Basketball

[Chronique NBA] – La NBA pour les nuls #1

NBA

Avec la reprise de la NBA dans moins d’une semaine, l’équipe de We Sport vous propose de revoir les bases de ce fabuleux sport qu’est le basketball. Si vous êtes expert en la matière, cette série d’article ne vous sera sûrement pas utile. Par contre, si vous entrez dans ce monde où toutes les subtilités ne sont pas forcément évidentes et où le café est obligatoire pour la première fois, ce papier est fait pour vous. Reprenons ensemble depuis le début.

Le basket qu’est-ce que c’est ? 

Le basket est un sport de balle où deux équipes de cinq joueurs s’affrontent sur un parquet. Le but est de marquer le plus de paniers possible. Pour cela, seules les mains sont autorisées. Un panier vaut deux points sauf s’il est inscrit avant la ligne à 3 points située à 7.23m selon les règles NBA. Un panier peut également valoir un point s’il est marqué dans le cadre d’un lancer franc qui s’obtient après une faute (on pourrait le comparer au penalty du football).

 

Les basiques

Comme toute chose, le basketball est composé de règles. Voici un récapitulatif des plus basiques pour bien démarrer.

Un match se déroule en quatre quarts-temps de 10 minutes selon les règles FIBA (Fédération International Basketball) ou de 12 minutes en NBA. Le chrono est bloqué à chaque arrêt de jeu, donc un match de 40 ou 48 minutes effectives se transforme vite en un match de 2h-2h30 au global. Une mi-temps est accordée après le deuxième quart-temps, celle-ci dure 15 minutes quel que soit le format de jeu utilisé. De plus, l’égalité n’existe pas au basket. En cas de match nul, à la fin du dernier quarts-temps une prolongation de cinq minutes est jouée.

Les joueurs peuvent se déplacer avec le ballon uniquement en dribblant. Par contre si après un dribble, le joueur s’arrête il doit obligatoirement passer la balle ou tirer sous peine d’effectuer une reprise de dribble qui rend le ballon à l’équipe adverse. Néanmoins, il est possible de faire deux pas avec le ballon si l’on passe on l’on tir ensuite, c’est ce qu’on appelle un lay-up ou en français un double pas. Si quelqu’un réalise plus de deux pas sans dribbler, il y a marcher et le ballon est rendu à l’équipe d’en face. Une autre situation de marcher se passe quand un joueur saute avec le ballon sans le lancer avant son atterrissage.

 

Le temps, un aspect essentiel

Au basket, le temps est une notion cruciale. Au cours de la rencontre, quand une équipe a le ballon, elle n’a que 24 secondes pour terminer son action ou perdre la balle. Au-delà de ce temps, l’arbitre siffle une faute et donne le ballon aux adversaires. Par contre si après un tir raté, la même équipe récupère la balle, ce laps de temps diminue à 14 secondes. Autre règle, chaque équipe dispose de seulement 5 secondes pour remettre le ballon en jeu peu importe la raison. Après une remise en jeu d’un panier encaissé, l’équipe ne possède que de 8 secondes pour aller dans l’autre camp. Enfin, un attaquant ne peut rester que 3 secondes dans la raquette adverse (zone sous le panier).

Dernière règle de base, chaque coach possède 7 temps morts. Un temps mort est comme son nom l’indique un arrêt de jeu, demandé par un entraîneur pour donner des instructions à son équipe. Chaque temp mort dure dans les faits aux alentours de la minute selon les arbitres. À la fin de ces derniers, les coachs peuvent faire des changements comme durant les autres arrêts de jeux. De plus, le nombre de changement est illimité.

 

Les fautes

Au basket contrairement aux autres sports collectifs comme le football, le rugby ou le handball, les contacts sont majoritairement interdits. Ils sont sanctionnés d’une faute. Au bout de la sixième individuelle, le joueur est exclu du match mais remplaçable contrairement à un carton rouge au foot. Une fois la faute sifflée, l’arbitre accorde un ou des lancers francs à l’attaquant selon les cas.

