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Entretien avec Léo Cremades (QB, Équipe de France) : “Je suis tombé dans le football américain et cela a changé ma vie”

Léo Cremades

À tout juste 19 ans, Léo Cremades (QB, Flash de la Courneuve) va honorer sa première sélection avec l’équipe de France de football américain le 7 août prochain contre l’Italie. Pour l’occasion, le jeune Francilien a accepté de nous accorder un long entretien à une semaine de ce match de Ligue des Nations.

We Sport : Bonjour Léo, tout d’abord pourriez-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas ?

Léo Cremades : Je m’appelle Léo Crémades, j’ai 19 ans (né en 2001, n.d.l.r) et j’ai commencé le football américain vers l’âge de 10 ans aux Éperviers de Longjumeau (aujourd’hui absorbés par les Quarks de Villebon-sur-Yvette, n.d.l.r) où j’ai fait mon initiation au football américain. J’ai ensuite fait un an aux Templiers d’Élancourt pour pouvoir jouer à 11 contre 11 avant de partir pour les États-Unis deux ans dans un lycée américain au nord de Miami, à Fort Lauderdale, pour jouer quarterback.

WS : Êtes-vous resté longtemps outre-Atlantique ?

LC : Malheureusement non. Après ces deux années aux États-Unis, alors que je devais poursuivre mon cursus, mon visa a expiré. Je suis donc retourné en France où j’ai voulu rentrer en terminale car je venais de finir ma première là-bas, mais les inscriptions étaient déjà passées donc je suis allé faire un an de prépa d’architecture en Angleterre. Là-bas j’ai continué à jouer un peu au foot et dans le même temps j’envoyais mes films partout, à tous les coachs et dans toutes les divisions américaines.

WS : Et cela a fini par payer ?

LC : Comme à chaque fois dans ces moments là, tu as pleins de réponses, qui sont fructueuses ou pas, mais j’ai rapidement eu une offre en NAIA (National Association of Intercollegiate Athletics) d’un coach qui m’a proposé une full ride pour jouer trois ou quatre ans avec eux. Full ride, ça veut dire que l’université payait tout, donc j’ai sauté sur l’occasion parce que c’était mon rêve de pouvoir jouer à n’importe quel niveau aux États-Unis et d’avoir une éducation gratuite grâce au foot. Je quitte donc l’Angleterre en plein Covid et en plein Brexit pour retourner aux États-Unis, mais au moment de faire mon visa celui-ci n’a pas été accepté…

WS : Vous êtes donc resté en France après cette déception ?

LC : En effet me revoilà donc en France, un peu sous le choc de ne pas savoir quoi faire aussi bien dans les études que dans le foot. J’ai donc passé mon bac cette année en candidat libre que j’ai eu, et je vais rentrer en école d’architecture l’an prochain à Paris. Côté foot, je vais jouer au Flash de La Courneuve.

WS : Un long parcours donc, qui montre quand même une certaine détermination de votre part !

LC : Oui ça fait long, surtout qu’après que je sois rentré des États-Unis à la fin du lycée, quand mon visa a expiré, je ne savais plus du tout quoi faire ! Je ne pouvais pas rentrer en France, je pouvais repartir aux États-Unis mais ne pouvais pas reprendre un visa tout de suite, … Au final je suis resté droit dans mes bottes si je puis dire et j’ai trouvé une solution et réussi à me relever, surtout après les nombreuses lettres de JUCO (Junior Colleges) et universités en deuxième division qui me parlaient de scholarships sans que cela se concrétise. Au final, celle que je devais rejoindre était la seule où j’avais tout reçu, où j’avais tout fait. On m’avait même envoyé le visa, mais en allant à l’ambassade j’ai pris une petite claque. Mais bon, ce n’est pas pour autant que j’ai flanché et que je me suis dit que j’allais arrêter le football américain !

WS : Comment avez-vous commencé à vous intéresser au football américain ?

LC : C’est mon grand frère qui m’a fait découvrir, comme beaucoup de personnes, en me montrant des highlights. J’ai eu la chance de découvrir ce sport très jeune, car pour moi c’est important de commencer tôt, surtout si on veut aller aux États-Unis ou tout simplement percer. Je suis tombé entre de très bonnes mains au début chez les Éperviers, avec des passionnés qui m’ont formé et m’ont tout appris.

