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James Harden, Fear the Beard?

Il est enfin de retour ! Après une longue traversée du désert, James Harden semble s'être remis sur les bons rails. Pour combien de temps? Seul l'avenir nous le dira. Mais il faut reconnaître que le barbu joint, pour l'heure, la parole aux actes. Si les Sixers ne décollent pas et viennent déjà de concéder leur deuxième défaite en autant de matchs cette saison, le MVP 2018 a tout faire sur un plan individuel pour guider les siens. Cela ne porte pas ses fruits, tant Embiid semble encore à coté de ses pompes. Mais sur la durée, nul doute qu'un James Harden a ce niveau permettra à Philly de ne pas être loin du compte en Juin.. 

Les fruits d'un été de revanchard 

James Harden a-t-il été piqué par les propos de Joël Embiid en fin de saison dernière? Sans doute agacé par les critiques en général, l'ancien Rockets de Houston s'est remis en question et a passé son été à bosser physiquement. Ce qu'il n'avait pas pu faire depuis plusieurs années, miné par les blessures à répétition :  “Je suis un bourreau de travail, alors ne pas pouvoir travailler comme je le fais normalement était frustrant. Cet été, j’ai eu l’occasion de le faire, et jusqu’à maintenant, je me sens vraiment bien. Donc, il suffit de continuer à travailler et à vivre avec les résultats. Beaucoup de gens ne voient pas le travail que je fais. Cette capacité à marquer des points et toutes ces autres choses ne viennent pas sans travail. Même si les gens veulent parler de toutes ces choses qui n’ont pas vraiment d’importance, je suis un bourreau de travail, j’aime être à la salle et jouer au basket. Je vais donc continuer à le faire. Mais pour moi, il ne s’agit même pas d’individualité. Les bonnes performances individuelles c’est super, et je ferai tout ce qu’il faut pour le bien de cette équipe, mais nous devons tous jouer à un haut niveau et cela fait partie de mon travail.

Des heures et des heures passées à la salle pour faire taire ses détracteurs. Il le fallait, car depuis son départ rocambolesque de Houston, il enchaîne les contre-performances, sur et en dehors du terrain. Ce qui lui vaut bon nombre de critiques.

Un début de saison réussi.. sur le plan personnel

Très chahuté, parfois bafoué, il faut reconnaître que son début de saison est pour l'heure presque parfait, au moins à titre personnel. Fantastique d'adresse contre les Celtics en ouverture, il a maintenu à flot les siens quand Embiid commençait à forcer son jeu en enchaînant les pertes de balle. Avec 35 pts à 9/14, 8rbds et 7asts, il a été complet. Surtout, avec 12 lancers tentés, on a retrouvé le James Harden agressif, capable d'aller sur la ligne.

Hier aussi, c'est lui qui a longtemps fait illusion. Jojo est une nouvelle fois passé complètement à travers et sans The Beard, le match aurait été plié bien plus tôt. Il n'a une nouvelle fois pas (trop) forcé, bien que maladroit de loin. “J’ai bossé sur mon jeu cet été, donc j’ai juste pris ce que la défense m’a donné. J’ai raté quelques tirs à 3-pts, mais on ne peut pas contrôler ça. Tu bosses et tu vis avec les résultats. Ce soir ils m’ont donné des shoots à mi-distance et il faut vivre avec les résultats.” Au final, 31 pts, 8rbds, 9asts, 2stls et le shoot de la gagne manqué d'un rien.

Capitaliser ce renouveau

S'il réalise un début de saison ébouriffant sur le plan statistiques, il va maintenant falloir commencer à gagner des matchs. Il a prolongé à Philadelphie (en baissant son salaire au passage) pour gagner des matchs, et surtout un titre. Il n'est plus dans l'optique d'être forcément le meilleur joueur du monde, mais joue désormais pour faire gagner les siens. Il a été capable l'année dernière de s'effacer tout en faisant briller les autres. Ses potes PJ Tucker et Danuel House Jr l'ont rejoint en Pennsylvanie, il a donc tout pour s'épanouir. Maintenant, il faut des résultats, et vite.

James Harden est de retour, enfin ! Le barbu a démontré que son travail acharné tout l'été n'était pas illusoire. Maintenant, il faut que le gaucher parvienne à faire gagner les siens. Mais nul doute que lorsque Joël Embiid aura remis les pendules à l'heure, ces Sixers seront difficiles à aller chercher. 

Crédit photo : Basket USA


Valentin Martin

Le cœur meurtri par la fin de carrière de Rodgeur, je m'en remets aux stepback de The Beard. Rien de tel qu'un Vélodrome incandescent pour me faire chavirer de bonheur

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