NBA

Débuts tortueux de Wesbrook chez les Lakers : preuve que nul n’est prophète chez lui

A sa signature dans la franchise californienne, d’aucuns se sont enthousiasmés pour l’arrivée de l’enfant prodige. Mais pour l’heure, le natif de Los Angeles peine encore à trouver ses marques et à se tracer la voie royale aux côtés de Anthony Davis et LeBron James.

Des débuts compliqués et très critiqués

Après 11 années passées chez le Thunder d’Oklahoma City et ses deux piges successives à Houston et à Washington, Russell Wesbrook réalisait enfin cet été son rêve de jouer dans sa ville natale. Et pourtant, pour l’heure, la marche triomphale tant annoncée éprouve encore des difficultés à prendre corps tant les performances du ‘’Brodie’’ allient inconstance et irrégularité. La maldonne est telle que des fans du champion NBA 2020 réclament déjà la tête de l’ancien MVP et poussent selon des rumeurs pour un hypothétique trade de ce qu’ils appellent hâtivement sans doute : une erreur de casting.

Entre les pertes répétées de balles, le cancer de son jeu depuis plusieurs années, une maladresse presque pathologique aux shoots et une emprise sur le jeu des poulains de Frank Vogel encore famélique, le MVP 2017 connaît clairement des débuts sinueux sous ses nouvelles couleurs et n’échappe pas à l’incisif projecteur des critiques. Soutien de R.W l’an passé, le célèbre consultant  Kendrick Perkins a rejoint lui aussi cette année le rang de ses détracteurs : «Est-ce que tu peux réduire ton nombre de pertes de balle, Russ, et gagner des matchs ? Est-ce que tu peux mener une équipe, être un véritable général du parquet, et gagner des matchs ? Je pense qu’en regardant Russ et Chris Paul, la différence entre les deux se trouve là. CP3 entre sur le terrain, et il fait gagner des matchs à son équipe ! » Déclara-t-il il y a quelques jours.

Et pourtant, une arrivée attendue comme salvatrice

L’on se souvient comme si c’était hier de la ferveur qu’a suscité auprès des Angelinos la signature début août de l’enfant de Long Beach en Californie. Un retour aux sources, la partition ultime dira-t-on d’une carrière clinquante mais écornée par une absence criarde de trophées, un dépôt de bagages à la maison, dans le club de son cœur et de ses tendres âges qui pour le moment s’inscrivent en pointillés. Preuve que nul n’est prophète chez lui.

Venu pour être l’homme lige et le porte-flambeau d’une équipe en pleine reconquête quand Anthony Davis et LeBron James sont absents ou au repos, le recordman des triple-doubles dans toute l’histoire de la NBA est encore loin d’avoir réussi à s’imposer comme le troisième maillon du triumvirat.

Des statistiques tout de même loin d’être médiocres

On retiendra au passage ses performances de haut vol contre les Knicks de New-York ou les Spurs de San Antonio avec plus de 30 points au compteur.

On retiendra surtout ses stats : 20.9 points, 8.3 rebonds, 9.2 passes, 44.7% au tir et du moins bon (33.3% à 3 points, 4.9 pertes de balle) sur ses 10 derniers matchs avec les Lakers.

Des chiffres plus reluisants que ceux affichés par l’ancien meneur des Wizards en tout début de saison mais qui restent encore presque abyssalement éloignés de ses standards. Preuve, qu’il doit aller encore plus haut : chose que concèdent même ses coéquipiers à l’instar d’Anthony Davis « Russell doit continuer de jouer ainsi, peu importe qui est sur le parquet. Il doit être lui-même ». « Je lui dis à chaque match : sois toi-même, c’est pour ça que tu es là. Souvent, il est passif et cherche les autres. C’est bien, mais cela le sort du rythme. Il peut très bien le faire en restant agressif. » déclare « AD ».

La saison régulière est très loin d’avoir livré sa sentence et le périple pour arriver aux  Playoffs risque d’être ardu. Pour ce faire, les Lakers auront bien besoin d’un Russel Wesbrook en pleine possession de ses moyens pour ramener dans leur escarcelle le graal qu’ils ont laissé filer la saison dernière et à cette fin, l’enfant prodige enfin chez lui doit faire sa mue et retrouver toutes ses sensations.


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