Les Quarks aussi, pour moi c’était presque une deuxième famille, surtout à une époque où j’avais énormément de mal à trouver un sport qui m’allait. J’ai tout fait : foot, rugby, etc, le seul où je me débrouillais un peu c’était la natation mais je n’aime pas les sports individuels, je préfère gagner en collectif, en groupe. Je suis donc tombé dans le football américain et cela a changé ma vie.

WS : Performer au plus haut niveau et devenir le meilleur est rapidement devenu un objectif pour vous ?

LC : Quand j’ai commencé, je ne savais pas comment cela se passait, comme beaucoup en France je suppose. Je suis alors allé plusieurs fois en vacances en Floride l’été avec mes parents, et quand j’allais là-bas je faisais des camps de football américain pour les jeunes. Je devais avoir 12 ou 13 ans à ce moment-là. C’est là que j’ai appris et qu’on m’a expliqué comment cela se passait : comment jouer au football américain au lycée, qu’il fallait ensuite aller à l’université puis potentiellement passer professionnel.

Je découvrais aux États-Unis, je regardais des matchs, j’ai fait connaissance avec des coachs incroyables qui m’ont beaucoup parlé, et quand j’ai pris conscience de comment cela marchait à cet âge là j’ai eu un déclic. J’ai vu qu’après mes trois premières années on jouait bien, qu’on gagnait, qu’on me disait que j’avais du potentiel, et cela m’a motivé. Avec les informations que j’ai cité précédemment j’ai vu qu’il y avait la possibilité de faire quelque chose. Je savais qu’il ne fallait pas attendre, que si je voulais être professionnel et que je voulais performer il fallait partir. C’est ce qu’il faut se dire, qu’il faut aller aux États-Unis si on veut faire quelque chose dans ce sport.

WS : Donc dès que vous avez pris conscience qu’il y avait une opportunité, vous vous êtes dit qu’il fallait que vous partiez étudier aux États-Unis sans quoi il n’y aurait pas de suite ?

LC : Ah, tu peux faire autrement mais (réfléchis), déjà pour moi au poste de quarterback oui, il faut se dire ça immédiatement. Tu peux te dire que tu vas attendre parce qu’il faut les moyens, parce qu’il faut surtout plus les contacts que les moyens, mais j’ai vu une opportunité. J’en ai parlé un jour avec mes parents quand je devais avoir 15 ans. En fait, pour moi, il n’y avait aucune barrière, je me disais : « qu’est-ce qui m’empêche d’aller faire mon lycée aux États-Unis ? ». Mes parents avaient des connaissances là-bas, je pouvais aller chez des gens, le lycée m’avait accepté, le coach m’avait accepté ; il ne fallait surtout pas se priver de ça, donc j’ai pris l’opportunité quand je l’ai vu.

WS : Comment qualifieriez-vous la formation américaine par rapport à celle française ?

LC : Le système américain est le meilleur mais c’est normal et évident. Là-bas c’est une culture, une façon de vivre. En France, c’est un loisir : tu viens une à deux fois par semaine, tu découvres et tu t’amuses. Aux États-Unis, tu commences très jeune, à 6 ans tu t’entraînes déjà trois fois par semaine alors que tu n’as que six ans ! Ensuite, tu arrives en middle school et tu t’entraînes tous les jours, au lycée pareil… C’est juste une manière complètement différente de voir les choses. Là-bas, le sport et le football américain, c’est comme une clé qui ouvre plein de portes. Bien sûr, il faut que les notes suivent à l’école, car si vous êtes un excellent joueur et toutes les meilleures universités vous veulent mais que vos notes ne suivent pas, ça ne marchera jamais. Quelqu’un qui se dit qu’il veut jouer en NFL doit avoir une éducation qui suive, afin que si cela ne marche pas il puisse se dire qu’il a son degree, son diplôme. Même si tu ne réussit pas, tu t’en sortiras.

En France, j’ai plus l’impression que l’on doive choisir entre sport et études. Honnêtement, je ne sais pas vraiment comment cela marche ici, mais imaginons que tu tentes ta chance dans le foot et que cela ne marche pas à la fin, que tu te blesses ou juste que cela n’aboutit pas, qu’est-ce que tu veux faire si la seule chose que tu sais faire c’est jouer au foot ?

