Athlétisme

JO Paris 2024 : Noah Lyles, Letsile Tebogo, Marcell Jacobs… Qui sont les favoris du 100m aux Jeux ?

Epreuve reine de l'athlétisme aux Jeux olympiques, le 100m des JO de Paris 2024 s'annonce indécis, même si quelques favoris se dégagent. Tour d'horizon des forces en présence et des favoris pour l'or olympique.

Inscrire son nom dans la légende. Voilà à quoi penseront les athlètes qui disputeront le 100m aux JO de Paris 2024 cet été, eux qui tenteront de marcher dans les pas de Jesse Owens, Carl Lewis ou encore Usain Bolt, tous titrés aux Jeux olympiques sur la ligne droite. Les cartes ont été rebattues depuis la retraite du Jamaïcain, et le plateau semble assez ouvert pour savoir qui succédera à l'Italien Lamont Marcell Jacobs, champion olympique surprise à Tokyo il y a trois ans. Même si une nation domine assez largement les débats, et qu'un homme fait tout de même office de favori.

Noah Lyles et la domination américaine

Le départ à la retraite d'Usain Bolt en 2017 n'a que temporairement rebattu les cartes sur 100m. Depuis qu'il a quitté le tartan, les Américains ont peu à peu imposé leur loi sur la ligne droite. Dans ce contexte, les USA se présenteront à Paris avec le plus de chances d'avoir un coureur capable de monter sur la plus haute marche du podium.

L'Américain qui semble le mieux armé pour décrocher l'or à Paris est sans aucun doute Noah Lyles (26 ans). Plutôt spécialiste du 200m, le natif de Gainesville s'est affirmé ces dernières années comme l'un des hommes les plus rapides du monde sur la ligne droite. Champion du monde du 100m à Budapest en 2023 (où il a fait le triplé 100m, 200m & 4x100m), il sera LE favori aux JO de Paris 2024, même s'il manque de références sur 100m dans les championnats internationaux.

Les principaux concurrents de Noah Lyles pour l'or olympique seront sûrement ses compatriotes, à commencer par Christian Coleman (28 ans). Champion du monde en salle début 2024 sur 60m, il est l'un des meilleurs partants du monde. Il doit rattraper le temps perdu, lui qui semblait prêt à dominer le sprint mondial avant d'être suspendu dix-huit mois entre 2020 et 2021 – manquant ainsi les JO de Tokyo. Attention également à Fred Kerley (28 ans), champion du monde du 100m en 2022 qui aura des ambitions à Paris.

Tebogo fer de lance du continent africain

Pour concurrencer les Américains, il faut se tourner vers le continent africain. Ces dernières années, plusieurs sprinteurs y ont émergé, dont le Botswanais Letsile Tebogo. À tout juste 20 ans, il fait déjà partie des meilleurs sprinteurs du monde, en atteste sa deuxième place sur 100m aux Mondiaux 2023.  Malgré son jeune âge, il semble être le mieux armé pour mettre à mal la domination américaine.

Derrière Tebogo, deux autres sprinteurs africains pourraient jouer les trouble-fêtes. Habitué des finales mondiales, le Sud-Africain Akani Simbine (30 ans) est passé à plusieurs reprises proche d'une médaille. Auteur d'un bon début de saison, avec une victoire en Ligue de diamant à Suzhou (Chine) devant Christian Coleman, il sera l'un des hommes à suivre. À surveiller également le Kényan Ferdinand Omanyala (28 ans), recordman d'Afrique en 9″77. Licencié en France, à Miramas, cet ancien joueur de rugby à 7 est en pleine progression et est capable de créer la surprises aux Jeux.

Jacobs, champion dans le flou

Champion olympique à Tokyo en 2021, Lamont Marcell Jacobs (29 ans) est difficile à jauger. Promis à une place parmi les meilleurs sprinteurs du monde après son titre olympique, l'Italien a enchaîné les blessures et n'a pas réussi à s'imposer comme le nouvel homme fort du 100m. Si son corps le laisse tranquille, il sera tout de même un prétendant au titre, lui qui a tout de même remporté un titre mondial en salle et un titre européen (2022) depuis son sacre à Tokyo.

Derrière Jacobs, un seul Européen semble en mesure de disputer le titre mondial : Zarnell Hugues (28 ans). Le Britannique a gagné en constance depuis les JO de Tokyo et arrivera à Paris fort d'une troisième place sur 100m aux Mondiaux 2023, où il avait échoué à cinq centièmes de Noah Lyles.

Les mots "Minnesota Miracle" et "No-Call" sont rayés de mon vocabulaire. Mon cœur pleure la retraite de Drew Brees.

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