ont entretenu l’espoir jusqu’à la dernière journée, de quoi donner des idées pour 2021.

Le MVP de la rédac : DeMar DeRozan

Après un démarrage timide dans la lignée de sa première saison, DMDR a semblé se libérer en fin d’année, enchaînant les prestations de haute-volée avant l’arrêt de la saison (14 matchs à 20+ pts entre fin décembre et mi-janvier). Excellent dans la bulle, DeRozan semble enfin avoir digéré son trade dans le Texas et devra confirmer son statut la saison prochaine.

La saucisse de la rédac : LaMarcus Aldridge

Véritable pilier des Spurs depuis son arrivée, le pivot a certainement réalisé sa plus mauvaise saison sous le maillot de San Antonio, il faut l’avouer peu aidé par ses partenaires pas beaucoup plus inspirés. Mais dans une saison qui s’annonçait justement compliquée, on attendait du numéro 12 qu’il porte son équipe et soit un modèle pour les jeunes. Raté.

Le +/-

Le + : des jeunes qui frappent à la porte (Keldon Johnson en particulier)
Le – : Pop’ est en fin de course, l’adhésion des joueurs s’en ressent

L’avis du fan (Spurs Nation France @SASpursFR)

On sort d’une saison très décevante avec une équipe qui stagne, voir même qui régresse. Le retour de Dejounte Murray est très loin d’être satisfaisant, Aldridge commence vraiment à souffrir de son âge, et Rudy Gay ne remplit pas son rôle de sixième homme (loin de là). De plus, le coaching de Pop est critiquable. Entre rotations étranges et manque de confiance envers certains joueurs, on a pas su sur quel pied danser cette saison. Parmi les quelques rares rayons de soleil de cette saison on peut citer la come-back season de Patty Mills ou la forme extraordinaire de DeRozan qui nous en aura mis plein les yeux. Pour la saison prochaine on attendra plus de responsabilités pour White, des minutes pour Keldon et l’évolution que Murray nous promet depuis sa draft.

Et la saison prochaine ?

Une intersaison mouvementée pourrait bien attendre les Spurs. De plus en plus discuté, LaMarcus Aldridge pourrait avoir des envies d’ailleurs et on sait que Portland verrait bien l’enfant prodige revenir au bercail. Avec son pick #11 et une draft qui s’annonce plus que jamais homogène, San Antonio pourrait bien trouver la perle rare qui leur permettrait de retrouver les play-offs dès l’an prochain. Mais la lutte sera rude, outre les 8 équipes déjà qualifiées cette année. En effet, la quasi-totalité des franchises de l’Ouest semble sur la pente ascendante, et les hommes de Pop devront rester dans le bon wagon s’il veulent suivre le rythme qui sera imposé par leurs concurrents directs puisque Golden State, NOLA, Phoenix, et même Memphis pourront postuler à une place qualificative pour la Postseaseon.

La construction des Spurs ne s’est pas faite en un jour, et il faudra du temps pour reconstruire. Pourtant, les lueurs d’espoirs sont là et le Front Office de San Antonio peut entrevoir de beaux jours pour ses jeunes pousses, à condition que les étoiles s’alignent dans le Texas.

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