WS : La France commence à avoir un vivier de joueurs partants pour la NCAA…

LC : C’est incroyable à quel point le niveau augmente. J’ai envie de dire que cela devient de plus en plus naturel chez les nouveaux athlètes de jouer au football américain. De plus, les coachs ont plus d’expérience ! Tous ceux qui étaient aux États-Unis et sont revenus en France partagent ce qu’ils ont appris, leur technique, leur façon de faire… Le niveau progresse tellement et on le voit, il y en a de plus en plus qui partent peu importe le niveau : ça joue et puis ça marche. Le niveau ne fait qu’augmenter.

WS : … et cela prouve quand même qu’il y a un certain savoir-faire en hexagone désormais pour envoyer des joueurs prêts n’est-ce pas ?

LC : Oui oui, bien sûr. On a des nouveaux coachs qui arrivent et qui apprennent aux jeunes athlètes un nouveau football, un football plus récent, plus athlétique par rapport à avant je trouve, et ça pour les États-Unis ça marche très bien.

WS : Vous avez dit au début que vous évolueriez prochainement avec le Flash de La Courneuve, est-ce néanmoins toujours un objectif pour vous de retourner aux États-Unis pour évoluer à l’échelon universitaire ?

LC : Si l’occasion se présente oui, mais étant donné que je vais commencer une école (d’architecture) en France à Paris, il faut vraiment que ce soit quelque chose d’évident et de concret et que je sois sûr que ça marche. Je ne vais pas encore partir pour galérer. Après, ce que j’aimerais bien faire, c’est faire ma licence en France et une année ou un master autre part, préférentiellement aux États-Unis. Je ne connais pas les questions d’éligibilité donc on verra, mais s’il y a une offre qui se propose et qu’on me dit que je peux venir et faire ce que je veux faire dans l’université, j’irai, même si cela m’étonnerait j’irai.

WS : Vous avez récemment participé au camp Euro Elite 11, pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

LC : C’est un tout nouveau camp qui est inspiré d’un camp aux États-Unis qui s’appelle Elite 11, un camp organisé par Nike qui, au travers de tous les États-Unis, fait une sélection des meilleurs athlètes au poste de quarterback dans chaque état et cela fait comme un grand tournoi à la fin où tout le monde se retrouve au même endroit pour déterminer qui est le Elite 11, le meilleur quarterback du pays.

En Europe, d’autres personnes ont organisé ce camp un peu de la même manière, en demandant un jour sur Instagram à tous les quarterbacks d’Europe d’envoyer leurs vidéos, leurs highlights, pour ensuite constituer un top 10 des meilleurs quarterbacks d’Europe. Beaucoup de demandes ont été envoyées, les organisateurs ont pris ceux qu’ils voulaient, ont pris des receveurs et ensuite ont fait un camp sur deux jours. À la fin de ces deux jours, il ont évalué chaque joueur un par un et ont sorti un top 10. C’était la première fois que le camp était organisé et franchement pour une première fois c’était vraiment pas mal. Je m’attends vraiment à ce que plus ils le fassent, plus cela devienne quelque chose de vraiment sympa et reconnu. Cela peut devenir une chose vraiment très bien et très utile.

WS : À titre personnel vous vous en êtes plutôt bien sorti, vous avez été classé deuxième sur dix chez les quarterbacks !

LC : Oui, les deux premiers sont deux Français (Léo Cremades et Hugo Tekedam, n.d.l.r), Hugo (Tekedam) part d’ailleurs en prep school, une année de formation après le lycée, aux États-Unis l’an prochain pour avoir du film à envoyer aux universités. Il y avait aussi Adrien Roux, un autre Français, dans le top 10 (7e), donc avec tous les Français qui sont allés là-bas on s’est super bien débrouillé. Personnellement, je pense que je ne m’étais pas assez préparé pour le camp, j’y suis un peu allé les mains dans les poches et ça m’a coûté un peu cher, mais le camp m’a agréablement surpris par le niveau qui augmente. J’ai 19 ans et j’entendais autour de moi d’autres joueurs de 16, 17 ou 18 ans et les mecs avaient déjà un très bon niveau pour leur âge.

WS : Recentrons-nous sur l’équipe de France : le 7 août prochain vous honorerez votre première sélection en seniors contre l’Italie. Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez appris que vous alliez évoluer avec les Bleus ?

