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F1 : Alpine ne ferme pas la porte aux départs d’Ocon et Gasly

En grande difficulté depuis le début de la saison 2024, Alpine connait l'une des périodes les plus compliquées de son histoire. Ce qui ne décourage pas pour autant le patron de l'écurie Bruno Famin, qui étudie tout de même toutes les possibilités pour jouer à nouveau les premiers rôles.

Dire que le début de saison d'Alpine n'est pas une réussite est un doux euphémisme. Sixième du championnat constructeurs en 2023 – ce qui n'était déjà pas une réussite, l'écurie française est cette saison dernière après quatre Grands Prix. Encore plus frappant, elle n'a pas inscrit le moindre point depuis le début de la saison.

Cette situation difficile a lancé de nombreuses rumeurs autour de l'écurie, d'abord autour de la volonté de Renaut de poursuivre son aventure dans le sport automobile. La marque française possède aujourd'hui 76% de l'écurie Alpine, après en avoir vendu 24% l'année dernière à un groupe d’investisseurs comprenant l’acteur Ryan Reynolds. Une transaction estimée à 200 millions d'euros, ce qui valorise l'écurie à près de 850 millions d'euros.

“L’équipe n’est absolument pas à vendre”

De quoi donner des envies à la marque française de vendre ses parts ? Interrogé par le site officiel de la Formule 1, Bruno Famin, team principal de l’écurie Alpine, a totalement réfuté ce scénario. “Nous avons un vrai projet avec Alpine. Nous avons le projet de développer la notoriété de la marque Alpine à l’échelle mondiale à travers le sport automobile et la Formule 1 en particulier”, a insisté le Français.

D'après lui, Renaut est toujours pleinement investi auprès de l'écurie. “Nous avons le plein soutien de la haute direction. L’équipe n’est absolument pas à vendre. Nous continuerons à faire pression pour atteindre nos objectifs”, a martelé Bruno Famin, rappelant que l'écurie était en Formule 1 pour jouer des podiums.

Ces objectifs, Alpine en est pour l'instant très loin. Mais le team principal s'est montré confiant quant à la direction prise par l'écurie, rejetant les problèmes actuels sur l'ancienne direction. “Ce n’est pas une période amusante, nous ne sommes pas là où nous voulons être en termes de performances. Nous ne sommes pas en F1 pour évoluer aux alentours de la quinzième ou de la seizième place, a déploré Bruno Famin. […] La voiture que nous avons actuellement est le résultat d’une précédente direction. Mais ce qui est important, c’est ce que nous faisons maintenant. Et je suis content de ce que nous sommes en train d’entreprendre.”

Ocon et Gasly sur le départ ?

Ces contre-performances ne satisfont personne au sein d'Alpine, y compris les deux pilotes, Esteban Ocon et Pierre Gasly. Pourtant, les deux Français se montrent patients et conciliants, ce que n'a pas manqué de souligner Bruno Famin. “Ce n'est pas le début de la saison que nous voulions et j'apprécie à quel point ils sont constructifs avec l'équipe, non seulement dans les communications avec les journalistes, mais aussi en interne. Lorsque vous essayez de trouver des solutions avec la voiture, les deux sont très utiles”, a-t-il souligné.

Néanmoins, malgré cette osmose supposée entre les pilotes et l'écurie, les deux parties semblent ne se fermer aucun porte pour l'avenir. Côté écurie, Bruno Famin a reconnu explorer toutes les options qu'il avait pour la saison prochaine, où Pierre Gasly et Esteban Ocon ne seront plus sous contrat. “Nous regardons également le marché et nous avons également notre académie où nous développons des talents pour demain ou l'avenir. Nous avons Jack Doohan qui est notre pilote réserve, Victor Martins en F2. Nous avons un large éventail de possibilités. Nous sommes heureux avec Esteban, heureux avec Pierre, mais nous sommes prêts à réagir au cas où quelque chose se produirait”, a-t-il expliqué, insistant sur le fait que l'écurie avait le temps.

De leur côté, les deux pilotes français étudient également leurs options. En fin de contrat en 2024, ils auraient été démarchés par Audi, qui fera son arrivée en Formule 1 en 2026. À titre individuel, Esteban Ocon attirerait également l'oeil d'autres écuries comme Mercedes, où il a conservé une cote élevé. Preuve que si tout le monde s'accommode de la situation actuelle, personne ne reste immobile et veut agir avant de subir les choix des autres.

Les mots "Minnesota Miracle" et "No-Call" sont rayés de mon vocabulaire. Mon cœur pleure la retraite de Drew Brees.

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