F1 – Les enseignements à tirer de ce début de saison

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© Joe Klamar/AP/Sipa
Ligue 1

Après 3 week-ends de course à haute intensité, les monoplaces resteront au garage cette semaine. Cette pause est l’occasion de dresser un premier bilan de ce qu’il s’est passé dans le paddock. Entre déceptions pour certains et routines pour d’autres, ce mois de juillet a provoqué toutes sortes d’émotions.

Mercedes fait cavalier seul

Les fans de suspens et de championnats serrés ne s’attendaient à rien mais sont quand même déçus. En effet, les Flèches d’Argent ont assommé la concurrence dès la première extinction des feux en Autriche. Détail assez anodin, les pilotes n’exploitent même pas tout le potentiel de la voiture. Innovation des essais hivernaux, le DAS (Dual Axis System) n’est quasiment jamais utilisé lors des weekends. Que cela soit pendant les essais, en qualification ou en course, les Mercedes semblent intouchables. Force est de constater qu’avec 3 victoires en autant de GP et une domination totale de la première ligne en qualif, l’écurie ne devrait pas être inquiétée.

Désormais, la question est de savoir si Toto va laisser se battre Lewis et Valtteri. D’autant que Bottas n’a que 5 points de retard sur le Britannique. Un remake de Rosberg-Hamilton version finlandaise ? Au vu de ce début de championnat sans surprise, nombreux sont ceux qui signeraient en fermant les yeux. Mais sans vouloir les décevoir, Lewis n’a pas l’air très enclin à laisser filer un 7e titre de champion du monde. Après sa pénalité sur le GP d’Autriche, Hamilton a prouvé, qu’en plus d’avoir la meilleure voiture, il était le meilleur pilote de la grille. En mettant un tour à 15 voitures en Hongrie, mais aussi en surclassant Valtteri sur les 2 dernières courses, il a montré toute sa détermination à rejoindre “Schumi” au nombre de championnats remportés (7).

Les Ferrari déçoivent, les autres en profitent

Tout le monde l’a remarqué dès le premier weekend de course. La Scuderia est à la traîne sur la piste. Si Leclerc a décroché une exceptionnelle 2e place en Autriche, cela n’enlève rien au piètre niveau affiché par l’écurie. Outre le fait que les 2 voitures s’entre-tuent en course, les pilotes conduisent des monoplaces à la ramasse. Le constat est flagrant. Contrairement à ce que l’on pense, ce n’est pas Mercedes qui a fait un énorme développement cet hiver. C’est plutôt Ferrari qui a fait un retour en arrière.

La mise à l’écart du moteur 2019, qui était très performant mais jugé illégal à la fin de saison, n’y est pas pour rien. Par conséquent, l’écurie a pris du retard dans le développement de la SF1000. Et cela se voit sur les chronos. Lente en qualif mais aussi en course, la Ferrari a du mal avec son châssis défectueux. Enfin, en étant 5e du classement constructeur, l’écurie permet tout de même aux autres équipes de briller en ce début de saison.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. En effet cette phrase prend tout son sens lorsque l’on regarde les écuries qui se battent pour un podium. Si Verstappen semble le plus adepte à pouvoir rivaliser avec les Mercedes, McLaren et Racing Point sont loins d’avoir dit leur dernier mot. Norris et Sainz ont d’ailleurs confirmé la bonne forme de leur écurie. Le premier en terminant 3e du premier GP. Le second en raflant le meilleur tour à Lewis lors du GP de Styrie. En difficulté sur la piste de Mogyoród, les monoplaces oranges restent tout de même des candidates sérieuses à la 3e place du classement constructeur.

La Mercedes Rose

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, la RP20 n’est autre que la Mercedes de 2019. Si les résultats en course ne sont pas encore au niveau des Flèches d’Argent, les performances lors des 3 premiers weekends sont très prometteuses. La Racing Point est très rapide. Malgré le fait qu’elle se soit noyée lors des qualifs du GP de Styrie, on sent que Stroll et Pérez montent en puissance au fil des semaines. Réduit au statut de “fils à papa”, le Canadien est en train de prouver qu’il mérite son baquet l’an prochain. En terminant 4e en Hongrie, il a réalisé la meilleure performance de l’écurie depuis le début de saison.

Cependant cette RP20 pose problème à ses adversaires, notamment à Renault. L’équipe française a porté réclamation auprès de la FIA au sujet des freins de la Racing Point. Dans le cas présent, on reproche à l’écurie d’avoir copié à l’identique les freins de la Mercedes W10. Or, cela est illégal. D’autant que lors d’une inspection en février dernier (à Melbourne), les ingénieurs de Racing Point avaient déclaré s’être uniquement basés sur des photographies prises sur l’ancienne monoplace d’Hamilton. Une enquête est donc en cours. D’ici le verdict, Renault devrait donc porter réclamation à l’issue de chaque GP contre la RP20. On en connaît qui n’ont pas oublié ce qu’il s’est passé à Suzuka l’an passé.

La guerre des moteurs

Après ces 3 courses, on peut d’ores et déjà tirer des conclusions sur les différents moteurs du paddock. Celui Ferrari est largué. Que cela soit la Scuderia, l’Alfa Romeo ou encore la Haas, toutes ont des problèmes de puissance. Même si pour Haas ce n’est pas l’unique raison de ce début de saison compliqué.

Concernant le moteur Renault, on pourrait dire qu’il est plutôt bon. Au vu des performances de McLaren cela semble logique. Pourtant l’écurie Renault n’a pas la même réussite que celle de Sainz. Cela s’explique surtout par une différence au niveau du châssis de la voiture. Si Renault arrive à résoudre ses petits problèmes, il ne serait pas étonnant que l’une des 2 voitures nous offre un podium d’ici la fin de saison.

De son côté, le cas de Honda est particulier. Sur les 4 moteurs japonais, seul celui de Verstappen tire son épingle du jeu. Et encore, ce dernier a lâché après 11 tours lors du GP d’Autriche, suivi de celui d’Albon. Il y a une semaine, c’était au tour de Gasly de rencontrer des problèmes avec son moteur. Pourtant cela n’a pas empêché le Français de finir 7e sur le Red Bull Ring, ni Verstappen de décrocher 2 podiums. Le moteur Honda est performant. Il l’a prouvé l’an passé à plusieurs reprises. Malheureusement, le problème est qu’il manque de fiabilité pour être plus régulier.

Enfin, le moteur Mercedes parle pour lui même en ce début de saison. Les Flèches d’Argent survolent le championnat, les Racing Point sont très rapides et pour finir, les Williams ont retrouvé le chemin des Q2. Aucun doute là-dessus, il est le meilleur du paddock à l’heure actuelle.

La suite du championnat s’annonce donc prometteuse. Pilotes comme spectateurs vont pouvoir découvrir de nouveaux circuits au fil de cette saison qui sort de l’ordinaire. Bien qu’il y ait plus de chances que la pluie tombe à Mogyoród plutôt que de voir une voiture, autre que Mercedes, s’imposer sur un Grand Prix. 

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