LC : J’ai été très honoré, très content. J’ai d’abord vu la liste du stage et je me suis dit que c’était parti, qu’il allait falloir tout donner. Honnêtement, je n’ai pas été choqué en me demandant ce que je faisais là car je sortais des équipes de France juniors. Je pensais avoir mes chances pour le stage et c’est passé. J’ai vu qu’il y avait d’autres personnes que je connaissais avec moi donc je suis très content et impatient, extrêmement impatient de voir le groupe performer pendant la semaine qui va arriver. Je pense qu’on a un groupe avec un bon mélange entre jeunesse et expérience, des joueurs qui n’en sont pas à leur première sélection, donc je pense que cela va être très intéressant et que l’on va être beau à voir. Je l’espère.

WS : Jouer en équipe nationale était un objectif important dans votre jeune carrière ?

LC : Vous pouvez demander à n’importe qui en France, oui c’est un objectif, mais l’objectif principal reste l’échelon universitaire ou professionnel, que ce soit au Canada ou aux USA. Cela fait tout de même bien évidemment partie de toutes les cases et de toutes les check-lists des joueurs en France de faire un tour en équipe nationale. Maintenant pour moi que les portes des États-Unis et du monde professionnel se referment, je n’ai pas forcément envie de vivre du football américain et d’en faire toute ma vie. Par contre, l’équipe de France est là, elle m’offre une opportunité et là j’ai envie d’évoluer avec elle, qu’on emmène l’équipe plus haut, que cela devienne quelque chose de grand et que l’équipe de France soit vraiment reconnue. J’ai envie, et on a envie avec le groupe, de faire en sorte que cette équipe ait plus de reconnaissance et que tout le monde ait envie de venir jouer pour la France.

WS : Petit aparté, vous dites que les portes des États-Unis se referment pour vous mais en Europe une nouvelle ligue est en train de faire parler d’elle : la European Football League. Cela pourrait vous intéresser d’y évoluer si on vous en offre la possibilité ?

LC : À Paris, ou plus globalement en France, oui. Cela a l’air intéressant, cela marche très bien et je pense que cela a surpris tout le monde qu’une ligue sorte comme ça avec un beau logo et de beaux uniformes, une bonne communication et une médiatisation vraiment sympa. Cela fait de l’œil à tout le monde, mais moi j’aimerais vraiment qu’il y ait une équipe à Paris. Comme je l’ai déjà dit, je suis en train de faire des études et je ne me vois pas aller à Berlin ou autre part en Allemagne (où sont situées la majorité des équipes de l’EFL, n.d.l.r). Néanmoins, si cela a lieu pendant l’été comme c’est le cas actuellement c’est différent, autrement il faudrait une opportunité en France car cela a l’air vraiment intéressant.

WS : Revenons aux Bleus, ce match sera une demi-finale de Ligue des Nations, l’objectif est je suppose de l’emporter et d’aller au bout dans cette compétition ?

LC : Complètement, on joue le titre de champion d’Europe et on veut le garder (la France est tenante du titre après sa victoire en 2018, n.d.l.r) car je crois qu’on peut faire un back to back. C’est l’objectif de tout le monde je pense, et surtout ce serait mon rêve d’arriver jeune, pour ma première sélection en seniors, et de remporter le titre. C’est ce qui va se passer de toute façon.

WS : Cette rencontre sera également l’occasion de retrouver des sensations, un an et demi après l’arrêt des championnats ?

LC : Ça commence à faire longtemps que beaucoup n’ont pas vu les terrains, mis à part ceux qui jouent en ELF ou qui ont joué dans d’autres championnats, en Italie notamment où ils ont eu droit à quelques matchs et à une petite saison. Pour nous, cela fait un an et demi et c’est pour cela que la semaine d’avant-match va être très importante, elle va être intensive et cela va nous permettre de nous remettre dedans.

WS : Malgré les bons résultats de la France (victoire aux Jeux mondiaux 2017, championnat d’Europe 2018), peu de gens savent que l’équipe de France est performante dans ce sport : trouvez-vous que le football américain est trop peu médiatisé en France ?

LC : C’est sûr, c’est un sport qui est très jeune en France, qui est nouveau. Pourquoi ? Parce que c’est compliqué, c’est un sport où de nombreuses personnes mettent du temps à comprendre le principe, où l’on ne se pose pas juste devant la tv. Si vous saviez le nombre de personnes qui me disent qu’elles ont essayé mais ne comprennent rien… C’est ça qui pourrait faire croire que le sport est compliqué alors qu’en fin de compte, à regarder, ce n’est pas si compliqué que cela.

