F3

FIA Formule 3 : le guide de la saison 2021

Le championnat de FIA Formule 3 reprend le 7 mai avec le Grand Prix d’Espagne. D’ici là, les pilotes effectueront les tests de pré-saison pour s’habituer à la monoplace. Cette année s’annonce passionnante de par le calendrier, les circuits et le plateau relevé.

Pilotes de FIA Formule 3 lors de la course sprint au Mugello en 2020 ©FIA Formula 3

 

Lors du 25 et 26 février, le circuit de Jerez en Espagne aurait dû être la première pierre de 2021 avec les débuts, le retour ou la confirmation de ses trente pilotes. Mais le gouvernement espagnol en a décidé autrement, les équipes et pilotes en provenance du Royaume-Uni ayant l’interdiction de voyager. Conséquence, les tests de Jerez puis de Barcelone ont été reportés. Pour l’heure, les premiers essais se tiendront à Spielberg les 3 et 4 avril. Les écuries n’auraient donc que deux jours pour former leurs pilotes si les tests en Espagne ne sont pas remplacés dans le calendrier d’ici le 7 mai.

En tout cas, la faim de victoire des pilotes donne au championnat de Formule 3 un caractère sensationnel. Étant une catégorie mono-modèle, la fougue et le talent devance la stratégie et cela se ressent en piste. Les batailles sont serrées grâce aux petites tailles des voitures, les crashes arrivent rapidement et les rebondissements amènent encore plus de spectacles. La Dallara F3 2019, propulsée par un moteur Mecachrome de 380 chevaux, permet d’atteindre les 300 km/h en bout de ligne droite ; de quoi démontrer la vitesse des pilotes et leur agilité pour dépasser. Mais pour se démarquer, rien de mieux que de remporter le titre. C’est le Saint Graal pour tout aspirant pilote de Formule 1. Il brille sur le CV et propulse à coup sûr vers la Formule 2.

Dallara F3 2019 ©FIA Formula 3

 

L’année de la nouveauté

Jamais deux sans trois. Ce vieux proverbe décrit bien la transition de 2020 à 2021. À l’origine d’un changement de réglementation visant à réduire les coûts, les nouvelles mesures vont densifier et intensifier la saison. Le calendrier et le format de week-end changent radicalement : moins de Grand Prix, sept au lieu de neuf, mais plus de courses, trois au lieu de deux. Avec l’arrivée d’une troisième course le samedi après-midi, le total de points maximum passe de 48 à 65. Deux nouveaux circuits sont également au programme, à savoir Zandvoort et Austin. Comme en 2019 et 2020, le paddock côtoiera celui de Formule 1, ce qui permettra aux meilleurs d’attirer les regards des plus grands noms. En revanche, la Formule 3 et 2 ont leur calendrier qui se chevauche, afin de pouvoir tout organiser dans le temps imparti.

 

Un calendrier européen

Six des sept Grands Prix se tiendront en Europe. Pour commencer, les pilotes se rendront sur deux circuits typés pour les tests : Barcelone du 7 au 9 mai et le Paul Ricard du 25 au 27 juin. Après le Grand Prix de France, l’heure sera à l’ancien avec quatre tracés mythiques, à savoir le Red Bull Ring à Spielberg (02-04 juillet), le Hungaroring (30-01 août), Spa‑Francorchamps (27-29 août) et Zandvoort au Pays-Bas (03-05 septembre). Enfin, la saison se clôturera aux États-Unis le week-end du 22 au 24 octobre et départagera les pilotes prétendant au titre.

 

Le format de week-end de Grand Prix

À leur arrivée le vendredi matin, les pilotes débuteront avec une séance d’essais libres de 45 minutes. L’après-midi, les chronos devraient tomber lors de la séance de qualification de 30 minutes. Elle déterminera l’ordre de la grille de la course 3 et offrira 4 points au pôle man. Les trois courses auront la même durée, environ 40 minutes. En piste, le nombre de tour dépendra de la longueur de chaque piste.

Le samedi matin, les pilotes prendront le départ de la course numéro 1. L’ordre de la grille est établi selon la règle suivante : grille inversée pour les 12 premiers de la qualification et le reste partira en fonction de sa place de qualification. Quelques heures plus tard, les cinq feux de départ de la course 2 s’éteindront. La grille sera établie sur la base des résultats de la première course et les 12 premiers seront une nouvelle fois inversés. Ces deux courses sprints distribueront comme l’an dernier, 15 points pour le vainqueur, 12, 10, 8, 6, 4, 2 et 1 points pour le huitième.

Puis, en lever de rideau de la Formule 1 aura lieu la course principale le dimanche matin. Comme en 2020, cette-dernière allouera le même nombre de points (25, 18, 15, 12, 10, 8, 6, 4, 2 et 1).

Pour leur week-end, les pilotes auront droit à cinq trains de pneus secs et deux pluies. Rappelons que contrairement à la catégorie reine, le composé de pneus intermédiaires n’existe pas.

