Jeux olympiques

JO – Surf : Bourez seul rescapé des huitièmes de finale

Crédit photo : Reuters

Petite surprise en surf, où seul Bourez s’est qualifié en quarts de finale à Tsurigasaki. Johanne Defay, pourtant candidate à une médaille, n’a pas réussi à montrer ses pleines capacités sur des vagues très molles. Ado n’a rien pu faire contre l’Australienne Fitzgibbons. Et pour Florès, la logique a été respectée contre Owen Wright.

Defay, première désillusion

Première française engagée de la nuit, Johanne Defay n’a vraiment pas eu l’air de pouvoir montrer quoi que ce soit. Pourtant sortie haut la main des qualifications, elle s’est inclinée contre la Portugaise Yolanda Hopkins (10.84 – 9.40). Cette dernière était, elle, passée par les repêchages, s’imposant contre Pauline Ado notamment. Pourtant quasi-inconnue du circuit pro (elle évolue en 2e division), elle a donc bien mieux réussi à manœuvrer sur un plan d’eau difficile.

Après sa session, elle déclarait : “Je suis déçue de ma performance, déçue des vagues, j’ai l’impression de ne pas avoir pu tout donner. Les conditions aléatoires comme celles d’aujourd’hui ne me gênent pas, au contraire. Mais là, les vagues étaient vraiment difficiles et le plan d’eau compliqué à lire. Il va falloir attendre 3 ans pour les prochains Jeux qui auront lieu à Tahiti, Teahupoo est une vague qui ne nivellera pas le niveau comme ici au Japon. Ce sera à l’opposé de ce qu’on a pour nos premiers Jeux.

Son élimination surprise fait suite à la sortie de l’une des grandes favorites, l’Américaine Stephanie Gilmore, qui a aussi eu du mal avec ce vent latéral venant lisser les vagues. Les deux surfeuses, habituées aux vagues bien creuses, n’ont vraiment pas été servies. Quant à Pauline Ado, elle n’a donc rien pu faire face à Sally Fitzgibbons (10.86 – 9.03).

Bourez, un phare dans la nuit

Des quatre Français engagés, il n’en restera donc plus qu’un au tour suivant. Michel Bourez est le seul à avoir tenu son rang, en se défaisant du Marocain Ramzi Boukhiam (12,43 – 9,40). La tâche ne s’annonçait pas facile contre le finaliste des Mondiaux 2019. Le Polynésien, bien en jambes depuis le début de la compétition, a su s’appuyer sur ses points forts pour mener rapidement la session et ne plus desserrer l’étreinte. À peine sorti de l’eau, il enchaînait : “Je me suis concentré sur mon point fort qui est de pousser très fort sur les grosses manœuvres. Ça a marché. C’est une belle victoire car Ramzi est un redoutable compétiteur sur le circuit pro ou amateur. C’est un très bon ami, donc c’était difficile d’être contre lui.”

Enfin, Florès n’a pas fait illusion contre Owen Wright, bien meilleur que lui sur le papier. L’Australien, auteur de deux très bonnes vagues pour un total de 15 points était tout simplement plus fort. Il fait honneur à son statut de favori, au contraire de John John Florence. L’Américain est tombé contre un compatriote, Kolohe Andino, qui ne lui a pas fait de cadeau. Pour Fioravanti, c’en est aussi terminé, au contraire de Gabriel Medina, qui affrontera Bourez au tour suivant, pour une place en demi-finales.

Entre déceptions et désillusions, la nuance est très faible pour définir avec raison la nuit du clan tricolore de surf. Si l’on attendait beaucoup plus de Johanne Defay, les éliminations de Florès et Ado semblent plus “logiques”. Il faudra donc s’en remettre à Bourez, la nuit prochaine, pour espérer une place en demies. Sa série contre Medina pourrait bien être dantesque.

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