  • Si la faute vient après un panier marqué, le joueur a un lancer franc (les fameux “And one”)
  • Lorsque la faute interrompt un tir à deux points, le joueur possède deux lancers francs
  • Si la faute bloque un tir à trois points, le joueur tire trois lancers francs

Ces lancers francs sont shootés depuis le sommet de la raquette par le joueur victime de la faute. Personne n’a le droit de gêner le tireur physiquement (les déconcentrations verbales sont généralement acceptées, c’est le trashtalking).

Ces fautes sont celles qui interviennent pendant le jeu, mais il existe un autre type de faute dite technique. Elles sont distribuées lors d’une action d’anti-jeu ou de manque de fair-play. Elles se traduisent par un lancer franc pour l’équipe adverse et selon les cas à une exclusion du/des joueur(s) concerné(s).

 

Le vocabulaire de survie

Pour ne pas être largué dans une discussion basket avec vos amis ou juste pour comprendre ce que disent les commentateurs ou les analystes de ce sport, du vocabulaire de survie est nécessaire. En voici la liste.

Rebond : Prise de balle après un tir manqué. Il peut être aussi bien défensif qu’offensif

Dunk : Panier inscrit en extension pour projeter le ballon directement dans l’arceau. Comme les images valent mieux que mille mots, la vidéo ci-dessous illustrent parfaitement ce terme

Crédit vidéo : NBA

Alley-oop : Panier mis à deux. Un joueur fait une passe au-dessus du panier et un deuxième joueur vient claquer la balle en dunk

Fade away : Tir en suspension arrière pour éviter un contre adverse

Bâche ou block : Contre d’un tir adverse

Cross : Changement de direction rapide

MVP : Most Valuable Player – Meilleur joueur du match/de l’année/des Playoffs

Triple-double : Avoir plus de 10 unités dans 3 compartiments du jeu (points, passes décisives, rebonds, contres, interceptions)

Franchise : Equipe, club

6ème homme : Premier remplaçant, joueur clé d’une franchise

Buzzer Beater : Panier marqué à la dernière seconde d’un quarts-temps (pendant que le buzzer de fin de match retentit)

Playoff : Se déroule après la saison régulière. Les 8 meilleurs équipes de l’Est s’affrontent ainsi que les 8 meilleurs équipes de l’ouest. Les deux vainqueurs de chaque conférence se rencontrent et le gagnant est champion NBA. Pour passer un tour, il faut battre son adversaire 4 fois (rencontre au meilleur des 7 matchs). Le système de conférence sera expliqué un peu plus bas.

Sweep : Victoire en playoff 4/0

 

Surnom des franchises NBA

Chaque franchise possède un surnom inclut dans son nom. Il est souvent lié à l’histoire de la ville ou de l’Etat où se situe l’équipe.

Cleveland Cavaliers : Les Cavs

Indiana : Les Pacers

Miami : Le Heat

Milwaukee : Les Bucks

Washington : Les Wizards

Brooklyn : Les Nets

Orlando : Le Magic

Philadelphie : Les Sixers

New York : Les Knicks

Chicago : Les Bulls 

Detroit : Les Pistons

Atlanta : Les Hawks

Toronto : Les Raptors

Charlotte : Les Hornets

Boston : Les Celtics

Denver : Les Nuggets

Sacramento : Les Kings

Utah : Le Jazz

Minnesota : Les Timberwolves souvent contracté en Wolves

Phoenix : Les Suns

Los Angeles Clippers : Les Clippers

Los Angeles Lakers : Les Lakers

Memphis : Les Grizzlies

San Antonio : Les Spurs

Oklahoma : Le Thunder

Portland : Les Blazers

Golden State : Les Warriors

Houston : Les Rockets

New Orleans : Les Pelicans

Dallas : Les Mavericks souvent contracté en Mavs 

 

Les spécificités de la NBA 

Le système de conférence

Pour comprendre le système de la NBA, il faut savoir que la ligue est divisée en deux conférences, une à l’est, l’autre à l’ouest de 15 franchises chacune. La composition des conférences s’est réalisée par rapport au positionnement des villes et des états sur la carte des Etats-Unis. Donc les équipes de New-York City seront dans la conférence est et celles de Los Angeles à l’ouest.

