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La draft en NBA, les premiers choix ne sont pas toujours ceux qui réussissent : voici des cas d’école

Selon un certain entendement et sous le prisme de la rationalité : l’imaginaire collectif assimile les premiers choix de draft aux ‘’systématiques’’ futurs rois de la NBA mais la vérité est à des années-lumière. Parfois voire souvent, nombre de stars actuelles ou passées du championnat nord-américain de Basket-ball ont été draftés plusieurs kilomètres plus loin que les podiums les plus prisés. Et pourtant, les parquets et l’histoire peuvent témoigner de leur génie et de leur dimension. Voici quelques cas marquants…

Manu Ginobili : 57ème choix de draft en 1999

Devenu au soir de sa carrière l’un des meilleurs sixièmes hommes de l’histoire de la NBA, quadruple champion avec les Spurs de San Antonio, double All star, Manu Ginobili a pourtant failli ne jamais être drafté. Comme quoi, l’histoire se joue parfois à rien…

Dennis Rodman : 27ème choix de draft en 1986

The Worm. Exubérant, inénarrable, inimitable et surtout atypique !  Dennis Rodman était bel et bien tout ceci. Sélectionné au second tour par les Pistons (le 27ème choix était au second tour à l’époque), l’homme deviendra le troisième larron du trio majeur, éternel et infalsifiable formé avec Michael Jordan et Scottie Pippen durant le second three-peat du club. Une époque plus que glorieuse pour les bulls.

Toni Kukoc : 29ème choix de draft en 1990

On reste à Chicago pour parler d’un autre membre du second three-peat des bulls. Coopté en 1990 par la franchise de l’Illinois, Kukoc ne rejoindra les poulains de Phil Jackson que 3 ans plus tard, en 1993 : le temps pour lui de s’aguerrir et d’aiguiser ses crocs. Il deviendra très vite un pilier de cette équipe qui va tout ravager sur son passage entre 1996 et 1998.

Isaiah Thomas : 60ème choix de draft en 2011

Dans le registre des joueurs qui auraient pu ne jamais évoluer en NBA parce qu’étant sélectionnés comme derniers choix de draft, la palme reviendrait certainement à Isiah Thomas : sélectionné en 60e position par les Kings de Sacramento en 2011. Et pourtant, l’actuel sociétaire des Lakers est devenu un sacré joueur. Il est vrai qu’au fil des années, les blessures l’ont handicapé et ont obstrué sa marche vers les sommets. Il reste tout de même que les souvenirs du dantesque séjour d’IT aux Celtics entre 2014 et 2017 resteront indélébiles.

George Gervin : 40ème choix de draft en 1974

C’est un euphémisme de le dire. George Gervin est une légende absolue des Spurs avec lesquels il a passé douze saisons sur les parquets. Marqueur d’exception (quadruple meilleur scoreur de la ligue), il fut 12 fois All-Star. Avant l’épopée dorée et mirifique de San Antonio avec Duncan, Ginobilli, Parker les autres sous la houlette de Coach Popovich, Gervin était le visage de la franchise texane.

Gilbert Arenas : 31ème choix en draft 2001

Premier choix du second tour par les Wizards en 2001, Gilbert Arenas a déjoué tous les pronostics qui le présentaient comme un futur faire-valoir. Certes, sa carrière fut inconstante et tout sauf linéaire parce qu’entravée par moult blessures mais le monde de la NBA était unanime sur le fait qu’Arenas fut un fabuleux joueur. Trois fois All-Star, il sera monté à 29.3 points de moyenne par match durant la saison 2005-2006.

Tony Parker : 28ème choix en draft 2001

Il ne pouvait pas ne pas figurer dans la présente liste, lui qui a hissé si haut le drapeau tricolore à tel point que d’aucuns auraient pensé qu’il fut tout premier choix de draft. Que nenni.  Choix de la fin du premier tour de la draft 2001, Tony Parker était certainement loin de s’imaginer qu’il réaliserait une carrière aussi immense que celle qui fut la sienne. Quadruple champion NBA avec les Spurs, meilleur basketteur français de tous les temps et futur Hall Of Famer, l’ancien tricolore est un véritable monument du basketball.

Marc Gasol : 48ème choix en draft 2007

Son destin qui a été tellement lié à celui de son frère durant leurs carrières respectives a commencé depuis la draft du cadet des frères Gasol. Échangé à l’occasion contre Pau le soir de sa draft en 2007, Marc Gasol est la parfaite incarnation d’un steal. Coopté à la 48ème position, il est devenu un triple All-Star, un des meilleurs joueurs de l’histoire des Grizzlies pour ne pas dire le meilleur. Et comme si cela ne suffisait pas, avec son aîné, Marc fut l’un des plus grands joueurs européens de tous les temps. Une carrière gigantesque ponctuée par un titre de NBA engrangé en 2019 avec les Raptors de Toronto.

Draymond Green : 35ème choix de draft 2012

Exemple inébranlable de dévotion et de persévérance, Draymond Green ne pouvait pas ne pas figurer dans ce listing lui qui en 2012 a été drafté en 35e position par les Warriors. Dray entre-temps est devenu un énorme joueur. Triple champion NBA, triple All-Star et meilleur défenseur de l’année en 2017, l’ailier-fort est d’ores-et-déjà une légende à Golden State.

Nikola Jokic : 41ème choix en draft 2014

Eh oui ! Nikola Jokic, légende annoncée de la NBA, star incontestable de la discipline, joueur au talent incommensurable et aux statistiques volubiles, personnage majeur de la ligue ne fut pas un  premier choix de draft. Sélectionné en 41ème position de la draft 2014 par les Nuggets, le Joker s’est progressivement développé dans les Rocheuses jusqu’à devenir celui qu’il est aujourd’hui : un monstre, l’un des meilleurs pivots de la planète, le MVP de la saison 2020-2021. Rien que ça.

Cette liste qui n’a point la prétention d’être exhaustive montre comme s’il en était encore besoin à quel point la draft n’est pas une science exacte et combien de fois, les premiers choix ne deviennent pas forcément des pépites et les choix les plus tardifs, des joueurs de basket destinés mordicus aux seconds rôles ou à l’anonymat. Bien souvent, la perle rare se niche dans la pierre rejetée ou dédaignée qui pour la circonstance devient sans coup férir : la pierre angulaire.

 

 

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