Pour la médiatisation, la seule chose dont on peut parler au cours d’une année, c’est le Super Bowl. Et encore, on parle plus du concert que du sport en lui-même.

WS : La FFFA (Fédération Française de Football Américain) a quand même fait des efforts ces dernières années pour mettre en avant ce sport, on peut dire que c’est en bonne voie ?

LC : Évidemment, on ne peut pas le nier, ils mettent en place des choses avec des anciens joueurs qui passent à la télé et parlent de football américain, alors qu’avant il n’y avait pas du tout ça. Cela ne fait qu’un ou deux ans, et si cela continue comme ça on pourrait faire plus au niveau des regroupements, des évènements pour faire connaître le sport, jouer des finales de championnat de France dans de grands terrains avec beaucoup de monde, … C’est ça qui rapportera plus d’argent à la fédération, plus d’argent aux clubs, plus de personnes qui viennent, qui permettra de faire grandir notre sport en définitive.

WS : Pensez-vous qu’un jour ce sport pourra s’imposer dans le paysage sportif français ou qu’il est trop ancré dans la culture américaine pour avoir une place importante en Europe ?

LC : Je pense que c’est complètement possible. Quand on regarde par exemple en Allemagne, où ce sport est plus important qu’en France, je pense qu’on a largement le potentiel pour. Déjà, les différents matchs diffusés en clair à la télévision le montre, et ça c’est juste depuis cette année. On le voit, des efforts commencent à être faits. Que cela devienne un top 3 sport en France je ne pense pas, mais il a largement sa place dans un top 5, surtout qu’on performe. Il y a du spectacle et vu que les français commencent à jouer de plus en plus jeunes, le niveau ne fera que grimper et le football américain aura encore plus sa place en France.

WS : L’arrivée d’un Français en NFL pourrait également booster l’intérêt des fans !

LC : Bien sûr, on a déjà vu que cela booste énormément. Quand il y a eu Anthony Mahoungou et Anthony Dablé aux training camps et dans les matchs de pré-saison, la cote du football américain est immédiatement montée en France. Ce ne sont pas les premiers, il y a eu Sébastien Sejean, Philippe Gardent et d’autres, mais cela prouve juste que c’est bien possible. En plus, les deux ne sont pas partis aux États-Unis à 15 ans. Mahoungou est arrivé à Purdue pour l’université, Dablé est directement allé en NFL : c’est faisable. Les gens voient ça et cela donne encore plus envie de jouer en France et de commencer le football américain.

WS : Pour finir sur une touche un peu plus légère, je suppose que vous suivez la NFL…

LC : Oui, bien sûr !

WS : Si vous pouviez rejoindre la franchise de votre choix, laquelle choisiriez-vous ?

LC : Les Saints. J’ai toujours suivi cette franchise depuis que j’ai commencé à m’intéresser en 2009, l’année où ils ont gagné le Super Bowl (victoire face aux Colts 31-17, n.d.l.r). Cette année par contre je vais beaucoup regarder les Jaguars, car je suis impatient de voir Trevor Lawrence (n°1 de la Draft NFL 2021, n.d.l.r) à la tête de cette attaque.

WS : Et si vous deviez citer un ou deux joueurs qui vous ont inspiré en tant que quarterback ?

LC : D’abord Drew Brees, il m’a fait découvrir le football américain. C’est mon joueur phare, il n’est pas géant, il ne court pas un 40 yard de dingue, mais il est très intelligent dans sa façon de jouer. Et puis son mental, son mental les jours de match… Même quand on regarde ses matchs de high school, c’est incroyable à voir ! Après, je dirais Trevor Lawrence. Je le suis depuis qu’il est au lycée et tu as l’impression que tout ce qu’il fait est parfait. Ses matchs, ses jeux, sa mécanique, son footwork, … Récemment c’est vraiment le joueur dont je m’inspire, sinon Drew Brees depuis toujours.

Merci à Léo Cremades d’avoir pris le temps de répondre à nos nombreuses questions, un joueur à qui l’on souhaite bonne chance pour sa première sélection avec l’équipe de France seniors le 7 août contre l’Italie. Un match qui aura lieu à 21h00 et sera diffusé en direct sur Sport en France.

Crédit image en une : FFFA

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