Entrez dans la surface #10 – La finale de la Copa libertadores

La Bombonera, stade de Boca Junior à Buenos Aires (Argentine), où s’est jouée la finale aller de la Copa Libertadores.

Pour les footeux qui s’ignorent ou les footix en devenir.

C’était la grosse affiche footballistique sud-américaine du week-end. Initialement prévue samedi soir, elle a été repoussée à dimanche en raison de pluies diluviennes. Boca Junior et River Plate se sont séparés sur le score de 2-2 dans la finale aller de la Copa Libertadores. Il suffit d’une victoire à River Plate lors du match retour pour remporter la coupe.

Mais avant de comprendre pourquoi ce match déchaine tant les passions, retour sur cette compétition, la Copa Libertadores. Equivalente de la Ligue des champions en Europe, cette coupe se joue tous les ans. Elle réunit donc les meilleurs clubs du continent sud-américain. Crée en 1958, soit trois ans après son homologue européenne, elle prend véritablement son nom de Copa Libertadores en 1966, pour rendre hommage aux dirigeants des guerres d’indépendances sud-américaines, comme Simon Bolivar. Aujourd’hui, cette coupe se nomme CONMEBOL Libertadores, CONMEBOL signifiant la Confédération sud-américaine de football.

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Une coupe qui réunit les meilleurs clubs du continent

Comme en Ligue des champions, chaque pays envoie des représentants pour tenter de remporter la coupe. Quatre clubs par pays y participent, sauf pour le Brésil et l’Argentine où ils sont six. Les 32 équipes sont ensuite réparties en huit poules de quatre équipes. Les phases à élimination directes, c’est-à-dire à partir des 8e de finale, se jouent dans un système de matchs aller/retour. C’est toutefois la dernière année où la finale se déroule sur deux matchs.

Les équipes qui remportent trois fois de suite la coupe peuvent conserver le trophée. Dans l’histoire de la compétition, seuls le club argentin d’Estudientes de la Plata (trois fois entre 1968 et 1970) et l’Independiente, toujours en Argentine (a soulevé 7 fois le titre, dont 4 fois entre 1972 et 1975) y sont parvenus. Si Boca Junior remporte cette finale, le club pourrait égaliser le record de sept victoires de l’Independiente. Logiquement, on est aujourd’hui à la troisième coupe mise en service.

Il existe une autre coupe en Amérique du sud, la Copa sudamericana, qui est l’équivalent de la Ligue europa. Elle regroupe les équipes qui ont fini derrière celles qui participent à la Copa Libertadores, dans leurs championnats  nationaux. Ainsi, le vainqueur de la Copa Libertadores et de la Copa sudamericana s’affrontent dans lors de la Recopa sudamericana, équivalent de la Supercoupe d’Europe. Le vainqueur de la Copa Libertadores participe aussi à la Coupe du monde des clubs de la FIFA à laquelle sont conviés les vainqueurs de chaque continent.

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Un match de folie pour l’histoire

La finale de cette année est très particulière puisque c’est la première fois que deux clubs argentins s’affrontent en finale : Boca Junior et River Plate. Et ce n’est pas n’importe lesquels puisqu’ils viennent tous deux de la capitale, Buenos Aires. Un “superclasico” en finale d’une coupe continentale, donc. A savoir qu’un clasico est un match qui se joue entre deux équipes historiquement rivales. Seuls deux clubs d’un même pays se sont déjà affrontés en finale, à savoir l’Internacional et Sao Paulo, tous deux brésiliens, en 2006, pour une victoire de l’Internacional.

 

 

Pour se hisser en finale, Boca Junior et River Plate ont éliminé deux clubs brésiliens : Palmeiras pour Boca et Grêmio Porto Alegre pour River Plate. L’histoire est plus polémique pour cette dernière équipe. Mené 1-0 par Grêmio au match aller puis au début du match retour, River est d’abord revenu au score sur un but litigieux, qui semble avoir été marqué de la main, tandis qu’aucune intervention vidéo n’a été demandée. Ils ont ensuite pris l’avantage dans la rencontre sur penalty après visionnage du VAR, l’assistant vidéo.

Autre fait de jeu pour River Plate dans ce match, leur entraineur Marcelo Gallardo s’est rendu dans les vestiaires de ses joueurs pendant la mi-temps, chose qui lui était interdite suite à une suspension. Les adversaires du soir ont porté réclamation en demandant une victoire par 3-0 pour eux et le droit de participer à la finale. Finalement, l’entraineur s’est vu attribuer une suspension de 4 matchs et une amende de 50 000$. Il n’était donc pas sur le banc ni dans l’enceinte de la Bombonera pour la finale aller.

Toute l’Argentine attendait de vivre ce match dit historique, entre Boca Junior, où a notamment évolué Diego Maradona, et River Plate. La finale aller s’est jouée au stade de Boca Junior, la Bombonera, ou la “bonbonnière”, située au sud-est de la ville. Après le match nul (2-2) où les supporters de River étaient interdits de déplacement, les équipes tenteront de se départager dans une seconde manche le 24 novembre au Monumental, le stade de River Plate, qui accueille aussi la sélection argentine. Les dates ont d’ailleurs été difficiles à définir puisque le G20 se déroulera le 28 novembre à Buenos Aires et pour des questions de sécurité et d’organisation, il était impossible d’organiser les deux évènements conjointement.

Enfin, preuve que ce match dépasse le rationnel, 2500 accréditations ont été demandé au club de Boca Junior pour la finalle aller, tandis que le stade ne peut accueillir que 259 places en tribune presse. Question droits TV, RMC Sport est le diffuseur en France.

 

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