Coupe du monde. L’Allemagne et ses sélectionneures, une histoire de joueuses

Martina Voss-Tecklenburg, sélectionneure de l’Allemagne.

Le groupe B entre en jeu à 15h avec un premier match entre l’Allemagne et la Chine (Canal +). Deux fois championne, la Mannschaft a surtout pour objectif de revenir au premier plan de la scène internationale.

L’Allemagne et ses footballeuses, c’est aussi une histoire de sélectionneures. Qui ont permis au pays de remporter deux Coupes du monde (2003 et 2007), six Coupes d’Europe consécutives entre 1995 et 2013 (pour huit au total) et une médaille d’or aux Jeux olympiques de 2016. Voilà qui vous dresse une équipe.

Si l’équipe a connu un âge d’or considérable, étant d’ailleurs considéré comme le modèle européen en termes de football, il est temps pour lui de retrouver un certain prestige. C’est ce que doit permettre la Coupe du monde en France, après un Euro 2017  achevé en quart de finale et une dernière place lors du tournoi de la SheBelievesCup 2018 (tournoi amical entre les quatre meilleures nations mondiales, qui se joue aux États-Unis). L’ancienne milieue Steffi Jones qui était en poste depuis 2016 est aussi connue pour avoir remporté trois Coupes d’Europe (1997, 2001, 2005) et soulevé le trophée mondial en 2003, en tant que joueuse.

Martina Voss-Tecklenburg  est nommée en 2018 pour lui succéder et rejoindra sa sélection après les qualifications pour le Mondial 2019 avec la Suisse, désireuse de ne pas abandonner la Nati. L’ancien attaquant d’Hambourg et du Borrusia Dortmund, Horst Hrubesch, avait géré l’intérim de la sélection pour les deux derniers matchs qualificatifs de l’Allemagne, en attendant l’arrivée de la nouvelle sélectionneure.

Objectif JO

Attaquante aux 125 capes entre 1984 et 2000 avec notamment quatre Euros et une participation à la finale perdue de 1995 face à la Norvège (2-0), son parcours avec la Suisse, qu’elle a qualifié pour la première compétition mondiale de son histoire en 2015, a donc pris fin après six ans de travail. Le premier match qu’elle a dirigé à la tête de l’équipe allemande s’est quant à lui conclu par une victoire 1-0 contre les Bleues, le 28 février 2019.

Depuis 1982, Voss-Tecklenburg  est devenue la quatrième femme à la tête de l’équipe, sur six sélectionneurs. Et même depuis 1996 et Tina Theune-Meyer (jusqu’à 2005), ce ne fut que des séléctionneures. Silvia Neid succède à cette ancienne joueuse dont elle était devenue l’adjointe. La buteuse aux 48 réalisations restera jusqu’en 2016, avant de se retirer après sa médaille aux JO de 2016.

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Comme Elisabeth Loisel (ancienne joueuse de Reims et VGA-Saint Maur, à la tête de la France de 1997 à 2007) et désormais Corinne Diacre depuis l’automne 2017, l’expérience du jeu les a ensuite conduite aux plus aux postes du pays.

Cette année, l’objectif premier sera de reconstruire et de faire partie des trois meilleures nations européennes afin de se qualifier pour les JO 2020 et aucune pression n’est mise sur l’équipe pour remporter le tournoi. La reconstruction commence cet après-midi par une victoire contre la Chine.

 

 

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