 

La hiérarchie en piste

Pour l’instant, tous les pilotes n’ont pas encore été révélés. Mais, depuis la création du championnat de FIA Formule 3 en 2019, une écurie écrase tout sur son passage : Prema Powerteam. L’équipe italienne a remporté les titres constructeurs et pilotes pour les deux premières années. L’objectif pour les neufs autres rivaux : détrôner Goliath à la manière de David. Peut-être est-ce la bonne année ? C’est possiblement le cas.

Le line-up a totalement changé. Arthur Leclerc, membre de la Ferrari Driver Academy et vice-champion de F3 régionale, semble paré à jouer le titre. Il pourrait continuer la lancée de ses prédécesseurs : Schwartzman et Piastri, tout deux ayant remporté le titre dès leurs premières saisons du côté de Prema. Ses coéquipiers sont attendus au tournant après une année en deçà des attentes. Dennis Hauger et Olli Caldwell veulent et devraient faire mieux que 16e et 17e grâce à l’expérience de l’écurie italienne. Derrière les rouges de Prema, la meute des équipes à la conquête du titre est grande.

Deux Prema en piste à Monza en 2020 ©Premapowerteam

Trident endosse très bien le rôle d’outsider grâce à ses performances prometteuses aux tests d’après-saison de 2019. L’équipe mise sur l’expérience, avec trois redoublants. Novalak, Doohan et Schumacher, c’est le pari des Italiens et il pourrait bien être payant. Aux tests d’après-saison de Barcelone puis de Jerez, Novalak le Français et Doohan l’Australien s’étaient montrés les plus rapides en pistes ; de quoi donner de l’espoir !

Hitech GP et Art GP font également partie de la même caste que Trident grâce à leurs précédentes performances. Chez Hitech, deux rookies membres de la Red Bull Junior Academy font leur arrivée et devraient s’illustrer à un haut niveau : Ayumu Iwasa (champion de France de F4) et Jak Crawford (vice-champion d’Allemagne de F4). Chez les Blancs de Art, le titre est dans le viseur après deux podiums aux constructeurs en 2019 et 2020. Les trois pilotes chevronnés et talentueux sont prêts. Frédérik Vesti, 4e l’an passé vise clairement la 1re place ; Alexander Smolyar devra confirmer son potentiel et Juan Manuel Correa se réhabituer à conduire après son terrible accident à Spa en 2019.

Un peu plus loin dans la hiérarchie, on retrouve HWA et MP Motorsport qui sont de bonnes écuries pour jouer un top 10 au classement pilote et aller chercher une victoire. Les Néerlandais de MP Motorsport pourraient même chercher un podium si les performances de Victor Martins et Caio Collet sont à la hauteur des espérances. Le 1er et le 2e de Formule Renault Eurocup vont tout faire pour démontrer l’étendue de leur talent.

Enfin, il reste les 4 écuries qui stagnent au fond de tableau depuis la création de la FIA Formule 3. Il s’agit de Campos, Carlin, Jenzer Motorsport et Charouz. À première vue, difficile pour eux de décrocher une victoire, escompté les résultats passés. Malgré tout, les line-up comportent de beaux noms comme Pierre-Louis Chovet et Johny Edgar (champion d’Allemagne de F4), qui seraient en mesure de monter sur le podium.

 

La France a le pouvoir

Avec quatre pilotes, la France est le pays le plus représenté en Formule 3 cette année, alors qu’il n’y avait que Théo Pourchaire en 2020. Les attentes sont grandes, surtout pour Victor Martins et Pierre-Louis Chovet. Le premier a remporté le dernier championnat de Formule Eurocup après avoir fini 2nd en 2019. Il est certainement le plus médiatisé grâce à sa place au sein de l’Alpine Driver Academy.

Victor Martins lors de son titre de champion de Formule Renault Eurocup 2020 ©L’équipe (J. Delfosse/DPPI)

Le second a brillé récemment en finissant vice-champion de Formule 3 Asie et a déjà l’expérience de la catégorie grâce à ses 4 courses l’an dernier. Le nouveau, ce serait le bon mot pour décrire Clément Novalak. Également natif d’Avignon comme Chovet, il pilotait autrefois sous nationalité sportive anglaise avant de changer pour la française en 2021. Le champion de Grande-Bretagne de Formule 3 2019 joue le titre si l’on en voit ses résultats aux essais d’après-saison de 2020. Désormais, chez Trident, il pourrait bien viser un top 5 au championnat pilote. Enfin, il y a le plus jeune des Français de la catégorie : Reshad de Gerus. Second de la Formule 4 France en 2019, le Réunionnais, pilote de Charouz, devrait avoir du mal pour ses débuts. Il n’a pas le palmarès le plus fourni et son écurie a fini dernière du précédent championnat. En revanche, s’il vient à signer de beaux résultats, la suite de sa carrière pour s’éclaircir.

 

Cette année la Formule 3 sera à suivre sur Canal + et sur la F1 TV.

 

Cette saison de Formule 3 s’annonce passionnante. Les trois courses par week-end rajouteront encore plus de suspens. Une chose est sûre, le vainqueur final aura mérité son titre vu la force du plateau 2021. D’ici le 7 mai et le début de la saison, l’actualité sport auto est à suivre sur We Sport. Bonne journée !

 

Crédit image pour l’image mise en avant : ©fiaformula3

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