Durant une saison normale (hors-Covid), chaque franchise dispute 82 matchs de saison régulière, comme une équipe de Ligue 1 dispute ses 38 matchs de championnat. La répartition des matchs se fait en fonction de la conférence et de la division de la franchise. Une division étant un groupe d’équipe d’une même conférence qui sont proches géographiquement. Néanmoins, toutes les franchises s’affrontent même si elles n’appartiennent pas à la même conférence.

À la fin de celle-ci, les huit premières de chaque conférence sont qualifiées pour les Playoffs, qui sont les phases finales de la NBA. À ce niveau, le classement a son importance car le premier affrontera le huitième, le deuxième confrontera le septième et ainsi de suite. De plus, les quatre premières équipes ont l’avantage du terrain, c’est à dire qu’en cas de match 7 ces équipes joueront à domicile. Une fois que chaque conférence possède son champion, la meilleure franchise de l’est affronte la meilleure franchise de l’ouest dans les NBA Finals qui décerne le champion NBA.

Tanking et Draft

On vient d’évoquer l’avenir du haut de tableau, mais celui du bas est tout aussi intéressant. En effet, car en NBA il n’y pas de relégation. Le NBA est une ligue fermée avec ses 30 franchises à elle. Donc, une équipe qui n’a pas une équipe assez forte pour être compétitive peut jouer les dernières places en prévision de l’année prochaine, on appelle cela le tanking. Ce plan de jeu mise tout sur le futur car un autre événement clé rentre en jeu, la draft.

La draft est la période de l’année post-saison où les meilleurs joueurs universitaires aux Etats-Unis (provenant de la NCAA) et les meilleurs joueurs des championnats mondiaux sont intégrés dans des équipes NBA. Ils suivent un classement strict allant de 1 à 50 dans un ordre croissant de talent latent. C’est là que le tanking est utilisé car les équipes ayant eu les pires bilans sur la saison écoulée, sont celles qui ont le plus de chance d’obtenir le pick 1, c’est à dire le meilleur espoir de la draft, plus communément nommé rookie. L’ordre des équipes est choisi en fonction de la lottery organisée par la NBA.

Free Agency et Salary Cap  

Durant la même période que la draft commence également la Free Agency. C’est le moment où tous les agents libres de la ligue peuvent changer d’équipe de leur plein gré ou au contraire prolonger avec leur franchise actuelle, généralement pour prendre un meilleur contrat. Si un joueur n’est pas libre, c’est la franchise qui décide de le trader ou non (c’est à dire de l’échanger). Les trades peuvent inclure des joueurs ou des picks de draft pour les années futures. Il faut également prendre en compte, que les franchises récupèrent en plus du joueur son contrat qui peut se montrer onéreux pour les joueurs les plus côtés.

Cela fait intervenir, une dernière notion celui du salary cap. Le salary cap, est le total des salaires qu’une franchise NBA peut payer. Il est identique pour toutes les franchises pour éviter le favoritisme. Son total varie chaque année en fonction des revenus du championnat la saison précédente. Pour la saison qui arrive, il est placé à 109 140 000$. Donc le management de chaque franchise doit réfléchir à la construction de son équipe également en fonction des salaires des joueurs.

Le premier volume de cette série se termine sur ces mots. Toutes les notions théoriques de base vous ont évoqué. On se retrouve très vite pour des conseils plus pratiques. 

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